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1550-1602, Principal Surveillant et Maître de Maçons en Ecosse (Maçonnerie opérative). Dict. F.-M. : doctrine attribuée à Hermès Trismégiste, contenue dans les Livres hermétiques (fin du IIIe s.), dont le plus intéressant est le Poimandrès, d'inspiration plotinienne. Le célèbre texte connu sous le nom de Table d'émeraude (Tabula smaragdina), attribué à Hermès Trismégiste (trois fois grand) nous est parvenu dans une traduction arabe du Xe siècle, dont l'auteur est inconnu. C'est dans ce document que l'on trouve la fameuse Loi des Correspondances, loi fondamentale de tout l'occultisme : "ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, afin que s'accomplisse le miracle d'une seule chose". L'occultisme en a tiré sa théorie du "Macrocosme" et du "Microcosme", c'est-à-dire du grand et du petit univers, dont l'application la plus néfaste fut à coup sûr l'astrologie, prétendue science des "Correspondances" entre le cosmos et l'homme. Ces pures pétitions de principes, aussi indémontrées rationnellement qu'expérimentalement, ont tyrannisé la pensée humaine durant des siècles, et ont incontestablement trouvé dans une partie de la Franc-Maçonnerie, curieuse de faux mystère, un bouillon de culture. L'Ordre ne saurait être tenu pour responsable de ces déviations. Selon Oscard Wirth, le Moyen Age aurait connu une hérésie secrète, d'inspiration hermétiste. Thèse inexacte, car les écrits des alchimistes circulaient au grand jour. Quant à la doctrine occulte qui en aurait été tirée, c'est là une supposition pure, qui n'est corroborée par aucun texte, par aucune preuve. La vérité est qu'au XVIIIe siècle seulement, certains esprits remarquables, tel le baron de Tschoudy, conçurent une Franc-Maçonnerie hermétiste, appelée à de grands développements. Robert Amadou dans son livre "L'Occultisme, esquisse d'un monde vivant" formule la loi des correspondances en ces termes particulièrement heureux : "La théorie des Correspondances est la théorie selon laquelle tout objet appartient à un ensemble unique, et possède avec tout autre élément de cet ensemble des rapports nécessaires, intentionnels, non temporels et non spatiaux". Dict. F.-M. : Il importe de ne pas confondre la Rose-Croix ou Rosicrucianisme avec le grade de Chevalier Rose-Croix, 18e de la série écossaise. 1. Rosicrucianisme. Au début du XVIIe s. une étrange littérature inonda l'Europe, venue d'Allemagne, sous des titres tels que Fama Fraternitatis (1614), Confessio F.R.C. (1625), et autres, relative à la légende d'un certain Christian Rosenkreuz. Cette littérature semble avoir été un "canular" d'érudits. Suivant le mot du professeur Eugène Ehrhart : "La Rose-Croix constitue une des mystifications des plus étranges dont l'histoire nous offre l'exemple".(cit. par Paul Vulliaud. Les Rose-Croix lyonnais au XVIIIe siècle, d'après leurs archives originales. Paris, E. Nourry, 1929). La théorie selon laquelle ce phénomène littéraire et alchimique aurait influé sur la mutation de la Maçonnerie opérative sur la Maçonnerie spéculative est abandonnée depuis longtemps. Elle a été réfutée à plusieurs reprises, notamment par les biographes d'Elias Ashmole. L'actuelle Socitas rosicrucina in Anglia n'est pas Rosicrucienne à proprement parler. C'est un cénacle d'érudits. Rudyard Kipling en fut membre. 2. Rose-Croix (Chevalier). Grade de la série dite "chevaleresque" ou "rouge" (4e. au 18e degré). Constitue le 18e Degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Le nom même du grade indique son origine hermétiste. Son intégration dans la Franc-Maçonnerie durant la seconde moitié du XVIIIe siècle porte la marque des ritualistes épris d'alchimie qui rédigèrent à l'époque les rituels des Hauts Grades. De même le titre de Très Sage de celui qui préside le chapitre. Le thème de ce degré est la "Parole perdue" et retrouvée. Introduit dans le temple le candidat s'entend dire par le Très Sage que "de profondes ténèbres enveloppent la Terre", que la Parole est perdue, et après ses "voyages" symboliques, le candidat retrouve cette dernière, laquelle est "I.N.R.I." Le sens hermétiste de I.N.R.I. est "Igne Natura renovatur integra" (La Nature est intégralement rénovée par le Feu). Le "Feu" dont il s'agit est l'Elément de ce nom. Outre son sens hermétiste I.N.R.I. signifie Jesus Nazarenus, Rex Judaeorum. Ce grade comporte un ésotérisme chrétien (peintures emblématiques représentant une Croix, drapée et ornée d'une Rose, colonnes brisées sur lesquels sont endormis les gardes, tombeau ouvert). Le guide du candidat représente l'archange Raphaël. Un dialogue s'engage entre le candidat et le Très Sage, variant suivant les rituels. Au cours des "voyages" symboliques, le récipiendaire est arrêté devant chacune des trois colonnes et y lit le nom de chance des trois vertus théologales : Foi, Espérance, Charité. Cet ésotérisme chrétien s'accentue dans la cérémonie de la Cène, celle de l'Agape où le Jeudi saint, les chevaliers consomment l'agneau rituel, et celle des Lumières, où l'allusion à la passion se fait explicite. Cette superposition d'une signification chrétienne sur un fond primitif hermétiste a été expliquée comme d'origine protestante, en raison de la différence caractéristique des rites avec ceux de la messe, mais ce n'est là qu'une hypothèse. Qu'il fut hermétiste ou qu'il fut chrétien, ce grade ne pouvait qu'embarrasser au XIXe siècle un Grand Orient libre-penseur et rationaliste. La "Triple Devise" républicaine (et à tort tenue pour maçonnique, (Liberté - Egalité - Fraternité) remplaça les trois vertus théologales, entre autres modifications. Les rituels du Rite Ecossais, tel qu'il était pratiqué dans les chapitres du Suprême Conseil, conservèrent les vertus théologales, mais en en contournant le sens, dans un esprit de déchristianisation quelque peu insidieux. De nos jours, le rituel a été à nouveau révisé. L'on n'en finirait pas d'énumérer toutes les versions qu'il a reçues, et dont la multiplicité finit par couvrir d'incertitude jusqu'à l'esprit du grade. On peut, sans trahir la vérité, y voir un para-christianisme se voulant initiatique, mais dont l'hétérodoxie s'allie à une beauté émouvante Préhistoire. V.-100'000 Premier peuplement des régions méditerranéennes. V.- 80'000 Outillage paléolithique : Egypte, Canaan, Mésopotamie, Homo Galieensis. V.- 20'000 Outillage néolithique : Egypte, Canaan, Mésopotamie, Sumer, Elam, Iran. V.- 10'000 Période Paléolithique : fossiles du Fayoum. Mésolithique et début du néolithique : nombreuses gravures rupestres (région d'Assouan et Nubie), probable rapport avec les pasteurs du Sahara. V.- 5000 Période Néolitique : villages d'agriculteurs, céramiques, première métallurgie du cuivre. Dans le Sud, civilisation tasienne; dans le Nord, civilisation mérindienne, puis omarienne. Apparition de l'écriture pictographique V.- 4000 Période Enéolitique ou Prédynastique, (âge du cuivre). Dans le Sud, civilisation badarienne, puis civilisations nagadiennes, dans le Nord, civilisation de Méadi et d'Héliopolis. La fin de la préhistoire, dite parfois période "préthinite" ou "protohistorique", forme avec l''Epoque Thinite : "l'époque archaïque". Aube de l'histoire.-3300-2778. Période thinite. Naissance du relief sur ivoire. Schiste, qui immortalise l'exploit du pharaon.pharaon. (palette de Narmer). Apparition de l'écriture phonétique : hiéroglyphique. Stèle du roi serpent (Louvre). Nécropoles royales (Abydos, Saqqarah). Iere dynastie: Scorpion (écrasement des Vanneaux). ). IIe dynastie: Ménes, monarchie unitaire, doctrine d'Osiris, (fondation de Memhis, conquête de la Basse-Egypte) (Menès et Nârmer ne sont vraisemblablement qu'un seul roi). Khasekhemoui, (relations avec Byblos). Djer. Ancien Empire.-2778-2423. Ou Epoque Memphite (le temps des pyramides). Le temps des pyramides. D'abord à degrés (créée par Imhotep pour Djeser à Saqqarah), la pyramide devient rhomboïdale avant d'atteindre la perfection de celles de Khéops Khepthren et Mykerinos à Gizeh. Nécropoles des dignitaires avec mastabas décorés de reliefs polychromes. Statuaire royale (le Sphinx, statue en diorite de Khephren) et privée, (scribes accroupis, Cheikh-el Beled), vivacité réaliste de la peinture murale ; premiers textes du rituel des morts (gravés dans les pyramides). IIIe dynastie: -2778-2723 Nétérierket Djéser I, avec son conseiller Imhotep (pyramide à degrés). Sanakht (Neba) Djeser II, Khaba, Néferka ( Neferkaré), Hou (Houny, pyramide de Meidouhm). IVe dynastie: -2723-2563. Snéfrou (deux pyramides à Dahchour), Chéops (la grande pyramide de Giza), Didefrê (pyramide d'Abou-roach), Chéphren (deuxième pyramide de Giza), Mykérinos (troisièmepyramide de Giza), Chepseskaf (le mastaba el Faraoun). Ve dynastie : -2563-2423. Doctrine solaire d'Héliopolis. Monarchie absolue de droit divin. Ouserkaf, Sahourê (son temple funéraire), Neferirkaré-Kakai, Shepseskaré, Neférérré, Néouserrê-Ini, Menkahouher-Akaouhor, Dedkaré-Iséi, Ounas (apparition des textes des pyramides). (Fin de l'Ancien Empire 2423-2242). VIedynastie: -2423-2242. Décadence de la royauté. Téti, Ousirkaré, Mésiré Pépi I (campagne Canaan-Syrie), Mérenrê Anttiemsaf, Neferkaré Pepi II, Aba, 955 ans après Menès, Nitocris. VIIe et VIIIe dynasties: Périodes d'anarchies très mal connues. Dans l'état actuel de nos connaissances, il est impossible de dresser une liste de rois appratenant à ces dynasties. IXe dynastie -2242-2150. Féodalité et loi royale. Hérakléopolitaines dans le Nord. Méribé Kheti I -2242-2200, 5 rois dont le nom n'est pas connu -2200-2150. Moyen Empire.-2150-1780. Ou Premier Thébain. Nécropole de Thébès (Deir el-Bahari). XIIe.dynastie :complexe funéraire d'Amenemhat III dans le Fayoum, dit le Labyrinthe ; statuaire royale réaliste (Sésostris III, Louvre). Développement de l'architecture militaire en Nubie. XIe dynastie, -2052-2000 les Mentouhotep. XIIe dynastie, -2000-1780 les Aménémès et les Sésostris. Xe dynastie : -2150-2060. Ouahkaré Khety II (auteur d'une sagesse) -2150-2100, Merikarê -2100-2080, Nebkaouré Kheti III -2080-2060. XIe dynastie : -2160?-2000 . Sehertaoui Antef I -2160 ?-2150, Ouahankh Antef II -2150-2090, Nekhtnebtepnefer Antef III 2090-2085, Séankhibtaoui Mentouhotep I -2085- 2065, Nebhepetée Mentouhotep II -2065-2060, Nebkherouré Mentouhotep III - 2060-2010, Nebtaouiré Mentouhotep IV -2010-2008, SeankharéSéankhakaré Mentouhotep V -2008-2000 . XIIe dynastie : -2000-1785. Rois légistes. Socialisme d'Etat. Conquête de la Haute-Nubie. Amenemhat I -2000-1970 (la capitale est à Ity-taoui), Khéperkaré Sesostris I -1970- 1936 (activitès dans tous lesdomaines), Nebkaouré Amenemhat II -1938-1904, Khakhéperré Sesostris II 1 -906-1888, Khakaouré Sesostris III -1887-1850 (construction du labyrinthe), Nimaatré Amenemhat III -1850-1800, (Abichemou à Byblos. Construction du labyrinthe). Maakhérouré Amenemhat IV-1800-1792, Sebeknefrouré -1792-1785 (Ypchemouabi à Byblos). Deuxième Période Intermédiaire.-1785-1580. Plus de cinquante rois dont les envahisseurs Hyksôs, dans le nord. XIIIe dynastie : -1785-1680. Les Sébekhotep et les Néferhotep. Les Hyksos à Avaris et Memphis (-1710). Sekhemré Khoutaoui Amenmhat Sebekhotep, Séankhtaoui Sekhemkaré, Skhemré Khoutaoui Penten, Sekhemkaré Amenemhat Senbouf, Sedjefakaré Kai Amenemhat, Khoutaouiré Ougaf, Sneferibré Sesostris, Séankhibré Ameni Antef Amenemhat, HéribshedetAmenemhat, Séhétépibré Amenemhat, Semenkhkaré Mermesha, Skhemré Séouadjtaoui Sebekhotep, Khasekhemré Neferhotep (Yinaten à Byblos). Khanéferré Sebekhotep, Khanakhré Sebekhotep, Khahétépré Sebekhotep, Merkaouré Seberhotep. XIVe dynastie : -1785-1680. Très peu connue. Nikhanimaatré Khendjer, Ouserkaré Khendjer, Ouahibré Ialb, Mernéferré Ai, Séouadjenré Neberieraout, Djedneferré Didoumès, Djedhétépré Didoumès, Séouahenré Senebmiou, Djedankhré Mentouemsaf, Néhési, Menkhaouré Seshib, Hétépibré Siamou Horned-jheriotef. XVe et XVIe dynastie : -1730-1580. Les Hyksôs dans le Nord, avec Avaris comme capitale. Les Hébreux en Egypte. Seousereneré Chian, Aouserré Apopi, Nenkepeskré Apopi,Aasehré, Aakenenré Apopi. Nouvel Empire.-1580-1085. Ou Second Empire Thébain. Thébes capitale; aboutissement architectural du temple divin (Louqsor). Temple funéraire au pied de la montagne thébaine (ceux d'Hatshepsout à Deir el-Bahari et d'Aménophis II, dont seuls subsistent les colosses de Memnon) et de ceux des nobles ou même des artisans. Temple funéraire de Séti Ier à Abydos, salle hypostyle de Karnak, temple d'Abou-Simbel. Après la sensibilité de la sculpture de l'époque de Tellal-Armana (buste de Néfertiti, colosse d'Akhenaton), statuaire et reliefs sont à nouveau conventionnels (Ramsès II du musée de Turin). XVIIe dynastie : -1580-1320. Thébaine dans le Sud, Kamosis, Ahmosis, qui font la reconquête du pays. Sekhemré Ouakha Ré Hotep, Sekhemré Herouhermaat Antef, Nebkheperré Antef, Sekhemré Ouadjkhaou Sebekemesaf, (combat Apepi roi des Hyksos à Avaris). Sekhemré Shedtaoui Sebekemesaf, Sekhemré Sementaoui Djehouti, Sekenenré Taa, Ouadjkheperré Kamès. XVIIIe dynastie : -1580-1320. Reprise de la Nubie. Amosis, les Aménophis et les Hatshepsout, Akhnaton, Toutânkhamon, Horemheb. Nebpethiré Ahmosis -1580-1558 (expulsion des Hyksos), Djeserkaré Amenophis -1557-1530 (splendeur de Thèbes), Aakheperkaré Thoutmousis I -1530-1520 (son tombeau dans la vallée des rois), Aakhepernré Thoutmousis II -1520-1484, la reine Makaré Hatshepsout -1520-1484 (son templeà Deir el Bahari), Menkheperré Thoutmousis III -1504-1450, AnkheperouréAmenophis II -1450-1425 ?, Menkheperouré Thoutmousis IV -1425-405 (relations avec Babylone), Nebmaré Amenophis III -1405-1370 (grandes constructions à Thèbes), Neferkheperouré Amenophis IV Akhenaton 1370-1352 (prend le nom d'Akhenaton, transporte sa capitale à Akhenaton), Semekhkaré -1352-1320, Nebkeperouré Toutankhamon -1352-1320 (ramène la cour à Thèbes), Kheperheperouré Ai 1-352-1320 (interventions des Hellènes), Djeserkheperouré Horemheb -1352-1320. XIXe dynastie : -1320-1200. Alliances des Egyptiens et Hittites -1278. Equilibre oriental -1278 -1230. Menpetrité Ramsès I-1320-1318 (Ère de Menophrès), Menmaré Sethi I -1318- 1298 (guerres victorieuses du nord et di sud ), Ousimaré Ramsès II -1298-1232 (fonde Pi-Ramsès, arrête les Peuples de la Mer et Hittites : bataille de Qadesh - 1294), Mineptah, Amenmès, Minesptah-Siptah, Merenphtah 1232-1224 (arrête la progression des Peuples de la Mer et du Nord, qui submergent les Hittites, Exodes des Hébreux). Ouserkheperouré Séthi II -1232-1200, Ramsès Siptah, Iarsou. XXe dynastie : -1200-1085. Décadence de l'Egypte. Sethnakht -1200-1198, Ousimaré Ramsès III -1198-1166 (repousse les peuples de la Mer, mais abandonne Canaan), Ousimaré Setpenamon Ramsès IV, Ousimaré Sekhepérenré Ousimaré Nebmaré Miamon Ramsès VI, Ousimaré Miamon Ramsès VII, Ousimaré Akhnamon Ramsès VIII -1166-1085, Neferkharé Setpenré Ramsès IX (désordres et pillages dans tout le pays), Khepermaré Setpneptah Ramsès X, Menmaré Setpneptah Ramsès XI (guerre des Impurs). Troisième Période Intermédiaire.