![]()
La Loge MèreRudyard Kiplig
|
|
Il y avait Rundle, le chef de la station, Beazelay, des Voies et Travaux Ackmann, de l’Intendance. Et Blake, le sergent instructeur, Qui fut deux fois notre Vénérable, Et aussi le vieux Franjee Eduljee, Qui tenait le magasin "Aux denrées européennes".
Dehors, on se disait "Sergent, Monsieur, Salut, Salam !" Dedans, c’était: "Mon frére !" et c’était bien ainsi. Nous nous rencontrions sur le Niveau et nous nous quittions sur l’Équerre. Moi, j’étais Second Diacre dans ma Loge - mère, là bas !
Il y avait encore Nola Nath, le comptable, Saül, le juif d’Aden, Din Mohamed, du bureau du cadastre, Le sieur Chuckerbutty. Amir Sing, le Sick, Et Castro des ateliers de réparation, Qui était catholique romain.
Nos décors n’étaient pas riches, Notre temple était vieux et dénudé, Mais nous connaissions les anciens landmarks Et les observions scrupuleusement. Quand je jette un regard en arrière, Cette pensée, souvent, me vient à l’esprit: "Au fond, il n’y a pas d’incrédules Si ce n’est, peut être, nous mêmes!"
Car tous les mois, après la tenue, Nous nous réunissions pour fumer; Nous n’osions pas faire de banquets (de peur d’enfreindre la règle de caste de certains Frères) Et nous causions à coeur ouvert de religions et d’autres choses, Chacun de nous se rapportant Au Dieu qu’il connaissait le mieux.
Bien souvent depuis lors, Mes pas, errant au service du gouvernement, Ont porté le salut fraternel De l’Orient à l’Occident, Comme cela nous est recommandé, De Kohel à Singapour. Mais combien je voudrais les revoir tous Ceux de ma Loge - mère, là - bas!
Copyright © 2001. Fidélité et Prudence |