Vénérable Maître et vous tous Mes Très Chers Frères,
Je me limiterai uniquement à sept observations à l’issue
de cette belle tenue.
1
Après l’élection de notre Vénérable et de son
collège d’officiers, lire un extrait des Vers d’Or de Pythagore
philosophe du VIe siècle ne peut qu’accroître la sagesse de
ceux qui ont été élu puisqu’ils travailleront en « excellente
intelligence d’en haut » pour le bien de notre Loge et de la
Franc-Maçonnerie en général.
2
La présence de quelques cinquante Frères à l’occasion
de cette élection constitue une preuve d’estime et d’attachement
à la Loge Fidélité et Prudence et le score qu’obtient notre
candidat-Vénérable prouve la justesse de sa, candidature
approuvée par la reconnaissance de ses Frères.
3
Mon cher Hartin, ton élection me rappelle une
coutume couramment utilisée dans la noblesse et l’ancien régime,
Il était d’usage que le noble
occupe une première place à l’église
porte l’épée
ajoute un pigeonnier au toit de sa maison.
Ce soir
la place de notre Frère Hartin est à la place réservée
au Vénérable.
le porte de l’épée pour notre Frère Hartin devient
la tenue du maillet
enfin la construction du pigeonnier nous fait penser
à l’unité de la Loge, à se manière de regarder au loin
pour guider son évolution et les transformations qui
peuvent survenir.
4
Mon cher Frère Hartin, puisses-tu toujours rester
ce poseur de questions pour toi, pour La Loge pour la F.M. Pierre
Dumayet dans Autobiographie d’un lecteur, Pauvert, 2000, nous
livre une confidence:
«Souvent je me demande quel rôle joue la
question dans la communication. Est-elle indispensable ? Je
crois qu’on pourrait la comparer à une petite cuillère : si
on tient sa part de tarte bien en main, on peut se passer de
petite cuillère. »
5
En pensant à la fonction de la colonne d’harmonie
et à la reconnaissance que nous devons aux Frères qui réjouissent
nos coeurs, je pense ce soir à ce vers de Lamartine (Première
méditation poétique)
«Je chanterai pour lui un hymne où mes vers
seraient une note sacrée de ce cantique incessant et universel
que toute créature doit chanter devant son créateur. »
6
Notre Frère Hartin, répond à cette belle citation
de Lamartine du 27. 9 1858, au sujet de la F.M.
«Vous n’êtes, selon moi, que les grands éclectiques
du monde moderne, vous prenez dans tous les systèmes, dans toutes
les philosophies, les principes les plus évidents, éternels
et immuables de la morale universelle et vous en faites le dogme
infaillible et unanime de la fraternité. Vous écartez tout ce
qui divise les esprits, professez tout ce qui unit les coeurs,
vous êtes les fabricateurs de la concorde, Vous jetez avec vos
truelles, le ciment de la vertu dans fondements de la société.
»
7
Mon cher Hartin, tes propos nous touchent, ils
sont les paroles d’un Frère qui accepte de s’engager pour pratique
l’estime fraternelle de la Franc-Maçonnerie de demain dont tu
deviens ce soir l’animateur et le porte-drapeau.
Vénérable Maître et vous tous mes très chers
Frères, je vous remercie.