-1085-715. XXIe dynastie : -1085-950. Tanis capital dans le Nord. Rois-Prêtres dans le Sud, à Thèbes. Smendès -1085-1054 (à Tanis), Heridor -1085-1054 (à Thèbes), Psousennès I -1054-1009 (tombeau inviolé à Tanis), Pinedjem 1054-1009, Amenophthis -1009 -1000, Siamon -1000-984, Psousennès II -984-950. XXIIe dynastie : -950-730. Dynastie Libyenne. Sheshonq I -950-929 (hostile à Salomon, s'empare de Jerusalem sous Jeroboam), Osorkon I -929-893, Takelot I -893-870, Osorkon II -870-847, Sheshonq II -847, Takelot II -847-823, Sheshonq III -823-772, Pami 772-767, Sheshonq V -767-730. XXIIIe dynastie : -817-730. Dynastie Libyenne. Pédoubastis -817 ?-730, Sheshonq IV -763-757, Osorkon III -757 -748, Takelot III, Amouroud -748-730, Osorkon IV. XXIVe dynastie : -730-715. Dynastie Ethiopienne. Tefnakht -730-720, Bocchoris -720-715. Basse Epoque.-715-332. Inhumations royales à Tanis (richesse du mobilier funéraire) : persistance de l'influence artistique jusqu'à Méroé et Napata; Temples de Philae, Denderah, Edfou, Esnèh. Très nombreux papyrus conservés du Livre des Morts et décrets gravés en plusieurs langues comme la pierre de Rosette ; Portraits funéraires du Fayoum. XXVe dynastie : -715-656. Dynastie Ethiopienne. Piankhi -751-716 (Piankhi roi de Napata conquiert l'Egypte, Thèbes et Memphis -725). Shabaka -716-701, Shabataka -701-690, Taharqa -690-664, Tanoutamon -664-656. XXVIe dynastie : -663-525. Dynastie Sa¨te. Psammétique I -663-609 (appelle les Grecs), Nékao II -609-594 (allié des Assyriens, vaincu à Carchemish en -605, fait faire le tour de l'Afrique), Psammétique II -594-588, Apriès -588-568 (expédition malencontrueuse à Cyrène), Amasis -568-525, Psammétique III -525 (perd l'Egypte). XXVIIe dynastie : -525-404. Première domination Persanne. Cambyse -525-522, Darius I -522-483, Xerxès -485-464, Artaxerxès -464-424, Darius II -424-404. XXVIIIe dynastie : -404-398. Dernières dynasties indigènes à Saïs, Mendès et Sebennytos. Amyrtée -404-398. XXIXe dynastie : -398-378. Néphéritès I -398-392, Achoris -392-380, Psammouthis -380-379, Néphéritès II -379-378. XXXe dynastie : -378-341. Nectanébos I -378-360, Teos -361-359, Nectanébos II -359-341 (seconde domination persanne). -341-333. Seconde domination Persanne. Artaxerxès III Okhos -341-338 (reprend l'Egypte), Arsès -338-335, Darius III Codoman -335-330 (cède l'empire à Alexandre le Grand). Epoque Grecque. Alexandre le Grand -333-323, Philippe Arrhidée et Alexandre Aegus -323, Ptolèmèe Soter I -323-283, Ptolèmèe II Philadelphe -283-246, Ptolèmèe III Evergète -246-222, Ptolèmèe IV Philopator -222-205, Ptolèmèe V Epiphane -205-181, Ptolèmèe VI Euprator -181, Ptolèmèe VII Philométor -181-146, Ptolèmèe VIII Neos Philopator -146, Ptolèmèe IX Evergète Physkon -146-117, Ptolèmèe X Soter Lathyre -117-106, Ptolèmèe XI Alexandre -106-87, Ptolèmèe XII Alexandre -87-80, Ptolèmèe XIII Néos Dionysos Aulète -80-51, Ptolèmèe XIV -51-47, Ptolèmèe XV -47-44, Cléopâtre VII -51-30. Période islamique. Richesse exceptionnelle du Caire, où se succèdent souverains et influences étrangères : Celle de l'Iraq et de Samarra dans la mosquée d'Ibn Tûlûn, celle de la Tunisie à al-Azhar, celle de Byzance dans la citadelle et les remparts. Avec les Fatimides, début d'une tradition originale poursuivie sous les Mamelouks (mosquée de Qalâ'ûn, 1285, de Qâ'it Bây, 1474, et madrasa du sultan Hasan) ; originalité et luxe des arts décoratifs (verrerie). L'antiquité. -3200-2778 av J.-C. (Ière et IIe dynasties) : époque thinite. Ménes (ou Narmer) unifie l'Egypte.-2278-2260 (IIIe. à VIe dynasties) : Ancien Empire. Dynastie de Djeser à Saqqarah. Pyramide de Gizeh.-2260-2160 (VIIe à Xe dynasties) : périodes de troubles politiques et sociaux, dite période intermédiaire. -2160-1785 (XIe et XIIe dynasties) : Moyen Empire ou premier Empire thébain. L'Egypte conquiert la Syrie et la Nubie. -1770 -1580 (XIIIe à XVIIe dynastie) : seconde période intermédiaire ; invasion des Hyksos venus d'Asie.-1580-1085 (XVIIe. à XXe dynasties) : Nouvel Empire ou second Empire thébain. L'Egypte est une des grandes puissances de l'Orient. Règnent alorsThoutmosis III, Aménophis IV l'héritier devenu Akhénaton, et Ramsès II. -1085 : fin de l'unité égyptienne. Des dynasties étrangères ou nationales alternent au pouvoir (XXIe à XXVIe dynasties). Le pays subit l'invasion assyrienne. -525 : le Perse Cambyse conquiert l'Egypte. Des rois perses et indigènes se succèdent (XXVIIe à XXXe dynasties). - 332 : Alexandre conquiert l'Egypte. - 323 : mort d'Alexandre. - 305-30 : les Lagides, dynastie grecque, règnent sur le pays.- 30 av. J.-C. 395 apr. J.-C. l'Egypte est dans la dépendance romaine. 395 : le christianisme se développe. 639 : l'Egypte est dans la mouvance byzantine; l'Eglise égyptienne est l'Eglise copte. L'Egypte musulmane jusqu'à Méhémet-Ali 640-642 : les troupes de 'Amr conquièrent le pays. 642-868 : intégrée à l'Empire musulman des Omeyyades puis des Abbassides, l'Egypte est islamisée. Les Coptes ne représentent plus qu'un quart de la population en 750. 868-905 : les Tulunides affranchis de la tutelle abbasside, gouvernent le pays. 969-1171 : les Fatimides, dynastie chiite ismalienne, fondent Le Caire et l'université d'al-Azhar (973). 1171 : Saladin prend le pouvoir. 1171-1250 : la dynastie ayyubide qu'il a fondé s'empare de la quasi-totalité des Etats latins du Levant et restaure le sunnisme. 1250-1517 : la caste militaire des Mamelouks domine le pays et y instaure une administration efficace. 1517-1805 : l'Egypte est une province ottomane gouvernée par un pacha nommé chaque année. Elle est occupée par les troupes françaises commandées par Bonaparte (1798-1801). 1805-1848 : Méhémet-Ali qui s'est déclaré pacha à vie, massacre les Mamelouks (1811) et modernise le pays. Il conquiert le Soudan (1821). 1867 : Ismâ'îl Pacha obtient le titre de khédive (vice-roi). 1869 : le canal de Suez est inauguré. 1878-1881 : l'Egypte ne pouvant plus assurer le paiement des dettes qu'elle a contractées, doit accepter que les postes-clefs du gouvernement soient confiés à des Français et à des Britanniques, puis à ces derniers seulement. 1882 : l'insurrection nationaliste d''Urâbî Pacha est écrasée. 1898 :les Britanniques établissent le condominium anglo-égyptien sur le Soudan au lendemain de la révolte mahdiste. 1914-1922 : mettant fin à la suzeraineté ottomane, le protectorat britannique remplace le régime d'assistance au khédive. Il est supprimé en 1922. 1922-1936 : sous le règne de Fû'âd Ier, le parti nationaliste Wafd, présidé par S'ad Zaghlûl, puis par Nahhâs Pacha à partir de 1927, lutte pour l'obtention de l'indépendance effective. 1936-1952 : sous Farouk Ier, les Frères musulmans radicalisent le mouvement nationaliste, qui se renforce encore après la défaite infligée aux armées arabes par Israël (1948-1949). Culture et civilisation. V.-100'000 : Premier peuplement des régions méditerranéennes. V.- 80'000 : Outillage paléolithique : Egypte, Canaan, Mésopotamie, Homo Galieensis. V.- 20'000 : Outillage néolithique : Egypte, Canaan, Mésopotamie, Sumer, Elam, Iran. v. - 3000 : Premier Pharaon, adoré comme le fils du Soleil. Prépondérance des artistes de Memphis; peintures dans les tombeaux; progrès de l'architecture. v. - 2800 : Nombreux échanges entre la Palestine et l'Egypte; la route qui relie ces deux régions n'a pas varié depuis 5000 ans. Pyramide à degrés de Saqqarah, ParImhotep, le premier architecte connu. Première utilisation de la pierre qui remplace la brique. v. - 2700 : Début de l'âge des grandes pyramides. Construction des plus anciens temples connus. premiers "scribes accroupis". la pyramide classique remplace la pyramide à degrés : les premières sont celles de Khéops, Képhren et Mykérinos. Construction du Sphinx de Gizeh. v. - 2200 : Fin de l'âge des pyramides. Début des hypogées : les plus célèbres sont ceux de la vallée des Rois et ceux de la vallée des Reines. v. - 2500 : Apparitions des bateaux de mer égyptiens. v. - 2065 : Début du Moyen Empire. Creusement d'un canal du Nil à la mer Rouge. v. - 1785 : Invasion des Hyksos, peuple d'origine asiatique. v. - 1580 : Nouvel Empire. Politique de conquête (Nubie, Syrie, Euphrate). v. - 1500 : La religion égyptienne reste étroitement liée au gouvernement des pharaons culte d'Amon à Karnack. Développement des échanges avec l'Afrique. v. - 1400 : Début de la construction des temples de Louxor et de Karnack; commencé sous le règne d'Aménophis IV, l'ensemble est achevé sous Ramsès II. v. - 1365 : grand temple d'Aton à Til el-Amana. Bustes de Néfertiti. v. - 1350 : Réforme religieuse d'Akhnaton : culte monothéiste d'Aton. v. - 1300 : creusement du canal entre la Méditerranée et la mer Rouge. Début de la construction du temple d'Abou Simbel. v. - 1260 : Exode des Hébreux : guidés par Moïse, ils quittent l'Egypte et atteignent la"terre promise " en Palestine; thème de " l'Alliance " entre un peuple et son Dieu. v. - 285 : Construction du phare d'Alexandrie. (une des sept merveilles du monde). Bible : Titre des rois d'Egypte, employé seul ou avec le nom du souverain. Un pharaon favorisa Joseph et la famille de Jacob (Ge 45 : 17-21), mais un autre opprima durement Israël en Egypte (Ex 1 : 8-22; 5 : 5-18; 14 : 5). Pharaon Schischak envahit Israël après la mort de Salomon (1 R 14 : 25-26). Pharaon Néco tua Josias, roi de Juda, puis destitua son successeur (2 R 23 : 29-35). anc. nom de l'Iran. Les perses, peuple de langue aryenne du sud-ouest de l'Iran, constituèrent la base de deux empires, celui des Archéménides (VIe. et IVe av. J.-C.) et celui des Sassanides (IIIe-IVe. s. apr. J.-C), qui imposèrent leur culture à tout l'ensemble iranien. état de l'Asie occidentale; 1 650 000 km2; 58 600 000 h. cap. Téhéran. L'Iran ancien. IIe millénaire : les Aryens progressent du N.E. à l'O. de l'Iran. IXe s. av. J.-C. : leurs descendants, les Perses et les Mèdes, atteignent le Zagros. V.-612-550 : après l'effondrement de l'Assyrie, les Mèdes posent les bases de la puissance iranienne. -550 : l'Alchémide Cyrus II détruit l'Empire Mède et fonde l'Empire perse qui domine l'ensemble de l'Iran et une partie de l'Asie centrale. -490-479 : les guerres médiques entreprises par Darios Ier (522- 486) puis par Xerxès Ier (486-465) se soldent par la défaite des Archémides. -330 : après la mort de Darios III, Alexandre-le-Grand est maître de l'Empire perse. 312 av. J.-C. : Séleucos, lieutenant d'Alexandre, fonde la dynastie séleucide. IIIe : les Séleucides perdent le contrôle de l'Iran. -250 av. J.-C. 224 apr. J.-C. : la dynastie parthe des Arsacides règne sur les régions iraniennes. 224 : les Sassanides renversent les Arsacides. 224-661 : l'Empire sassanide, fortement centralisé, s'étend des confins de l'Inde à ceux de l'Arabie. v. 226-272 : Ardachêr (v.226-241) et Châhpuhr Ier (241-272) font du mazdéisme la religion d'Etat. 310-628 : Les Sassanides opposent une résistance efficace à Rome, sous Châhpuhr II (310-370), puis une à Byzance, sous Khosrô I er (531- 579) puis Khosrô II (590-628) L'Iran musulman 642 : conquête arabe (victoire de Nehavend). 661 : L'Iran est intégré à l'empire musulman des Omeyyades. 750 : fondations de la dynastie des Abassides. 874-999 :les Samanides développent une brillante civilisation au Khorasan et en Asie centrale. 999-1055 : les Turcs deviennent les maîtres du Khorasan (Ghaznévides) puis déferlent à travers l'Iran jusqu'à Bagdad (Seldjoukides). Assimilant la culture iranienne, ils en deviennent les véhicules en Asie mineure et en Inde (XIIe. au XIIe.s.). 1073-1092 : l'Iran seldjoukide est à son apogée sous Malik Chah. 1220-1221 : Gengis Khan dévaste le pays. 1256-1335 : conquis par Hulagu, l'Iran est sous la domination mongole (Ilkhans) 1381-1404 : Timur Lang (Tamerlan) lance des campagnes dévastatrices. 1501 : le Séfévide Isma'il I er (1501-1524) se fait proclamer chah. Il fait du schisme duodécimain la religion d'Etat. 1587-1629 : Les Sévéfides sont à leur apogée sous 'Abbas Ier. 1722 : les Afghans s'emparent d'Ispahan et les dignitaires chiites s'établissent dans les villes saintes d'Iraq (Nadjaf, Karbala). 1736-1747 : Nader Chah chasse les Afghans et entreprend de nombreuses conquêtes.. L'Iran contemporain. 1796 : la dynastie qädjär (1796-1925) accède au pouvoir. 1813-1828 : l'Iran perd les provinces Caspienne annexées par l'Empire Russe. 1856 : la Grande-Bretagne le contraint à reconnaître l'indépendance de l'Afghanistan. 1906 :l'opposition nationaliste, libérale et religieuse obtient l'octroi d'une constitution. 1907 : un accord anglo-russe divise l'Iran en deux zones d'influence. 1921 : Rezä Khän prend le pouvoir. 1925 : il fonde la dynastie Pahlavi. 1925-1941 : il impose la modernisation, l'occidentalisation et la sécularisation du pays. 1941 : soviétiques et britanniques occupent une partie du pays. Rezä Chäh abdique en faveur de son fils Mohammad Reza. 1951 : Mossadegh, Premier ministre, nationalise le pétrole. 1953 : il est destitué par le Chah. 1955 : l'Iran adhère au pacte de Bagdad. 1963 : le Chah lance un programme de modernisation, la "révolution blanche". 1979 : l'opposition l'oblige à quitter le pays. Une république islamique est instaurée, dirigée par l'ayatollah Khomeyni, défendue par la milice des gardiens de la révolution (psadaran) ; crise avec les Etats-Unis (prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran). 1980 : un cessez-le-feu intervient entre l'Iran et l'Iraq; il est suivi par des négociations en vue d'un règlement politique du conflit. 1989 après la mort de Khomeyni. 'Ali Khamenei lui succède avec le titre de "guide de la république islamique". Hächemi Rafsandjani est élu à la présidence de la République; il met en oeuvre une politique d'ouverture vers l'Occident. Culture et civilisation. v. - 9000 : Néolithique, début de la sédentarisation, communautés villageoises. v. - 6000 : Céramiques à Sialk. v. - 3500 : Apparition du cylindre-sceau en Susianne. IIIe / IIe millénaire : Epanouissement du royaume d'Elam; cap. Suse. première architecture palatiale ornée de briques moulées; ziggourat de Tchoga Zanbil. Maîtrise de la métallurgie. Ier millénaire : Diversité des influences et renaissance de la civilisation du Lorestän; nomadisme avec métallurgie du bronze, puis du cuivre. Ziwiyé (trésor d'orfèvrerie). v. - 550-330 : Dynastie achémide; capitales : Suse, Ectabane, Babylone, Pasargardes, Persépolis. Art aulique (reliefs rupestres : Béhistoun, Naqsh-i Roustem) triomphe de l'apadana; et synthèse, à Suse et Persépolis, de toutes les composantes de l'Empire : Ionie, Grèce des îles et Mésopotamie. v.- 250 à + 224 : Dynastie des Parthes. renaissance de la tradition autochtone avec généralisation de la haute voûte en berceau, qui perpétuée par les Sassanides, deviendra l'iwan islamique. IIe-VIIe s. : Dynastie sassanide; cap. Ctésiphon. Architecture palatiale avec l'iwan : Ctésiphon; reliefs rupestres : Bichäpur, Naqsh-i Roustem; orfèvrerie et art textile. VIIIe-IXe s. : Période islamique, céramiques de Nichäpur. IXe-XIe s. : Bronze du Khoräsän. XIIe s. : Sous les Seldjoukides, apogée architectural; mosquée cruciforme à 4 iwans. (Ispahan); décor architectural : briques puis céramique polychrome. v. 1405-1501 : Dynastie timuride; mosquées de Yezd, Tabriz, Mechhed. Ecole de peinture de Tabriz avec Behzäd. v. 1501-1736 : Dynastie séfévide. richesse décorative (Ispahan). peinture de manuscrits (école de Chiräz et d'Ispahan). Littérature. Xe-XVe s.: littérature classique de la qasidé (panégyrique) :Rudaki, Onsori de Balkh, Nässer-e Khosrow; l'apogée du ghazal (poésie lyrique) : 'Attär, Sa'di, Häfez, Djämi; le masnavi (épopée ou roman en vers) : Ferdowsi, Nezämi, Sanä'i, Djaläl al-Din Rumi; le robä'i (quatrain) : Omar Khayyäm. XVIe-XIXe s. : style indien, Sä'eb, Qa'äni. L'Iran moderne, Sadeq Hedäyat. Bible : Chaldéen Habitant de Babylone et nom des prêtres de Babylone; c'étaient des sages très versés en astrologie, considérés comme des magiciens et des devins! (Da 1 : 4; 7; 5 : 11). Nom donné v. 1000 av. J.-C. à une partie de la région de Sumer, puis, au VIIe av. J.-C., à la Babylonie et même à la Mésopotamie (Empire chaldéen ou néobabylonien). Région correspondant à la Basse-Mésopotamie, en bordure du golfe Arabo-Persique. Les Sumériens sont une population non sémitique qu'on trouve mêlée à des Sémites (Akkadiens) dès l'origine de nos connaissances; On parlera donc de civilisation suméro-akkadienne quoique les langues soient différentes et qu'une pensée proprement sumérienne apparaisse aujourd'hui fort éloignée de celle des Sémites. v. - 2700 : La période "dynastique archaïque" commence dans la légende des souverains aux longévités extraordinaires et entre dans l'histoire avec la Ière dynastie d'Ur. La royauté passa ensuite aux cités de Lagash puis d'Umma. v. - 2450 : Sumer fut englobé dans l'empire d'Akkad. Celui-ci tomba devant les barbares Goutéens (XXIIIe s.) ; Lagash pourtant restant florissante sous son patesi Goudéa (civilisation néosumérienne). Puis la royauté revint à Ur (IIIe dynastie, - 2100 - 2000) et aux autres rivales Isin et Larsa. v. -1700 : La puissance de Sumer tomba définitivement devant l'empire de Hammourabi. Bible : capitale de la Chaldée. Juda y fut emmené en captivité (2 Ch 36 : 17-21; Jé 52 : 27-30 ).Elle fut prise par Cyrus en 539 av. J.-C. (cp. Da 5 : 30-31); puis elle perdit de son importance. Elle reparaît dans l'Apocalypse sous le nom de Grande Babylone (Ap 17 : 18). v. de basse Mésopotamie, dont les imposantes ruines, au bord de l'Euphrate, sont à 160 km au sud-est de Bagdad. Sa fondation doit être attribuée aux Akkadiens (-2325-2160 av. J.-C.). La Ière dynastie amorrite s'y établit (v.-1894-1881 av. J.-C.). Hammourabi, 6 é. roi de cette dynastie ,en fit sa capitale. Souvent soumise par l'Assyrie, Babylone resta la capitale intellectuelle et religieuse de la Mésopotamie. A la fin du VIIe s., une dynastie indépendante, dite chaldéenne, s'établit à Babylone. Son fondateur Nabopolassar, prit par avec les Mèdes à la ruine de l'Assyrie. Son fils Nabuchodonosor II, prit Jérusalem (-587 av. J.-C.) et déporta beaucoup de ses habitants. De son règne datent les principaux monuments de Babylone. La ville fut prise par Cyrus II (-539), qui fit de la Babylonie une province de l'empire Perse. Xèrxès démantela Babylone après sa révolte. Alexandre la choisit comme capitale de l'Asie et y mourut en -323 avant J.-C..Babylone déclina quand les séleucides eurent fondé Séleucie sur le Tigre. Culture et civilisation. v. - 1120 : Poème de la création, grand texte religieux babylonien. v. - 605 : reconstruction de Babylone : les jardins suspendus de Séminaris (une des sept merveilles du monde), la porte d'Ishtar, la ziggourat à sept étages (tour de Babel), murailles. Bible : Hébr. Aram, gr. Syria. Aram est un fils de Sem (Ge 10 : 22), dont les descendants, les Syriens, occupèrent le pays au nord de la Palestine; Damas en était la capitale (1 R 19 : 15; Am 1 : 5; Ac 15 : 23). La Syrie antique. IIe millénaire : par vagues successives s'y infiltrent Cananéens (dont les Phéniciens sont un rameau), Amorites Hourites Araméens (auxquels appartiennent les Hébreux) et Peuples de la Mer. 539 av J.-C.: la prise de Babylone par Cyrus II met fin à la domination assyro-babylonienne et fait de la Syrie un satrapie perse. -332 : le pays est conquis par Alexandre, la Syrie appartient au royaume sélucide. 301 : sa capitale Antioche, est fondée. 64-63 av. J.-C.: après la conquête romaine, la province de Syrie est crée. 395 apr. J.-C.: elle est rattachée à l'Empire d'Orient. 636 : les Arabes, vainqueurs des Byzantins sur la rivière Yarmouk, conquièrent le pays. La Syrie musulmane. 661-750 : les Omeyyades font de la Syrie et de Damas le centre de l'Empire musulman. VIIIe s.: sous les Abassides, Bagdad devient la capitale de l'Empire au détriment de Damas. Xe s. : les Hamdanides d'Alep ne peuvent contenir la reconquête byzantine. 1076-77 : les Turcs Seldjoukides prennent Damas puis Jérusalem. XIe-XIIIe s.: les croisés organisent la principauté d'Antioche (1098-1268), le royaume de Jérusalem (1099-1291) et le comté de Tripoli (1109-1289). Saladin (1171-1193) et ses successeurs ayyubides entretiennent des relations pacifiques avec les Francs. 1260-1291 : les Mamelouks arrêtent les Mongols à Ayn Djâlût puis reconquièrent les dernieres possessions franques de Palestine et de Syrie. Ils gouvernent la région jusqu'à la conquête ottomane (1156). 1400-1401 : Timûr Lang (Tamerlan) ravage le pays. 1516 : les Ottomans conquièrent la Syrie qu'ils conserveront jusqu'en 1918. 1831-1840 : ils sont momentanément chassés du pays par Méhémet-Ali et Ibrâhim Pacha. 1860 : la France intervient au Liban en faveur des maronites. 1916 : les accords Sykes-Picot délimitent les zones d'influences de la France et de la Grande-Bretagne au Moyen-Orient. Les Syriens rallient les forces anglo-francaises et hachémites. 1920 : Faysal Ier roi de Syrie, est chassé par les Français. 1920-1943 : la France exerce le mandat que lui a confié la S.D.N. sur le pays, y établissant à partir de 1928 une République syrienne (avec Damas et Alep), une République des Alaouites et un Etat druze. Culture et civilisation. v. - 1100 : En Syrie-Palestine, apparition de l'écriture alphabétique, répandue ensuite par les Phéniciens. en gr. Ellas ou Hellas, Etat du sud-est de l'Europe; 132'000 km2; 10'100'000 h. La Grèce antique. VIIe millénaire : les premiers établissements humains apparaissent. Début du IIe millénaire : les indo-européens (Achéens, Doriens) s'installent dans la région. V.-1600 av. J.-C. : la civilisation mycénienne se développe. V.-1200 av. J.-C.: les invasions doriennes marquent le début du "Moyen-Age grec". Dans les cités, le régime oligarchique se substitue au régime monarchique. IXe-VIIIe s. : les poèmes homériques sont rédigés.-776 : les jeux sont créés. Fin du VIIIe s. la Méssénie est conquise par Sparte. VIIIe-VIe s. : l'expansion coloniale progresse vers l'Occident, le nord de l'Egée et la mer Noire. V.-657 : le tyran Cypsélos prend le pouvoir à Corinthe. V.-594 Solon devient archonte à Athènes. -560-510 : Pisistrate et ses fils établissent leur tyrannie à Athènes. -507 : Clisthène dote Athènes d'institutions démocratiques. -490-479 : les guerres médiques opposent les Grecs et les Perses, qui doivent se retirer en Asie Mineure. -476 : la ligue de Délos dirigée par Athènes, est créée pour chasser les Perses de la mer Egée.-449-448 : la paix de Callias met fin aux hostilités avec les Perses. -443-429 : la civilisation classique grecque s'épanouit dans l'Athènes de Périclès. -431-404 : la guerre de Péloponnèse oppose Sparte et Athènes qui capitule en -404. -404-371 :Sparte substitue son hégémonie à celle d'Athènes. -371 : Sparte est vaincue à Leuctres par les Thébains. -371-362 : Thèbes établit son hégémonie sur la Grèce continentale. -359-336 : Philippe II de Macédoine, victorieux à Chéronée (-338), étend provisoirement sa domination sur les cités grecques. -336-323 : Alexandre le Grand, maître de la Grèce, conquiert l'Empire perse. -323-168 : après le partage de l'empire d'Alexandre, la Grèce revient aux rois antigonides de Macédoine. -216-168 : la Macédoine lutte contre Rome; Philippe V est battu aux Cynoscéphales (-197). -196-146 : la Grèce retrouve une semi indépendance sous contrôle romain. -146 : les cités grecs coalisées sont vaincues par Rome; Corinthe est détruite. La Grèce devient une province romaine. -88-84 : la tentative de Mithridate de libérer l'Asie Mineure (passée sous la domination romaine) et la Grèce se solde par un échec. Ier. s. av. J.-C. -IVe apr. J.-C.: le rayonnement culturel de la Grèce influence le monde romain. 330 : Constantinople est fondée et devient le nouveau centre culturel de l'Orient grec. 395 : à la mort de Théodose, la Grèce est intégrée à l'Empire d'Orient. La Grèce byzantine. V. 630 : Héraclius adopte le grec comme langue officielle de l'Empire byzantin. VIe-VIIe s. : des Slaves s'installent en Grèce, alors que les anciennes colonies d'habitants refluent vers les côtes et les îles. Xe-XIe.s. : les Bulgares font de nombreuses incursions. 1204 : la quatrième croisade aboutit à la création de l'Empire latin de Constantinople, du royaume de Thessalonique, de la principauté d'Achaïe (ou Morée) et de divers duchés. XIVe.-XVe s. : Vénitiens, Génois et Catalans se disputent la possession de la Grèce tandis que les Ottomans occupent la Thrace, la Thessalie et la Macédoine dans la seconde moitié du XIVe s. 1456 : ils conquièrent Athènes et Péloponnèse. La Grèce moderne. Fin XVIe -XIXe s.: les Grecs commerçants forment une bourgeoisie influente au sein de l'Empire ottoman après la signature des capitulations. Le sentiment national se développe au XVIIe s. en réaction contre la décadence turque et la volonté hégémonique de la Russie de prendre sous sa protection tous les orthodoxes. Fin du XVIIIe s. : le philhellénisme est entretenu par les Grecs émigrés en Occident (Coraï, Righas Feraios qui milite à Vienne) . 1814 : A. Ypsilanti fonde l'hétairie à Odessa, 1821-22 : l'insurrection éclate; après la prise de Tripolis, le congrès d'Epidaure proclame l'indépendance de la Grèce (1822). Les Turcs réagissent par des massacres (dont celui de Chio). 1826-27 : la Grande-Bretagne, la France et la Russie interviennent et battent les Ottomans et la flotte d'Ibrâhîm Pacha à Navarin. 1828-29 : la Russie entre en guerre contre les Ottomans et obtient l'autonomie de la Grèce (traité d'Andrinople). 1830 : le traité de Londres stipule la création d'Etat grec indépendant sous la protection de la France, la Grande-Bretagne et de la Russie. 1832-1862 : Le royaume de Grèce est confié à Otton Ier de Bavière. Son rapprochement avec la Russie provoque l'occupation du Pirée par les Britanniques (1854). 1862 : Otton Ier est déchu. 1863-1913 : Georges Ier, imposé par la Grande-Bretagne qui cède à la Grèce les îles Ioniennes (1864), tente de récupérer les régions peuplées de Grecs mais est défait par les Ottomans (1897) et se heurte aux aspirations des autres nations Balkaniques, la Grèce obtient la plus grande partie de la Macédoine, le sud de l'Empire, la Crète et les îles de Samos, Chio, Mythilène et Lemnos. 1913 : Constantin Ier succède à son père Georges Ier assassiné. 1914-1918 : le gouvernement Grec se partage entre germanophiles groupés autour de Constantin Ier, et partisans des alliés, dirigés par Venizélos qui organise à Théssalonique un gouvernement républicain (1916). 1917 : Constantin Ier abdique au profit d'Alexandre Ier (1917-1920). La Grèce entre en guerre aux côtés des alliés. 1919-20 . Elle obtient la Thrace et la région de Smyrne (traitésde Neuilly et de Sèvres). 1921-22 : la guerre gréco-turque se solde par l'écrasement des Grecs. Constantin Ier, revenu au pouvoir, doit le laisser à son fils Georges II. 1923 : le traité de Lausanne attribue la région de Smyrne et la Thrace orientale à la Turquie. 1924 : la république est proclamée. 1924-1935 : elle ne peut éviter l'anarchie, que veulent combattre divers coups d'Etat, dont le dernier réussit. 1935 : Georges II revient en Grèce et Venizélos s'exile. 1936-1941 :le pays est soumis à la dictature de Metaxas. 1940-1944 : la Grèce est envahie par l'Italie (1940), puis par l'Allemagne (1941). Un puissant mouvement de résistance se développe. 1946 : Georges II rentre en Grèce. Paul Ier (1947-1964) lui succède. 1946-1949 : le pays est en proie à la guerre civile, qui se termine par la défaite des insurgés communistes. 1952 :la Grèce est admise à l'O.T.A.N. 1964 : Constantin II (1964-1973) devient roi. 1965 : la crise de Chypre provoque la démission du premier ministre G. Papandhréou et une grave crise interne. 1967 : une junte d'officiers instaure "le régime des colonels", dominé par Papadhopoulos; le roi s'exile. 1973 : la république est proclamée. 1974 : fin du règne dictatorial des colonels; Karamanlis restaure les libertés. 1980 : il est élu président de la République. 1981 : son parti la Nouvelle Démocratie, perd les élections au profit du mouvement panhellénique socialiste (PASOK) présidé par A. Papandhréou qui devient premier ministre. la Grèce adhère à la C.E.E. 1985 : le socialiste Khristo Sardzetakis est élu à la présidence de la République. 1989 : après la victoire de la Nouvelle Démocratie aux élections législatives, Papandhréou démissionne. Aucun parti ayant obtenu la majorité absolue, des gouvernements de coalition se succèdent. 1990 : de nouvelles élections donnent la majorité à la nouvelle démocratie. son leader, K. Mitsotakis, forme le nouveau gouvernement. K. Karamanlis retrouve la présidence de la République. Littérature et philosophie. La Grèce archaïque : Homère, Hésiode, Tyrtée, Simonide de Céos, Archiloque, Alcée, Sappho, Pindare, Stésichore, Anacréon ; Hécatée de Milet, Thalès, Héraclite, Parménide, Zénon, Anaxagore, Démocrite. La Grèce classique : Eschyle, Sophocle Euripide; Aristophane; Hérodote, Thucydide, Xénophon, Lysias, Isocrate, Démosthène, Eschine, Socrate, Platon, Aristote. La Grèce hellénistique : Théocrite, Callimaque, Apollonios de Rhodes; Ménandre, Théophraste, Diogène, Zénon de Kition, Epidure, Pyrrhon, Carnéade, Eratosthène, Aristarque. La Grèce romaine :.Polybe, Diodore de Sicile, Denys d'Hlicarnasse, Plutarque, Flavius Josèphe, Arrien, Posidonios, Epictète, Marc Aurèle, Lucien de Samoaste, Diogène Laërce, Strabon, Ptolémée, Pausanias, , Héliodore, Longus. La Grèce chrétienne : saint Paul, saint Justin, saint Irénée, Clément d'Alexandrie, Origène; Plotin, Porphire, Jamblique; Eusèbe de Césarée, saint Athanase, saint Basile le Grand, saint Grégoire de Nazianze, saint Grégoire de Nysse, saint Jean Chrysostome. Culture et civilisation. v.-3000-2000 : Bronze ancien; épanouissement de la civilisation cycladique. v.-2000-1500 : Crète minoenne. Architecture palatiale (Cnossos, Phaistos, Malia, Zakros, Santorin). v.-1600-1200 : Civilisation mycénienne et art helladique; architecture défensive en appareil cyclopéen (Mycènes, Tirynthe), palais (Mycènes, Pylos) avec mégaron rectangulaire; sépultures en tholoï (masque d'or, armes bijoux). v.-900-700 : Style géométrique : rigueur et schématisation; bronzes (argos, Corinthe, Athènes); céramique : Athènes, corinthe, la Béotie, etc.; plusieurs temples : simples naos rectangulaires (temple d'Héra à Samos, l'un des plus anciens). La Période archaïque. (-700-480 av. J.-C.). L'architecture : appareil en pierre, appareil polygonal (Delphes, mur de la terrasse du temple d'Apollon). Création du plan classique du temple : périptère avec péristyle dont la colonnade repose sur le stylobate. Apparition de l'ordre dorique suivi de l'ionique. Temples : Héraion d'Olympie, sanctuaire de l'Acropole, temple d'Artémis à Corfou, temple C. de Sélinonte, temple d'Héra à Paestum, de Zeus Olympien à Agrigente, premier temple de Dydimes, d'Athéna Aphaia à Egine, de Sardes, etc. Près des grands sanctuaires, édification des "Trésors" à Olympie, ou ceux de Sifnos et des Athéniens à Delphes. Premiers aménagements de l'Agora d'Athènes. La sculpture : oeuvre de quantités d'ateliers régionaux, liée essentiellement à la vie religieuse. Style orientalisant suivi de la sculpture dédalique (d'après Dédale). Création des deux types fondamentaux de la statuaire : le Kouros et la Koré (Koré de l'Acropole, dont celle d'Anthénor v.-510). Relief décoratif (frontons de Corfou, v.-590, métopes du Trésor des Athéniens à Delphes v.-490). La céramique.: peinture de vase, d'abord à figures noires (Achile et Ajax jouant aux dés par Exékias), oeuvres d'Amasis et, plus tard v. -520, d'Euphronios avec la technique des figures rouges. L'art classique. (-480-323 av. J.-C.) L'architecture : harmonie entre les ordres dorique et ionique. Reconstruction de l'Acropole d'Athènes : Ictinos et Callicratès édifient le Parthéon, Mnésiclès les Pripylées; temple d'Athéna Nikê et Erechthèion. Grand temple d'Apollon à Delphes et à Bassae, de la Concorde à Agrigente, de Ségeste, de Poséidon à Sounion d'Héphaistos à Athènes, tholos de Marmina à Delphes. v.-380 : Naissance de l'architecture civile et de l'urbanisation (Priène, Epidaure, agora d'Athènes, Olynthe, Pella, etc.); murs de fortifications (Orchomène, Gela, Messène, Saint-Blaise dans les Bouches-du Rhône). La sculpture : équilibre entre idéal et réel, maîtrise du mouvement : l'Aurige de Delphes, Canon de Polyclète (le Doryphore), Phidas (les Panathénées), Crésilias (portrait de Périclès), Alcamène et son atelier (caryatides de l'Erechthéion), Myron (le Discobole). Second classicisme. Lysippe (Apoxyomène), Praxitèle (Hermès portant Dionysos enfant); Scopas et Léocharès décorent le mausolée d'Hlicarnasse; monument des Néréides de Xantos. Terres cuites de Tanagra. Peinture de vase, peinture murale ou de chevalet (Parrhasios, Zeuxis, Polygnote de Thaos, Apelle, etc.). L'art hellénique. (-322-50 av. J.-C.) L'architecture : expansion vers l'Orient : Pergame, Antioche, Alexandrie. Emploi de plus en plus fréquent de l'ordre corinthien. Grands temples (Pergame, Ephèse, Sardes, etc.) souvent accompagnés d'imposants autels (Pergame, musée de Berlin). Urbanisme (Pergame, Milet, Alexandrie) aux nombreux bâtiments civils (portique d'Attale, d'Athènes; bibliothèque d'Alexandrie; théâtre de Pergame); installations portuaires (phare d'Alexandrie); architecture domestique ornée de mosaïques (Délos). cap. de l'Italie, cap. du Latium et ch. - l.de prov., sur le Tibre; 2'700'000 h. Histoire. Rome est née au VIIe s. av J.-C. du regroupement de plusieurs villages latins et sabins établis sur des collines, sept selon la tradition. les Etrusques contribuèrent largement (VIIe-VIe av. J.-C.) à faire de Rome une cité bien organisée, pourvue de remparts et de monuments. la ville devint bientôt la capitale d'un empire immense; sous les empereurs, elle compta un million d'habitants. L'apparition des Barbares l'amena à organiser sa défense (IIIe s. av. J.-C.) et à se replier dans l'enceinte fortifiée d'Aurélien. Constantin lui porta un coup fatal en faisant de Constantinople une seconde capitale (330). Privée de la présence impériale, Rome déclina avant d'être mise à sac par les Barbares (en 410, 455, 472). Centre du christianisme, capitale des Etats pontificaux et siège de la papauté (sauf à l'époque de la papauté d'Avignon et du Grand Schisme, entre 1309 et 1420), elle connut ensuite un regain de prestige. Mais ce ne fut qu'à partir du XVe s. que les papes renouvelèrent son visage, Rome devenant le rendez-vous des grands artistes de la Renaissance. Au XIXe s. à partir de 1848, se posa la Question Romaine ; cette dernière apparemment bloquée par l'entrée des troupes italiennes- qui firent de Rome la capitale du royaume d'Italie (1870), fut réglée par les accords du Latran (1929), qui créèrent l'Etat indépendant du Vatican. ROME des origines et de la royauté (-753-509 av. J.-C. ). VIIIe-VIIe s. : premiers établissements sur le Palatin (753, date légendaire de la fondation de Rome par Romulus), qui s'étendent au VIIe. sur les sept collines. Règne des rois latins et sabins. VIe s. : les rois étrusques organisent la cité et lui donnent ses premiers monuments. La République romaine (-509-27 av. J.-C. ). Ve-IIIe s. : Rome conquiert l'Italie péninsulaire. 264-146 : les guerres puniques lui permettent d'anéantir sa grande rivale, Carthage. IIe.-Ier.s.: elle réduit la Grèce en province romaine, puis conquiert l'Asie Mineure, la Judée, la Syrie, l'Espagne et la Gaule. Mais les lutes intestines ne tardent pas à affaiblir la république. 107-86 : Marius puis Sulla (-82-79) gouvernent avec l'appui de l'armée. -60 : Pompée, Crassus et Jules César imposent une alliance à trois (triumvirat) renouvelée en -55. 49-48 : guerre civile. Pompée est vaincu par César à Pharsale (48). 48-44 : César, dictateur, est assassiné aux ides de mars -44. -43 : second triumvirat Antoine, Octave, Lépide. -31 : vainqueur d'Antoine à Actium, Octavien, neveu et fils adoptif de César, demeure le seul maître du monde romain. -27 : il reçoit du sénat le titre d'Auguste. L'Empire romain (-27 av. J.-C.- 476 apr. J.-C. ). Ier-IIe s. : le Haut-Empire. L'empereur gouverne avec l'appui d'une forte administration, mais les apparences des institutions républicaines sont sauvegardées (principat). Quatre grandes dynasties vont se succéder : 27 av. J.-C. - 68 apr. J.-C. : les Julio-Claudiens, d'Auguste à Néron, c'est une période capitale pour l'organisation de l'Empire. 69-96 : les Flaviens, de Vespasien à Domitien ; la bourgeoisie des provinces accède au pouvoir. 96-192 : les Antonins, de Nerva à Commode, c'est le siècle d'or de l'Empire romain grâce à Trajan, Hadrien, Antonin et Marc Aurèle. 193-235 : les Sévères, de Septime Sévère à Sévère Alexandre. 212 : l'édit de Caracalla donne le droit de cité à tous les hommes libres de l'Empire. IIIe-IVe s.: le Bas-Empire. 235-284 : pressés par les Germains et par les Perses, l'Empire manque de se disloquer. Dans cette période d'anarchie militaire, les empereurs Gallien (260-268) puis Aurélien (270-275) sauvent la situation. 284-305 : un redressement durable s'opère avec Dioclétien, qui établit le régime de la tétrarchie (293), système collégial de gouvernement par deux Augustes et deux Césars. Les chrétiens sont persécutés. 306-337 : devenu empereur, Constantin accorde aux chrétiens le droit de pratiquer leur religion (313). 324-330 : il crée une nouvelle capitale, Constantinople, désormais rivale de Rome. 395 : à la mort de Théodose, l'Empire romain est définitivement partagé entre l'Empire d'Occident (cap. Rome) et l'Empire d'Orient (cap. Constantinople). Ve s. : les invasions barbares touchent durement l'Empire d'Occident; sac de Rome par Alaric (410). 476 : le roi barbare Odoacre dépose le dernier empereur, Romulus Augustule, c'est la fin de l'Empire d'Occident. En Orient, l'Empire byzantin va durer jusqu'en 1453. Littérature et Philosophie. La République romaine. Livius Andronicus, Naevius, Plaute, Ennius, Caton l'ancien, Cicéron, César, Salluste, Térence, Lucilius, Accius, Varron, Lucrèce, Catulle. L'Empire romain. Le Haut Empire. Virgile, Horace, Tibulle, Properce, Ovide, Phèdre, Sénèque, Quintilien, Tacite, Suétone, Pline l'ancien, Perse, Lucain, Martial, Stace, Pétrone, Columelle, Juvénal, Pline le jeune, Apulée. L'empire romain. Le Bas Empire. Aulu-Gelle, Ausone, Claudien, Macrobe, Végèse. L'Empire chrétien. Justin, Tertullien, Origène, Arnobe, Jérôme, Prudence, Sidoine Apollinaire, Cassiodore, Fortunat. nom donné dans l'antiquité aux régions comprises entre le Rhin, les Alpes, la Méditerranée, les Pyrénées et l'Atlantique. Appelée par les romains Gaule Transalpine (ou Lyonnaise, ou Ultérieure) par opp. à la Gaule Cisalpine (Italie continentale), elle comprenait v. 60 av. J.-C. d'une part la Gaule chevelue (ou Trois Gaule), composée de la Gaule Belgique, de la Gaule Celtique et de l'Aquitaine, et d'autre part la Province (Provincia) ou Narbonnaise, soumise à Rome. Histoire. La Gaule indépendante. v. -1100-150 av. J.-C.: les Celtes s'installent sur le sol gaulois. La Gaule est divisée en quatre-vingt-dix peuples (civitates) dirigés par une aristocratie de grands propriétaires qui partagent le pouvoir avec les druides, dont le rôle dépassent les limites de la religion. IIIe s. av. J.-C. : les monnaies gauloises commencent à circuler. -125-121 av. J.-C. les romains fondent une province (Provincia) dans le sud de la Gaule avec Narbonne pour cap. La Gaule romaine. -58-51 av. J.-C. : Jules César entreprend la conquête du pays. -52 av. J.-C. : Vercingétorix capitule à Alésia. -27 av. J.-C. : la Gaule est divisée en quatre provinces la Narbonnaise (anc. Provincia), l'Aquitaine, la Celtique ou Lyonnaise et la Belgique. 69 apr. J.-C. : le Batave Civilis tente vainement de s'affranchir de Rome. Ier-IIIe s. : la création d'un réseau routier, les défrichements et le développement de l'artisanat favorisent l'expansion économique. Le latin supplante les dialectes gaulois tandis que le druidisme disparaît. La gaule adopte la civilisation des romains (arènes et Maison carrée de Nîmes, théâtre d'Orange, pont du Gard, villes de Glanum, Vaison-la-Romaine, Vienne, Lyon, etc., grandes villes Montmaurin, etc.) abondante production de céramique sigillée (la Graufesenque, Lezoux, etc.). Coexistence des religions : sur certains monuments (pilier des Nautes à Paris, musée à Cluny), les divinités autochtones sont associées aux dieux officiels. Le christianisme pénètre dans les campagnes. IIIe s. : la Gaule subit les premières invasions germaniques. 481-511 : Clovis roi de France, conquiert la Gaule et restaure l'unité territorial. architecte égyptien (- 2800). Ministre du pharaon Djoser, il construisit à Saqquara la première pyramide à degrés. Grand prêtre d'Héliopolis, médecin et sage, il fut plus tard adoré comme un dieu, fils de Ptah lui-même, et assimilé par les Grecs à Asclépios. nom gr. de Djehouti. Dieu égyptien représenté comme un homme à tête d'ibis ou de babouin et adoré principalement à Hermopolis. Dieu lunaire, il fut le dieu comptable, la lune étant l'instrument de comput du temps par excellence pour les Egyptiens. En conséquence il fut considéré comme le dieu du savoir, l'inventeur de l'écriture des langages le scribe (il jouait le rôle de greffier lors de la psychopathie) et le conseiller des dieux. Sa maîtrise du langage (il était la langue de Ptah, le Verbe par lequel le dieu avait donné l'existence à l'Univers) faisait de lui un redoutable magicien connaissant les formules capables de guérir les malades. Il fut assimilé par les grecs à Hermès (Trismégiste). dieu grec, messager des Olympes, identifié avec le Mercure des latins, et avec la divinité égyptienne Thot, il fut appelé Hermes "Trismégiste" (trois fois le plus grand). Grâce à une interprétation évhémériste de l'époque hellénistique, celui-ci fut considéré comme un ancien roi d'Egypte, inventeur de toutes les sciences. Fils de Zeus et de Maia, il naît sur le mont Cyllène en Arcadie. Guide des voyageurs et conducteur des âmes et des morts, il est surtout la personnification de l'habileté et de la ruse. Ses attributions sont multiples: dieu du vol et du mensonge, patron des orateurs et des commerçants, inventeur des poids et mesures, des premiers instruments musicaux, il est aussi le dieu des bergers et de la santé. Le jour de sa naissance il dérobe le bétail d'Apollon et fait effacer les traces en attachant des branches aux queues des animaux, il l'échange contre la lyre. Il échange aussi la flûte contre le caducée qui devient un de ses attributs. Il eut plusieurs enfants dont Pan. nom gr. d'Us-yri" celui qui est sur le trône". Dieu de l'ancienne Egypte, époux d'Isis et père d'Horus. Sa mort et sa résurrection ont fait de lui un dieu sauveur qui garantit la survie dans l'au-delà. Son culte, associé à celui d'Isis, se répandit dans le monde gréco-romain. Dict. F.M. : Certains ritualistes ont établi des comparaisons extrêmement forcées entre sa légende et celle d'Hiram. La fausse égyptologie à la mode à la fin du XVIIIe s. devait donner à Osiris un rôle important dans la pseudo-Maçonnerie dite "égyptienne". 1. Le cercueil d'Osiris est en occultisme, un symbole particulièrement complexe comportant un triple ternaire, étudié par Oswald Wirth à propos de la gnose numérale au grade de Maître. Il y développe l'idée d'une correspondance entre les signes du zodiaque du macrocosme et les parties du corps humain envisagé comme microcosme, suivant la loi dite d'analogie(Livre du Maître, pp. 179 et suiv.) 2. Les inséparables d'Osiris, nom de la doyenne des loges de la Grande Loge de France. Fondée en 1821 par le suprême Conseil du R.E.A.A., lequel avait à l'époque juridiction sur les loges bleues du Rite. nom donné à Dionysos par les romains. déesse égyptienne, soeur et femme d'Osiris à qui elle rendit la vie, et mère d'Horus, type de l'épouse et de la mère idéales. La religion isiaque gagna la Grèce. Rome (ou Caligula consacra officiellement un temple à Isis sur le Capitole en 69) puis tout l'empire et ne céda la place qu'au christianisme. Dict. F.M.: La pseudo-Maçonnerie dite égyptienne de la fin du XVIIIe.s. la ressuscita. La postérité doit du moins à cette dernière La flûte enchantée de Mozart. déesse romaine des Moissons, identifiée à Déméter. déesse grecque de la Fertilité, divination de la terre nourricière, mère de Perséphone. identifiée avec la Céres romaine. Affligée de l'enlèvement de Coré ou Perséphone, fille qu'elle eut de Zeus, la déesse parcourt la terre puis prenant la forme d'une vieille femme, entre au service du roi d'Eleusis, comme nourrice tandis que la terre devient stérile. Elle n'accepte de reprendre sa fonction divine qu'après le compromis imposé par Zeus à Hadès, le ravisseur : Perséphone restera désormais trois mois avec lui et le reste de l'année avec sa mère. En reconnaissance, les deux déesses confient l'épi de blé à Tripolème, prince eleusinien, qui part dans le monde diffusant partout sa culture. Les Eleusinies et les Thesmophories sont les fêtes les plus connues de la déesse. L'initiation aux mystères d'Eleusis tendait à identifier le fidèle à l'enfant divin qui échappe à la mort. D'autres légendes lui donnent comme fils Ploutos (la richesse) et le coursier Areion, né de son union involontaire avec Poséidon. dieu grec de la vigne, du vin et du délire extatique, appelé aussi Bacchus (- Ve s.) ou en latin Bacchus, et identifié avec la divinité latine Liber Pater. Son culte importé en Grèce de Thrace ou de Phyrgie et assimilé à un culte crétois et égyptien, introduisit le sens du mystère dans la religion grecque. Sa légende semble refléter les réactions du système religieux et social établit au désordre qu'entraînaient les pratiques orgiaques. Sémélé sa mère, aimée de Zeus, meurt au sixième mois de sa grossesse. Zeus arrache l'embryon du sein de Sémélé et le porte, cousu dans sa cuisse, jusqu'à terme (d'où l'expression "né de la cuisse de Jupiter"). D'après le mythe orphique, Dionysos-Zagreus est le fils de Zeus et de Perséphone. Héra, jalouse livre l'enfant aux Titans qui le déchirent et mangent son corps bouilli. Athéna ramasse pourtant le coeur et l'apporte à Zeus qui en féconde Sémélé. Dans les deux versions, ce fils de Zeus est "deux fois né" (une de ses épithètes). Héra persécute l'enfant puis frappe de folie Dionysos qui errant dans le monde, arrive en Pyrgie ou il est purifié par Cybèle et initié à son culte. Il passe ensuite de Thrace en Béotie, diffusant son culte et punissant les rois qui s'y opposent. Il apparaît toujours escorté d'une compagnie délirante de démons :les Bacchantes, appelées parfois Thirades ou Ménades (femmes possédées), son vieux précepteur Silène, les Satyres, Pan, et les fils qu'il avait d'Aphrodite :Priape et Hyménée. Des variantes racontent une expédition triomphale du dieu en Inde, le don fatal qu'il fait à Madas, sa capture par des pirates qu'il métamorphose en dauphins, son voyage à Naxos et son mariage avec Ariana, sa descente aux enfers d'ou il enlève sa mère, etc. Les cortèges tumultueux et l'utilisation du masque pendant les fêtes (Dionysies) donnèrent naissances à la tragédie, à la comédie et au drame satyrique. Les Bacchanales (mystère de Bacchus) prirent de telles dimensions en Italie au cours du IIe s., que le Sénat interdit les réunions bacchiques et intenta un grand procès pour des orgies criminelles. Dans la pensée de Nietzsche, Dionysos est opposé au rationalisme et à la métaphysique socratique comme le dieu affirmatif, personnifiant la sincérité de l'instinct, le rire, en équilibre avec l'harmonie apollinienne. anc. ville d'Asie mineure (Ionie), bâtie sur un isthme reliant la presqu'île au continent, près de Clazomènes. Fondée au Xe s. av. J.-C., elle fit partie de la confédération ionienne. Patrie d'Anacréon. Ruines d'un fameux temple de Dionysos et d'autres vestiges archaïques et hellénistiques. anc. v. de Mysie, qui fût la capitale du royaume des Attalides, fit aussi royaume de Pergame (v.-282-133 av. J.-C.). Le royaume fût légué à Rome par son dernier roi, Attalos III. La ville était célèbre pour sa bibliothèque de 4'000'000 volumes, ses monuments, dont le grand autel de Zeus et son impressionnante frise sculptée (Pergamonmuséum de Berlin), comptent parmi les grandes réalisations de l'urbanisme et de la sculpture héllénistiques. anc. contrée du nord-ouest de l'Asie Mineure, ou les Grecs fondèrent des colonies. V. pr. Pergame et Lampsaque. en gr. Attalos. Nom de trois rois de Pergame sous la dynastie des Attalides, cette ville soumit une grande partie de l'Asie Mineure et devint l'un des grands centres de la civilisation hellénistique. Attales Ier Sôter "Sauveur" (-269-197 av. J.-C.). Il succéda à son oncle Eumène Ier en - 241 et prit le titre de roi après sa victoire sur les Galates v. - 230. Il s'allia avec les Romains contre Philippe V de Macédoine. Il fonda la fameuse bibliothèque de Pergame. Attales II Philadelphe "qui aime son frère" (220-138 av. J.-C.). Fils du précédent, il succéda à son frère Eumène II v. - 159. Elève du philosophe Carnéade, il fonda à Athènes le portique qui porte son nom. Il battit et détrôna Prusias II, roi de Bithynie en - 149, soumit la Pamphylie et y fonda Attaleia, l'actuelle Antalya. Attalos III Philometor "qui aime sa mère"(171-133 av. J.-C.). Fils du précédent, il lui succéda en - 138. Il légua son royaume aux romains. en gr. Aiskhinês.Orateur grec (Athènes v. - 390 Rhodes v. - 314 av. J.-C.). Il fut, dans sa jeunesse, scribe de l'administration et acteur, puis participa à une mission athénienne dans le Péloponnèse pour organiser la lutte contre les Macédoniens. Déjà modéré après l'échec de cette mission il embrassa la cause macédonienne en négociant avec Philippe la paix de Philocrate (v. - 346) et préconisa une politique de concessions. Accusé alors par Démosthène de duplicité et de corruption, il se défendit avec succès par ses discours d'abord Contre Timarque et Sur l'ambassade infidèle. Dans le discours Contre Ctésiphon, il attaqua celui-ci et Démosthène, mais il fut condamné comme calomniateur. Il dut se retirer à Ephèse, puis à Rhodes, où il aurait fondé l'école de rhétorique. Orateur disert et improvisateur brillant, il n'a cependant pas la foi ardente et les hautes vues de son grand rivale. région du littoral syro-palestinien, limité au sud par le mont Carmel et au nord par les régions d'Ougarit (auj. Ras Shamra, au nord de Lattaquié). du IIIe.millénaire au XIIIe s. av. J.-C., l'aire côtière du couloir syrien fut occupée par des populations sémitiques, désignées du nom de Cananéens. Au XIIe s. l'arrivée de nouveaux peuples (Araméens, Hébreux, Philistins) réduisit à une bande côtière le domaine cananéen auquel les Grecs donnèrent le nom de Phénicie. Les phéniciens formaient alors un ensemble de cités-Etats, où prédominaient Byblos, Tyr et Sidon ; acculés à la mer, ils devinrent, par nécessité vitale, navigateurs, et fondèrent sur le pourtour méditerranéen, jusqu'à l'Espagne, de nombreux comptoirs et colonies, dont Carthage (Ixe s.), qui s'imposa à l'occident méditerranéen. Les cités phéniciennes tombèrent sous la tutelle des Empires assyriens et babylonien, puis sous celle des Perses et des Grecs, mais elles continuèrent à jouer un rôle capital dans les échanges économiques de la Méditerranée orientale. Héréditaires de la culture cananéene, elles conservèrent les cultes du Baal et d'Ashtart; elles ont légué au monde antique l'usage de l'écriture alphabétique. Bible : Territoire au sud de la Palestine, correspondant approximativement à l'ancien royaume de Juda (Mt 24 : 16; Ac 1 : 8; 1 Th 2 : 14). Région de la Palestine (Cisjordanie), située au Sud de la Samarie et comprise entre la mer Morte et la Méditerranée. Elle fait partie des territoires annexés par la Jordanie de 1948 à 1967 et administrés par Israël après la guerre des Six Jours. Aride en bordure de la mer Morte (désert de Judée), elle possède une plaine littorale fertile (céréales, figuiers, oliviers, orangers, vigne) Province de Judée. Elle est dominée par Jérusalem, sa capitale, au pied de laquelle coule le Cédron. Histoire. Après la chute du royaume de Juda (- 587), son territoire, appelé Judée, subit les dominations babyloniennes, puis perse et séleucide tandis que les Juifs, retour de captivité, ne formaient plus qu'une communauté religieuse. Royaume sous les Asmonéens, la Judée tomba sous protectorat romain en -63 (Hérode Ier le Grand, Archélaos) et finit par être annexée à titre de province procuratorienne (Pilate), avec Césarée Maritime pour capitale.- Hérode Agrippa Ier, Hérode Agrippa II. Deux grandes révoltes : 66-70 (Jérusalem rasée par Titus); 132-135 (- Bar Kocheba) en lat. Hercules. Demi-dieu romain, dont le nom est la forme latisée du grec Héraclès. Sa légende correspond pour l'essentiel à celle de son modèle grec. Parmi les épisodes spécialement romains du mythe d'Hercule, le plus célèbre est celui de la lutte du héros avec Cacus. Un autel, aujourd'hui détruit, l'Ara Maxima, lui fut consacré à Rome près de Forum Boarium. Bible : Déesse de la fécondité, souvent associée à Baal (Jg 2 : 13; 1 S 7 : 3; 12 : 10). Le culte à Astarté était dégradant et immoral, les prêtresses se livraient à la prostitution sacrée. Astarté est assimilée à Vénus. Principale divinité du panthéon phénicien. Déesse de l'Amour et de la Fécondité, elle était l'objet de cultes licencieux. Sous le nom d'Astarté, les Grecs l'assimilèrent à Aphrodite. Bible : Principale ville de la Phénicie. Elle fut construite en partie sur un îlot rocheux, puis reliée à la côte par une digue; son commerce était réputé (2 S 5 : 11; Ez 26-28; Am 1 : 9-10; Lu 10-13) Auj. Sour, v. du Liban, au sud de Beyrouth. Archevêchés catholiques (rites maronites et grec). Ruines phéniciennes, hellénistiques et romaines. Port de la Phénicie antique, Tyr fonda (à partir du XIe s. av. J.-C.) sur les rives de la Méditerranée de nombreux assyrien et babylonien. Soumise par Alexandre (-332 av. J.-C.); elle fût disputée par les Lagides et les Séleucides. Malgré la concurrence d'Alexandrie, elle demeura un centre culturel et commercial important jusqu'à l'invasion arabe (638 av. J.-C.). Bible : roi d'Israël, fils et successeur de David (1 Ch 22 : 9-10; 1R 1 : 39). Sa sagesse et ses connaissances, sa grandeur et sa puissance sont renommées (1 R 3 : 9-28; 4 : 20-34; 2 Ch 9 : 13-28). Il eut un règne de paix, construisit le Temple de Jérusalem et fit de grands ouvrages (1 R 6 : 37-38; 2 Ch 8 : 1-11). Salomon est l'auteur de nombreux proverbes, de l'Ecclésiaste et du Cantique des Cantiques. Malheureusement, il fut entraîné dans l'idolâtrie à la fin de sa vie, ce qui causa la division de son royaume après sa mort (1 R 11 : 1-13; 30-34). Troisième roi des Hébreux ( v. 970-931 av. J.-C. ), fils de David et de Bethsabée. Il obtint la succession contre son frère Adonias. Son règne marque l'apogée de la puissance d'Israël : mariage avec la fille du pharaon, alliance avec Hiram Ier de Tyr, construction d'une flotte, du Temple, d'un palais royal, de places fortes, entretien d'une armée avec cavalerie et chars, d'un harem, d'une administration (12 prévôts collecteurs d'impôts). Ce luxe n'alla pas sans pressuration du peuple, et c'est pour secouer ce joug que les tribus du Nord firent schisme à sa mort. La tradition biblique insiste sur sa sagesse (qui aurait attiré la reine de Saba), en fera l'auteur de l'Ecclésiaste, le Cantique des cantiques et la Sagesse; sous son règne sont rédigés les plus anciens textes bibliques. Dict. F.M. : Ce roi joue un grand rôle dans la symbolique maçonnique. En tenue de Grande Loge, le Grand Maître est censé "représenté le roi Salomon, dans son trône". Lors de l'installation d'un Vénérable, on dit qu'il est installé "dans la chaire du roi Salomon". Le personnage du roi apparaît aussi dans plusieurs Hauts-Grades. Il est l'allégorie du constructeur royal, de l'initié placé par Dieu au-dessus de tous les autres. L'expression même "d'Art Royal", synonyme de Franc-Maçonnerie, demeure associé à sa royauté. La Nouvelle Atlantide du chancelier Bacon, dans sa description de l'île mythique de Bensalem, parle d'une "maison de Salomon", séjour d'une fraternité de philosophes. Chr. Fr. Nicolai (1733-1811) devait développer à la fin du XVIIIe.s. la thèse suivant laquelle Bensalem n'était autre que l'Angleterre et la société en question un sénat rosicrutien, destiné à se muer en 1717 en la Grande Loge d'Angleterre. Bible : Sanctuaire de Jérusalem, construit par Salomon (1 R 6 : 37-38; 2 Ch 5 : 1). Il fut détruit par Nebucadnestar en 586 av. J:-C. quand Juda fut emmené en captivité (2 Ch 36 : 17-21), reconstruit au retour d'exil en 516 av. J.-C. (Esd 6 : 15), puis remplacé par le Temple d'Hérode, à peine achevé à l'époque de Christ (Jn 2 : 20). En plus des trois parties du Tabernacle le Temple d'Hérode comprenait un parvis pour les femmes, et un autre pour les paëns, où se trouvaient les marchands chassés par Jésus (Jn 2 : 13-17; Mc 11 : 15-17). Les prophètes ont décrit à plusieurs reprises le Temple de Dieu (Ez 40-43; Ag 2 : 7-9; Ap 11 : 1-2, 19). dans le N.T., le temple désigne le corps du croyant habité par le Saint-Esprit (1 Co 3 : 16; 6 : 19), et parfois l'Eglise de Christ, la maison de Dieu, dans son ensemble (1 Ti 3 :15). Dict. F.M.: Symbole maçonnique qui se retrouve à tous les grades, dans la Maçonnerie bleue, et dont la signification suprême est révélée au grade de Royal Arch. (orth. des rituels anglais : Zerubabbel). Prince de Judée qui avec le prêtre Josué, dirigea le retour des Juifs de Babylone après l'édit de Cyrus (- 539 - 538) et entreprit la reconstruction du Temple. Dict. F.M. : son personnage apparaît dans le Royal Arch, où il figure comme le premier des trois Principaux et dirige la cérémonie d'exaltation, dont le thème est la découverte par trois séjournants de la Parole perdue. Zorobabel figure également dans la Side Degree anglais de Red Cross of Babylon, intimement associé au Royal Arch. L'Ordre du Temple fut fondé en 1118 par Hugues de Payns et un groupe de chevaliers qui avaient pris part à la croisière de Godefroi de Bouillon. Nommés à l'origine "les pauvres chevaliers du Christ"., ils adoptèrent le nom de "Templiers" lorsque Baudouin II, roi de Jérusalem, les installa dans un palais attenant à l'antique Temple de Salomon. Un concile assemblé à Troyes en 1128 confirma l'institution et la dota de sa Règle monastique et militaire. Le principal but de l'Ordre était d'escorter et de protéger les pèlerins allant en Terre sainte, où eux-mêmes bâtirent de nombreux temples. Ils se livrèrent surtout à la banque et amassèrent des fortunes immenses, qui excitèrent la convoitise des princes et suscitèrent des légendes malveillantes, parfois immondes Le 14 septembre 1307, Philippe le Bel lança son fameux ordre d'arrestation de tous les Templiers se trouvant dans son royaume. Inculpés d'hérésie, de sodomie, chargés de crimes de toute sorte, ils avouèrent sous la torture tout ce qu'on voulut, y compris le reniement du Christ et l'adoration du Baphomet. La vérité était que le roi était à cours d'argent et que l'Ordre était devenu une formidable puissance financière internationale, que son caractère ecclésiastique protégeait. Le pape Clément V, assiégé de réclamations par Philippe le Bel, tergiversa, organisa des enquêtes canoniques beaucoup de templiers eurent l'héroïsme de revenir sur leurs aveux, mais les officiers royaux finirent par avoir raison de sa faiblesse, et le 13 avril 1312, il prononça la suppression de l'Ordre. Les quelques rares templiers qui avaient réussi à fuir à l'étranger, tel Humbert Blanc, précepteur d'Auvergne, n'avouèrent jamais rien. Quatre siècles plus tard, en plein XVIIIème s., une incroyable fable naquit, imaginée par des fabriquants sans scrupules de Hauts Grades fantaisistes, celle dite de "l'origine templière", selon laquelle l'Ordre du temple, dont quelques survivants se seraient réfugiés en Ecosse, aurait été à l'origine de la Franc-Maçonnerie. Réfutée à plusieurs reprises, condamnée au convent de Wilhelmsbad en 1782, mise en pièces par Albert Lantoine dans "La Franc-Maçonnerie chez elle", renaissant périodiquement en dépit de toutes les contre-attaques des historiens, la fable n'a pas encore complètement disparu de nos jours. secte juive (- IIe.s.-fin Ier s.), dont les membres vivaient en communautés monastiques et dont les principaux caractères étaient : ascétisme, pureté (lustrations rituelles), célibat, communauté des biens, sanctification du repas en commun, vêtement blanc. La communauté de Qumrän, sans doute essénienne, vénérait (ou attendait) un "maître de justice", annonciateur d'un messie. On n'a pas manqué de rapprocher ces traits du christianisme originel; mais il est peut-être excessif d'y voir des liens directs. site archéologique de Palestine près de la mer Morte où l'on découvrit, entre 1946 et 1956, les plus anciens manuscrits connus de la Bible. (Les manuscrits de la mer Morte) dont un manuel de discipline de la communauté essénienne. (v. 13 av. 50 après J-C.) Philosophe Juif de la Diaspora Grecque. Il a cherché a montrer la complémentarité de la Bible et de la pensée Platonicienne. Son commentaire de la Genèse et de la Loi de Moïse a influencé les premiers prêtres de l'Eglise. roi légendaire de Rome (v.-715-672 av. J.-C.) successeur de Romulus. La tradition lui attribue l'organisation des institutions religieuses de Rome. Il se disait inspiré par la nymphe Egérie. Dict. F.M.: Selon Tite-Live, deuxième roi de Rome. Fondateur légendaire des collèges romains des bâtisseurs (Collégia opficum) en qui des ritualistes imaginatifs devaient voir les ancêtres des maçons. CESAR JULES en lat. Caius Julius Caesar Bible : Nom d'un grand empereur de Rome, Jules César, puis titre que prirent ses successeurs directs et quelques empereurs romains; on a parlé des "douze Césars" (M t 22 : 17; Jn 19 : 22; Ac 25 : 11). Homme d'état romain (Rome 100-44 av. J.-C.). Praticien, mais lié aux milieux plébéiens (sa tante Julia a épousé Marius ), il s'oppose au dictateur Sulla (qui lui a demandé de répudié son épouse, fille de Cinna) et s'exile en Asie (82-78). Il entreprend ensuite une carrière politique, jouant à la fois des milieux d'argent (Crassus) et exploitant les mécontentements populaires (il soutient en sous-main la conjuration de Catilina). Après une campagne facile en Espagne, il forme un triumvirat avec Pompée et Licinius Crassus (-60). Consul en -59 et en -56, il entreprend la conquête des Gaules (-58-51) qui lui donne la gloire militaire et une armée fidèle, avec laquelle il franchit le Rubicon (-49) Il marche sur Rome, ce qui déclenche la guerre civile contre Pompée et le sénat victorieux à Pharsale (-48), Thapsus (-46) et Munda. (-45), il installe Cléopâtre sur le trône d'Egypte et devient à Rome consul et dictateur à vie (févr. -44). Mais une conspiration (à laquelle prend part son protégé Brutus) se forme contre lui et il est assassiné au milieu du sénat aux ides de mars (15 mars -44). Il avait adopté son petit neveu Octave, qui deviendra Auguste. Historien César a laissé des mémoires, Commentaires de la guerre des Gaules et de La Guerre Civile. AUGUSTE, en lat. Caius Julius Caesar Octavianus Augustus, empereur romain (Rome -63 av. J.-C. - Nola 14 apr. J.-C.), appelé d'abord Octave, puis Octavien, petit neveu de Jules César et son héritier. D'abord associé avec Antoine et Lépide dans un triumvirat (-43), il garde pour sa part l'Italie et l'Occident et venge la mort de César à la bataille de Philippes. Seul maître du pouvoir après sa victoire d'Actium sur Antoine (-31), il reçoit le nom d'Auguste (-27), les pouvoirs répartis jusqu'alors entre les diverses magistratures. Il organise une société fondée sur le retour aux traditions antiques et administrée par un corps de fonctionnaires recrutés dans les classes supérieures (ordre sénatorial et ordre équestre), divise Rome en 14 régions pour en faciliter l'administration et la police. Il réorganise les provinces, partagées en provinces sénatoriales et provinces impériales. Il va à la conquête de l'Espagne et porte la frontière de l'Empire sur le Danube; mais, en Germanie, son lieutenant Varus subit un désastre. Il désigne son successeur (Marcellus, Agrippa, puis Tibère) et est, à sa mort, honoré comme un dieu. Le principat d'Auguste apparaît comme l'une des époques les plus brillantes de l'histoire romaine (siècle d'Auguste) nom donné par les Grecs à tous les peuples, y compris les Romains restés en-dehors de leur civilisation. Plus tard, les Romains s'assimilèrent d'eux-mêmes aux Grecs. L'histoire a appelé "Barbares" les Goths, Vandales, Burgondes, Huns, Alains, Francs, etc., qui, du IIIe au VIe s. de notre ère, envahirent l'Empire romain et fondèrent des Etats plus ou moins durables. peuple germanique établi entre l'Elbe et l'Oder, puis au sud du Danube. les Lombards envahirent l'Italie au VIe s. et y fondèrent un état dont la capitale était Pavie (572). Battus par Charlemagne, qui prit le titre de roi des Lombards, Ils maintinrent une dynastie à Bénévent jusqu'en 1047. en ital. Como, v. italienne (Lombardie), ch. - l. de prov., sur le lac du même nom; 86'000 h. Eglises romanes; cathédrale des XIVe-XVIIIe s. Dict. F. M.: (Maître). Selon un érudit anglais du XVIIe s., sir William Dugdale, une corporation itinérante de constructeurs italiens aurait existé au XIIIe s., partie du lac de Côme, d'où le nom de Comacini ou Maître comacins, favorisées de bulles pontificales. Non seulement ces bulles n'ont jamais pu être identifiées mais la corporation elle-même pourrait n'avoir jamais existé. Le mot Comacinus proviendrait non pas de Côme (Como) mais de comonachus (mot à mot co-moine) Bibl.: D.Knoop et G. Jones. The genesis of Freemasonry. Manchester, 1949; et la bibliothèque citée, pp. 60-61. 1. science occulte tendant à la communication avec le monde surnaturel. 2. ensemble de menées secrètes, d'intrigues dirigées contre qqn, qqch. Dict. F.M. : mystique numérale juive, mais condamnée par le judaïsme orthodoxe. Le mot signifie en hébreu Tradition. Une immense littérature lui a été consacrée depuis le Moyen Age. Certains s'en sont inspirés pour l'interprétation des symboles maçonniques. Leur thèse est qu'à chaque grade maçonnique correspondent certains Nombres sacrés, et que ses entités abstraites que sont les Nombres possèdent des propriétés intrinsèques. Ainsi selon Oswald Wirth, qui a consacré des pages nourries à la gnose numérique, le programme du grade d'Apprenti comprend les nombres Un, Deux, Trois et Quatre, d'où les concepts d'Unité, de Binaire, de Ternaire, et de Quaternaire. Celui du grade de Compagnon comprend Quatre, Cinq, Six et Sept. (Tétrade sacrée, Quintessence, Rose mystérieuse, Hexagramme, Septénaire). Le grade de Maître étudie les nombres Sept, Huit, Neuf et Dix. (Tri-Unité Septénaire, Octoade solaire, Ennéade ou Triple Ternaire, Décade ou Arbre des Sephiroth) Les dix Sephiroth sont dix émanations du dieu unique : Dix ramène à Un. Suivent des développements sur Onze et Douze, compliqués d'hermétisme et même d'astrologie. Cette conception particulière de la Franc-Maçonnerie n'a jamais été présentée par elle à ses adeptes dans le cadre de l'Initiation. C'est le type même de ces philosophes que leurs théoriciens ont tentés d'intégrer au symbolisme maçonnique proprement dit, au nom de leurs idées personnelles. v. Oswald Wirth : I Le livre de l'Apprenti. II Le livre du Compagnon. III Le livre du Maître. ch. - l. du dép. de Vaucluse. Archevêché. Cathédrale romane, palais des Papes (XIVe s.) et autres monuments. Musée Calvet et du Petit-Palais. Siège de la papauté de 1309 à 1376. En 1348, Clément IV l'acheta à Jeanne Ière, reine de Sicile, comtesse de Provence. Résidence des papes dit "d'Avignon" lors du grand schisme d'Occident (1378-1417), la ville demeurée à l'église jusqu'en 1791, fut alors réunie à la France en même temps que le Comtat Venaissin. En 1815, elle fut un centre de la Terreur blanche. en ital. Lucca, v. d'Italie (Toscane), ch. - l. de prov; 87'000 h. Huilerie. Remparts reconstruits aux XVe- XVIe s. Eglises romaines et gothiques à arcades pisanes, riches en oeuvres d'art. Musées. du XIe au XIVe s. La ville fut un grand centre de l'industrie et de la soie. dit Jean des Bandes Noires (1498 Modène 1526). Il soutint l'action du pape Léon X dans le territoire d'Ancône. Après avoir prit le parti de la France en 1524, il mourut en combattant les impériaux. Père de Cosimo (Cosme). ville du Portugal (Estrémadure); 6500 h. remarquable couvent royal des XIV-XVIe s. montagne de l'Italie méridionale, près de Cassino; 516 m. Saint Benoît y fonda en 529 un monastère bénédictin qui rayonna sur toute la chrétienté au Moyen Age. architecte allemand (mort à Strasbourg en 1318). A la suite d'un article élogieux que lui consacra Goethe en 1773 et d'après une épitaphe gravée sur un contrefort de chevet, il a été considéré comme l'architecte principal de la cathédrale de Strasbourg. Aujourd'hui, on tend à ne lui attribuer que la façade occidentale (jusqu'à la rose), qui se distingue par la finesse et le verticalisme insistant de la structure. Ses deux fils poursuivirent son oeuvre. cap. de l'Alsace, ch.-lieu du dép. du Bas-Rhin. Siège du Conseil de l'Europe et du parlement européen. Port fluvial sur le Rhin et centre industriel (métallurgie). Magnifique cathédrale commencée en 1277, sous la direction d'Hervin von Steinbach, achevée en 1439, reconstruite du XIIe. au XVe.s., (flèche haute de 142 m.; sculptures du XIIIe s. vitraux des XIIe -XIVe s.); musée de l'Oeuvre. Palais Rohan (XVIIIe s.), abritant les musées Archéologiques, des Beaux-Arts et des Arts décoratifs. - Lotharingienne en 843, allemande en 870, Strasbourg fut dominée par ses évêques jusqu'en 1201 où elle devint ville libre d'Empire. Foyer intense d'humanisme (Gutenberg) et de réforme religieuse (Calvin) aux XVe et XVIe s., siège d'une université (1621), la ville fut annexée par Louis XIV en 1681. Prise par les Allemands en 1870, capitale du Reichsland d'Alsace-Lorraine à partir de 1871, elle revint à la France en 1918. Soumise à une occupation de quatre ans pendant la seconde guerre mondiale, elle fut libérée en 1944. RATISBONNE ,en all. Regensburg. ville d'Allemagne (Bavière), sur le Danube; 120'000 h., Université. Centre commercial. Cathédrale gothique entreprise au XIIIème s.; anc. hôtel de ville des XIVe-XVe s; église St. Emmeram, romane à décor baroque. Musées. - Ville libre en 1245, Ratisbonne, où se tint la diète de 1541 entre catholiques et protestants, devint en 1663 le siège permanent de la Diète d'Empire (Reichstag). elle fut annexée à la Bavière en 1810. (Wiener Neustadt 1459 - Wels 1519), archiduc d'Autriche, empereur germanique (1508-1519). Ayant épousé Marie de Bourgogne (1477), il hérita des Pays-Bas et de la Bourgogne, dont il ne concevra que l'Artois et le Franche-Comté (1493) à la suite d'une longue lutte contre Louis XI puis Charles VIII. S'il dut reconnaître l'indépendance des cantons Suisses (1499), il unifia ses Etats héréditaires et les dota d'institutions centralisées. (Gand 1500 - Yuste, Estramadure 1558). Empereur germanique (1519-1556), roi d'Espagne sous le nom de Charles Ier, roi de Sicile sous le nom de Charles VI (1516-1556). Fils de Philippe le Beau, archiduc d'Autriche, et de Jeanne la Folle reine de Castille. Il reçoit en 1515 le gouvernement des Pays-Bas et hérite à la mort de Ferdinand le Catholique (1516), des couronnes de Castille, d'Aragon, de Naples et de Sicile, dont dépendent de vastes colonies en Amérique latine. Elu à la tête du Saint Empire (1519), il gouverne un immense territoire sur lequel "jamais le soleil ne se couche". Rival de François Ier, qui avait brigué la couronne impériale, il mène contre lui trois guerres (1521-1529, 1536-1538, 1539-1544), marquées par le désastre de Pavie (1525) et le sac de Rome (1527). Il lutte contre l'expansion ottomane sous Soliman le Magnifique, assiégeant victorieusement Tunis (1535) et échouant devant Alger (1541). Puis il poursuit la guerre contre la France sous Henri II (1547-1566). N'ayant pu réduire le protestantisme par la force, il doit accepter la paix d'Augsbourg (1555). Il abdique en 1566 et se retire au couvent de Yuste. 1770, professeur de sciences politiques à l'Université de Berne, fondateur de la loge d'Aarau. 1757-1843, écrivain maconnique, initié en1777 à Dresden. Il a notamment écrit : Mitteilungen, Denkende Freimaurerei. (Martin), théologien et réformateur allemand (Eisleben 1483 id.1456). Moine augustin très préoccupé par l'idée du salut, il s'astreint à de sévères modifications et joue aussi un rôle diplomatique dans son ordre, qui le délègue à Rome en 1510. Docteur en théologie, il obtient, en 1513, la chaire d'Ecriture à l'université de Wittenberg, où il enseigne les épîtres de saint- Paul. En référence à la doctrine paulinienne de la justification par la fois, il s'élève contre le trafic des indulgences (querelle des indulgences), puis contre le principe même de celles-ci dans ses 95 thèses (1517), considérées comme le point de départ de la Réforme. Condamné par Rome en 1520, il poursuit son oeuvre; à cette date paraissent les "trois grands écrits réformateurs" : le manifeste A la noblesse allemande (sur la suprématie romaine), la Captivité de Babylone (sur les sacrements), De la liberté du chrétien (sur l'Eglise). Mis au ban de l'Empire après la diète de Worms, où il refuse de se rétracter (1521), caché au château de Wartbourg par son protecteur l'Electeur de Saxe, il peut revenir à Wittenberg en 1522. Marié en 1525 à Katharina von Bora, il consacre le reste de sa vie à structure son oeuvre et à la défendre; il, lutte à la fois contre le catholicisme, que soutient la puissance politique, contre les révoltes sociales (guerre des Paysans), les déviations des illuminés et des anabaptistes et contre ceux qui, tel Zwingli en Suisse, donnent à sa réforme une orientation nouvelle. Luther, initiateur d'un grand mouvement religieux, est aussi un écrivain : ses oeuvres, et principalement sa traduction de la Bible (1521-1534), font de lui un des premiers grands prosateurs de l'allemand moderne. Le grade de Compagnon ne doit pas être confondu avec le Compagnonnage des Compagnons du Tour de France, ni ce dernier avec la Franc-Maçonnerie en général. Origines du compagnonnage. On sait que toutes les corporations médiévales étaient hiérarchisées en Maîtres, Compagnons et apprentis. L'institution nommée Compagnonnage ne naquit qu'au XVIIème s., à dater d'une époque où l'accès à la maîtrise était devenu de plus en plus difficile en raison du népotisme contre la maîtrise, et a été comparée à un mouvement syndicaliste. Son histoire n'est à ses débuts, qu'un chapitre de l'histoire du travail, sans aucun caractère initiatique. Ses développements. Une certaine déontologie du travail devait cependant se maintenir, et des coutumes colorées illustrer la vie des divers métiers, phénomène aisé à comprendre à une époque de pur artisanat. Le compagnonnage eut aussi ses fêtes, où un usage curieux voulait que l'on mêlât au vin nouveau ses papiers personnels après les avoir brûlés, raison pour laquelle nous demeurons dans une ignorance presque totale sur la vie intérieure du Compagnonnage jusqu'à la Révolution. Une chose est certaine : l'absence de relations entre les loges et lui à cette époque. A une époque relativement tardive, un phénomène nouveau apparaît, celui de ressemblances étranges entre les réceptions compagnonniques et les initiations dans la Franc-Maçonnerie. Les personnages de Salomon, d'Hiram et autres revivent sous d'autres formes, telles celles de Maître Jacques, du Père Soubise, etc. Au XIXe s., les ressemblances s'accentuent. On trouve chez les Compagnons des "épreuves" de couleur maçonnique (bandeau, calice d'amertume, batteries, dépouillement des métaux, usage des trois points). L'explication en est qu'un noyautage maçonnique avait eu lieu. L'erreur consista ultérieurement à inverser les faits, et à imaginer que c'était au contraire, la Maçonnerie qui était née du Compagnonnage lui-même faussement identifié avec la Franc-Maçonnerie opérative. Cette confusion fut d'ailleurs favorisée par le fait que si, considéré comme institution, le Compagnonnage doit être daté du XVIe s., il n'en avait pas moins recueilli des usagers antérieurs, notamment celui du Tour de France. Toute une littérature pittoresque devait, à notre époque, être le fruit de ces confusions, souvent favorisée par le fait que, par pure coïncidence, il se soit trouvé des compagnons qui, à titre individuel, furent également Francs-Maçons. Les avances faites par certaines loges, irrégulières autant que mal informées, aux groupements de compagnons en qui elles voulurent voir coûte que coûte des ancêtres ne firent qu'aggraver la confusion. Bibl. : R. Lecotté, Archives historiques du Compagnonnage (1956), R. Lecotté est ancien conservateur des Fonds maçonniques au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale française, et le spécialiste le plus averti de notre époque des questions touchant le Compagnonnage. en lat. Pictii. Nom donné jusqu'au IXe s. au peuple établi dans les basses terres de l'Ecosse. C'est pour défendre la Bretagne contre leurs assauts que fut édifié le mur d'Hadrien (122) ou mur des Pictes. en lat. Scoti. Peuple irlandais de l'Antiquité qui pillait les côtes de la Grande- Bretagne et de la Gaule. Au Ve s. des Scots émigrèrent en Calédonie, fondant un royaume (Dalriada) et exerçant sur toute la région une forte influence religieuse et culturelle /saint Columba).-Ecosse : au IXe s. ils s'imposèrent aux Pictes et donnèrent leur nom au pays conquis (Scotland). peuple germanique établi au IIe s. au nord de l'Elbe, sur les côtes de la mer do Nord puis dans toute l'Allemagne du Nord-Ouest à la fin du IIIe s. Pirates, ils ravagèrent les côtes de la Gaule et de la Grande-Bretagne. Vers 450, certains Saxons allèrent s'établir en Angleterre avant les Angles. Les Saxons qui étaient restés en Germanie gagnèrent le Harz et l'Eichsfeld, s'établissant ainsi aux frontières du monde franc. La conquête de la Saxe fut entreprise par Charles Martel, continuée par Pépin le Bref et achevée par Charlemagne, qui mena de pair soumission et évangélisation de 772 à 804. Widuking souleva les Saxons (778), mais il se soumit et consentit à recevoir le baptême en 785. La pacification ne fut achevée qu'en 1804. Des évêchés furent fondés, notamment à Osnabrück, Brême, Paderborn, Münster, Hambourg. La dernière révolte fut réprimée par Louis le Germanique (841-842). (Windsor 1312-Sheen 1377) roi d'Angleterre (1327-1377), fils d'Edouard II. Revendiquant, comme petit-fils de Philippe IV, le trône capétien, il entreprit contre la France, la guerre de Cent Ans¸ vainqueur à Crécy (1346), il s'empara de Calais (1347) ayant capturé Jean le Bon à Poitiers (1356), il lui imposa la paix de Brétigny (1360). Il institua l'ordre de la Jarretière. Dict. F.M. : (895-940). Roi anglo-saxon, petit fils d'Alfred le Grand. Le poème du Regius (XIVe s.) raconte qu'il favorisa la construction des monastères et dès lors des maçons constructeurs. Suivant la légende, le pieux roi aurait même octroyé à ces maçons opératifs une charte, en 925. La tradition opérative vénéra durant des siècles sa mémoire ainsi que celle de son fils le prince Edwin, "lequel aimait les maçons encore plus que son père", et fit de ce dernier prince un saint patronal à York. Athelstan eut pour beau-père Hugues de France, père de Hugues Capet, mais l'historicité d'Edwin demeure douteuses. (saint) (Wantage, Berkshire v. 849-899). roi de Wessex (872-878) et des Anglo-Saxons (878-879). Fils d'Ethelwulf, frère et successeur d'Ethelred Ier, il lutta contre les Danois, reprit Londres (886) et soumit le Northumbrie, préparant ainsi la souveraineté sur toute l'Angleterre. Lettré, traducteur de divers ouvrages latins en anglo-saxon, notamment de l'Histoire Ecclésiastique de Bède et de la Consolation de Boèce, il favorisa l'instruction, la littérature et la réforme de l'Eglise. Père d'Edouard l'Ancien. Personnage légendaire ? (v. Athelstan). v. de Grande-Bretagne, sur l'Ouse; 100'000 h. prestigieuse cathédrale gothique des XIIIe-XVe s. Capitale de la Bretagne romaine, puis (VIe s.) du royaume angle de Northumbrie, évêché, puis archevêché dès le XIIe s., York fut un important établissement Danois (IXe s.). Elle fut la deuxième ville du royaume durant tout le moyen-âge. Ile principale (246 km2) d'un petit archipel (comprenant aussi Gozo et Comino) de la Méditerranée, entre la Sicile et l'Afrique. Cap. La Valette. Histoire IVe-IIe millénaire (du néolithique à l'âge du bronze). Malte est le centre d'une civilisation mégalithique (Mnajdra, Ggantija, Tarxien, et l'île de Gozo) aux temples de plan complexe et aux décors sculptés évoquant la déesse mère. IXe av. J.-C.: elle devient un poste phénicien. Elle est occupée ensuite par les Grecs (VIIIe s.) puis par les Carthaginois (VIe s.). -218.av. J.-C. :au début de la deuxième guerre punique, Malte est annexée par les Romains. 870 : l'île est occupée par les Arabes et islamisée. 1890 : Roger de Sicile s'empare de Malte dont le sort est lié au royaume de Sicile jusqu'au XVe s. 1530 : Charles Quint cède l'île aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, à condition qu'ils s'opposent à l'avance ottomane. 1798 : Bonaparte occupe l'île. 1800 : la Grande-Bretagne s'y installe et en fait une base stratégique. 1940-1943 : Malte joue un jeu déterminant dans la guerre en Méditerranée. 1964 : l'île accède à l'indépendance, dans le cadre du Commonwealth. 1974 : l'Etat de Malte devient une république. branche de la famille des Plantagenêts, issue d'Edmond de Langley (king's Langley 1341.id. 1402), fils d'Edouard III, duc d'York en 1385. Elle disputa le trône aux Lancastres (guerre des Deux-Roses), fournit trois rois à l'Angleterre (Edouard IV, Edouard V, Richard III) et fut supplantée par les Tudors en 1485. famille anglaise titulaire du comté, puis du duché de Lancastre. Fondée en 1267 par Edouard le Croisé, fils d'Henri III. Ses membres les plus célèbres sont issus de Jean de Gand (Gand 2340-Londres 1399), quatrième fils d'Edouard III. Elle fut la rivale de la maison d'York dans la guerre des Deux Roses (elle portait dans ses armes la rose rouge). Elle a fourni à l'Angleterre les rois Henri IV, Henri V et Henri VI. Le dernier Lancastre, Edouard, fils unique d'Henri VI fut exécuté en 1471, après la victoire des York à Tewkrsburg. architecte anglais ( Londres 1573-1652 ). Intendant des bâtiments royaux après avoir été décorateur des fêtes de la Cour, il voyagea en Italie (1613) et introduisit le palladianisme en Angleterre. architecte et mathématicien britannique (East Knoyle, Wiltshire, 1632- Hampton Court 1723). Après l'incendie de Londres (1666), il fut chargé de reconstruire de nombreuses églises ainsi que la cathédrale St. Paul (1675-1710), d'une structure savante, d'un style grandiose et élégant. Il fut "Surveyor général" des bâtiments royaux. Dict. F.M. : Des discutions aujourd'hui éteintes se sont élevées naguère autour du problème de sa qualité maçonnique. Il est à présent démontré qu'il fut bien franc-maçon, et même que son initiation, antérieure à la fondation de la Grande Loge d'Angleterre, se situe sans doute en 1691. En revanche, sa prétendue grande maîtrise de la Franc-Maçonnerie opérative semble être née de l'imagination de J. Anderson. en angl. Edimburgh, cap de l'Ecosse, sur l'estuaire du Forth; 420'000 h. Centre commercial et universitaire. Château, avec quelques parties médiévales, et autres monuments. Musées. Festival annuel, essentiellement musical. Dict. F. M. : La Loge n° 1 d'Edimbourg dite Mary's Chapel, est l'une des grandes Loges dont l'origine se perd "dans la nuit des temps". On ignore la date de sa fondation. Le plus vieux se trouvant dans ses archives date du 31 juillet 1599. Bibl.: D. Murray Lyon. History of the Lodge of Edimbourgh. 1873. (Edimbourg 1430 -Roxburgh Castle 1460). Il profita de la guerre des Deux- Roses pour tenter de reprendre les dernières possessions anglaises en Ecosse. 1700-1778, 1er Grand-Maître, maçon d'Ecosse. (Dunfermline 1600 - Londres 1649), roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande (1625-1649) fils de Jacques Ier Stuart. Poussé dans la voie du despotisme par ses ministres Buckingham, Strafford, l'évêque Laud, ainsi que par sa femme, Henriette de France, il souleva une violente opposition parlementaire; la pétition de Droit (1628) l'amena à renvoyer le Parlement (1629) et à gouverner seul. La menace Ecossaise l'obligea à convoquer en 1640 le Parlement (Court, puis Long Parlement 1640-1653) qui envoya Strafford, puis Laud à la mort. (Londres 1630-id. 1685), roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande (1660-1685), fils de Charles I et d'Henriette de France. Exilé après la victoire de Cromwell, son retour en Angleterre (1660) fut facilité par le ralliement de Monk. Il blessa le sentiment national anglais en s'alliant avec la France contre la Hollande pour s'assurer les subsides de Louis XIV (1664-1667) et en pratiquant la tolérance à l'égard des catholiques. Aussi dut-il affronter l'opposition du Parlement, hostile aux catholiques et à son frère, le futur Jacques II, contre lequel le Parlement essaya d'imposer le Bill d'exclusion (1681), ce qui entraîna la dissolution de l'Assemblée. forme francisée de Stewart, nom d'une ancienne famille qui régna sur l'Ecosse (1371-1714-Robert II, Robert III, Jacques Ier, Jacques II, Jacques III, Jacques IV, Jacques V, Marie Ière Stuart) et sur l'Angleterre (1603-1714-Jacques Ier, Charles Ier, Charles II, Jacques II, Marie II Stuart, Anne). Elle eut pour fondateur Alan Fitzalan (XIIe s.) dont les descendants reçurent le titre de stewart (sénéchal) d'Ecosse. L'acte d'Etablissement en 1701, qui assurait la couronne d'Angleterre à un prince protestant, en priva le prétendant Jacques Francis Edouard, puis son fils Charles Edouard, mais l'agitation jacobite se poursuivit en Ecosse jusqu'à la mort du dernier descendant en 1807. (Londres 1665-1714) reine d'Angleterre et d'Irlande (1702-1714), fille de Jacques II. Elle lutta contre Louis XIV et réunit l'Ecosse et l'Angleterre sous le nom de Grande -Bretagne (1707) Dict. F.M. : 1672-1742. Premier en date des Grands Maîtres de la Grande Loge fondée à Londres le 24 juillet 1717. Dict. F.M. : (?-1757).Fut à deux reprises Grand Maître de la Grande Loge d'Angleterre, en 1718-1719 et en 1720-1721. Il fut le dernier. Grand Maître roturier. Son rôle fut important dans les travaux de compilation et de révision des anciennes constitutions d'ou sortirent les Constitutions d'Anderson en 1723. Lui-même en composa les Régulations.683 1683-1744, né à la Rochelle. Fils d'un ministre huguenot français, qui émigra en Angleterre après la révolution de l'Edit de Nantes. Il prit à Londres ses grades en théologie et devint membre de la Royal Society, ainsi que membre correspondant de plusieurs académies étrangères, dont l'Académie des Sciences de Paris. Il se signala dans le domaine scientifique par de nombreux mémoires et des inventions. Dict. F.M.: Selon une tradition, il aurait été initié à la Loge Antiquity n° 2, l'une des quatre Loges fondatrices de la Grande Loge de 1717. Elu Grand Maître en 1719. Mort en 1744. La carrière de ce Franc-Maçon, illustre entre tous, fut féconde. Il joua un rôle de premier plan dans les premières années de la Grande Loge, les travaux préparatoires et la promulgation des constitutions d'Anderson en 1723. Ministre anglican, il ne renia jamais sa foi chrétienne. L'un de ses fils reçut les ordres. Selon Bernard Fay, il fut le pédagogue de l'Angleterre hanovrienne. Duke of Montague, en 1721, Grand-Maître de la Grande Loge d'Angleterre. Dict. F. M. : (1680-1739). Né à Aberdeen (Ecosse), il fit ses études théologiques dans cette ville et devint, en 1710, ministre de l'église presbytérienne de Swalow Street, dans le quartier de Picadilly, à Londres, dont le père de J.-Th. Désaguliers, le Rév. John Désaguliers, avait naguère été le desservant. L'Eglise était affectée aux réfugiés huguenots français. Très lié avec J.Th. Désaguliers, il conserva son poste jusqu'en 1734, puis, à la suite d'un différend avec ses ouailles, prit la paroisse dont l'église était située dans Lisle Street, à Leicester Square, où il demeura jusqu'à sa mort. Il perdit presque toute sa fortune dans le célèbre krach du South Sea Bubble (1720). Peut-être fut-ce au moins l'une des raisons pour lesquelles la jeune Grande Loge le chargea, le 29 septembre 1721, de l'important travail de compilation des Constitutions parues en 1723. La date de son initiation demeure paradoxalement inconnue. En dehors des Constitutions, il a laissé plusieurs sermons, notamment celui intitulé Unit in Trinité (1733), témoignages de sa foi chrétienne. Il prit la défense de la Franc-Maçonnerie dans une réponse aux divulgations de Samuel Richard, et cette Défense of Masony montre un esprit sinon d'envergure du moins sincèrement et profondément attaché à l'Ordre. On sait de sa vie maçonnique qu'il fut Vénérable de la loge n°17, Grand Surveillant et chapelain de lord Buchan. Il mourut le 28 mai 1739, des rites maçonniques accompagnères ses obsèques chrétiennes. Dict. F.M : Il n'apparaît pas qu'Anderson eut joué un rôle ni même pris la moindre part personnelle aux événements qui conduisirent à la constitution de la Grande Loge le 24 juin 1717. On a toutefois observé qu'a la fin de la première partie de ses Constitutions, lui-même nous dit que durant la Grande Maîtrise du duc de Montague, des hommes d'Eglise et des universitaires (Clergymen and learned scholars) vinrent apporter leur adhésion à la jeune société. Cet apport d'intellectuels peut expliquer qu'Anderson fut choisi, suivant sa propre expression, "pour refondre les vielles constitutions gothiques". En décembre 1721, une commission de "quatorze Frères érudits" fut chargée d'examiner son travail et d'en faire rapport. En mars 1722, après quelques amendements, elle donna son approbation, et en janvier 1723 le Livre des Constitutions, imprimé, fut mis en vente. Epuisé en février 1735, il connut une deuxième édition en 1738, revue et augmenté d'une consultation précieuse pour la postérité, car l'on y trouve la relation des débuts de la Maçonnerie spéculative, sur laquelle sans cette réédition, nous serions beaucoup moins renseignés. Consécration de la gloire, à la même époque parut un plagiat, le Pocket Compagnon for Freemasons, de William Smith. Analyse.- Le Livre des Constitutions se compose de deux parties, la première prétendue historique, la seconde intitulée The Charges of a Free Mason, exposant les principes de l'Ordre. 1. Partie historique. Cette première partie est une histoire de l'Architecture, qui se confond avec la Maçonnerie opérative tout naturellement. On y trouve le mépris des contemporains d'Anderson pour le style "gothique" et leur préférence pour le style palladien. Sa valeur historique est nulle. Bourrée d'erreurs grossières, d'anachronismes, de récits fantaisistes, elle présente même l'incroyable lacune de ne pas mentionner en conclusion la fondation de la Grande Loge. Rien de plus décevant pour le moderne, si peu renseigné sur l'époque de transition entre les opératifs et les spéculatifs, que cette compilation où transparaît un prédicateur verbeux assuré de ne pas être interrompu. Ces défauts d'Anderson devaient aussi lui mériter les attaques furieuses des érudits ultérieurs, notamment de W. Begemann, au point que de nos jours, Anderson, finit par être l'objet d'un parti-pris systématique de suspicion, et que la défiance à son égard, chez les spécialistes, prit figure de brevet d'esprit critique. 2. The Charges of a Free Mason (Obligations d'un Franc Maçon) Cette seconde partie forme un contraste avec la précédente. Anderson fut d'ailleurs probablement aidé pour la mettre au point, peut-être par cet esprit remarquable que fut J. Th. Désaguliers. Elle se subdivise comme suit : I : Touchant Dieu et la Religion. II : Touchant la magistrat civile. III : Touchant les Loges. IV : Touchant les Maîtres, Surveillants, Compagnons et Apprentis. V : Touchant la conduite sur l'Ordre au travail. VI : Touchant la manière de se comporter -1 En Loge formée, -2 Quand la Loge est finie et que les Frères sont en salle humide, -3 Lorsque les Frères se retrouvent ensemble sans nul étranger, mais non en Loge, -4 En présence des étrangers (non-maçons), -5 A la maison et dans le voisinage, -6 Envers un Frère étranger. La partie réglementaire des Constitutions ne peut être analysée ici. En revanche, le fameux article premier mérite d'être rappelé. Article premier : Touchant DIEU et la RELIGION Un Maçon est obligé, en vertu de son état, d'obéir à la loi morale, et s'il entend bien l'Art, il ne sera jamais un stupide athée ni un irréligieux libertin. Encore que dans les temps anciens, les maçons fussent obligés de professer, dans chaque pays, la religion de ce pays ou de cette nation, qu'elle quelle fût, il est tenu pour plus idoine aujourd'hui de ne les assurer qu'à cette religion sur laquelle tous les hommes sont d'accord. Elle consiste à être bons, sincères, hommes d'honneur et de probité, par quelque dénomination ou croyance particulière qu'ils puissent être distingués. D'où il suit que la Maçonnerie est le centre d'union et le moyen de concilier une véritable amitié entre personnes qui, autrement, seraient demeurées à une perpétuelle distance.- Dict. F.M. : (Vieux Devoirs). Nom donné aux manuscrits du Moyen Age et de l'Ere de transition par lesquels la Franc-Maçonnerie antérieure à 1717 nous est connue. Anderson nous indique dans la deuxième édition de ses Constitutions (1738) qu'un certain nombre de vieilles constitutions "gothiques" furent brûlées en 1720 par certains Frères scrupuleux, qui craignaient qu'elles ne tombassent en mains profanes. Ce crime de vandalisme nous a longtemps privé de tout moyen de connaissance de la Franc-Maçonnerie opérative. Fort heureusement, les inlassables efforts de la loge Quator Coronati n° 2076, poursuivis depuis 1884, et particulièrement ceux de l'éminent historien W.J. Hughan, ont peu à peu permis de la reconstituer partiellement. Les Old Charges se présentent comme des règlements, divisés en articles, et précédés d'une partie historique, en fait légendaire. Anderson conservera d'ailleurs ce plan. Les plus anciens sont un poème, le Regius et le Manuscrit Cooke (fin du XIVe s.). On y trouve des développements sur la "Géométrie", laquelle est synonymes d'Architecture, mêlés à des récits hagiographiques, dont le plus typique demeure celui des Quator Coronati, c'est à dire des quatre bienheureux patrons de la Franc-Maçonnerie, martyrisés sous Dioclétien. Les naïfs auteurs médiévaux y célèbrent aussi Euclide, auquel ils font un mérite inattendu :celui d'avoir introduit la "science de Géométrie" en Egypte, d'ou elle fut apportée en Angleterre sous le règne du pieu roi Athelstane. Le Temple de Salomon est, bien entendu, décrit et admiré, le tout mêlé de considérations sur les sept arts libéraux, sur les deux colonnes, la Tour de Babel, Abraham, le tout avec la même candeur. Dict. F.M. : poème maçonnique de la fin du XIVe. s. (794 vers). Ce fut J. Haliwell qui, en 1840 seulement, découvrit son véritable caractère et en fit le commentaire. Il a été depuis lors publié et analysé à plusieurs reprises grâce à la loge Quator Coronati n° 2076. L'auteur est un clerc demeuré inconnu. Cet inestimable manuscrit se trouve au British Muséum. Dict. F. M. : (Manuscrit) (env. 1425). En l'état actuel de la recherche, ce manuscrit est après le Regius, le plus ancien document maçonnique connu. Il est écrit en prose. La première règle maçonnique, y lisons-nous, est "d'aimer Dieu, la Sainte Eglise, et tous les Saints". Le pieu auteur ajoute que ce fut lors de leur captivité en Egypte que les fils d'Israël s'initièrent à l'art de bâtir, où il avait été apporté par Abraham et où Euclide lui avait donné le nom de Géométrie. Ils l'apportèrent eux-mêmes dans la Terre Promise, où Salomon édifia son Temple, avec le concours de 80 000 maçons, qui se répandirent ensuite sur le monde, parvenant jusqu'en Angleterre. Telle fut l'origine de la franc-maçonnerie. Ces naïves traditions du métier ont la même fraîcheur que certaines enluminures des missels de l'époque, et leur beauté toute opérative se suffit à elle-même, sans qu'il soit besoin de faire, comme certains des anachronismes de projection, en imputant aux maçons du Moyen-Age un symbolisme tout moderne. On a observé que c'est dans le manuscrit Cooke que se trouve pour la première fois le mot "spéculatif", mais il est synonyme de théorique et s'applique à la géométrie par opposition à la construction matérielle. La franc-maçonnerie spéculative au sens où nous l'entendons, n'est née que plusieurs siècles plus tard. Ce manuscrit entre tous vénérable se trouve depuis 1859 au British Muséum. Dict. F. M. : 1. Suivant la tradition, quatre maçons nommés Claudius, Castorius, Symphorianus et Nicostratus, martyrs sous la persécution des Dioclétiens, et canonisés par l'Eglise. Fêtés le 8 novembre. Bède le Vénérable les cite sous d'autres noms et non comme maçons mais comme soldats. Le récit de leur martyre revient souvent dans les manuscrits de la Franc-Maçonnerie opérative, dont ils furent les saints patronaux. Ils furent particulièrement vénérés à Anvers, dont la guilde prit leur nom, et par les Steinmetzen d'Allemagne. 2. Nom de la fameuse loge de recherches n° 2076 de la Grande Loge d'Angleterre, fondée en 1884. Les buts de la loge Quatuor Coronati sont de créer un centre pour la recherche historique maçonnique, de discuter en loge les communications savantes, de publier les manuscrits et documents maçonniques inédits, de manière à leur assurer une diffusion mondiale, de mettre à la disposition de ses membres son inestimable bibliothèque, ainsi que son musée. Le nombre des membres titulaires est limité à quarante, chiffre qui n'a jamais été atteint. Ils sont choisis parmi des maçons hautement qualifiés en raison de leur valeur littéraire, artistique ou scientifique et de leurs travaux. La loge comprend en outre dans tous les pays du monde des membres correspondants (dix mille environ). Les plus éminents savants on fait partie de cette loge, à coup sur la première loge du monde, et dont la revue annuelle, Ars Quatuor Coronatorum, est d'un niveau élevé. Le grand mérite de la loge est d'avoir procuré un cadre à ces chercheurs qui, depuis la fin du XIXe s., ont vraiment créé la maçonnerie scientifique. 3. Nom d'une loge de recherches allemande, constituée sur le modèle de son illustre devancière. Dict. F.M. : Les mystères de l'antiquité ont été beaucoup sollicités par les interprètes modernes au soutient de ceux de la Franc-Maçonnerie, et à contresens une énormité historique a été d'admettre en l'occurrence un lien de filiation. Elle apparaît dès 1737 dans le Discours de Ramsay : "Oui, Messieurs, les fameuses Fêtes de Cérès à Eleusis, d'Isis en Egypte, de Minerve à Athènes, d'Uranie chez les Phéniciens, et de Diane en Scythie avaient du rapport aux nôtres. On y célébrait des Mystères, où se trouvaient des vestiges de l'ancienne religion de Noé et des Patriarches." Ces énormités devaient être reprises depuis lors à satiété. Sous une forme différente mais tout aussi inacceptable, d'autres ont usé depuis le XVIIIe s. du symbolisme comparé, ou en ont plus exactement abusé pour procurer des titres au Rituel maçonnique. Ils ont raisonné par paralogismes, mis en valeur des ressemblances fortuites, admis les analogies les plus vagues, présenté pour certitude des comparaisons forcées, avec beaucoup d'infatuation et fort peu de simple bon sens, à défaut de connaissances historiques. Excusables au XVIIIe s. (tout comme la partie pseudo-historique des Constitutions d'Anderson, ultime écho des opératifs), voire même au XIXe. s., ces divagations ne le sont plus aujourd'hui, où des générations d'hellénistes et d'historiens ont restitué aux Mystères antiques leur signification véritable.
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