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PlancheduFrère Orateurlors de la Tenue au 3ème degrédu23 novembre 2006
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Mort du vieil hommeVoilà, un nouveau maître nous est donné. Il a dépouillé le vieil homme lorsqu'il a été initié, il a connu l'étoile flamboyante en devenant compagnon, il est mort et ressuscité en devenant maître. C'est une nouvelle"mort du vieil homme" en quelque sorte qu'il vient de vivre. A mon sens cette mort, l'avant dernière, est le symbole de l'acception du fait que nous devons mourir, au moins pour une part de nous celle des préjugés. Nous devons accepter de mourir, de mourir à nouveau et de mourir encore une fois jusqu'à la dernière mort, l'ultime, celle dont même nos frères ne nous tireront pas. Mais ils garderont alors en leur mémoire le Jeune homme qui séjournait dans la dépouille inanimée. En ce sens, nos frères sont les garants d'une certaine éternité ou du moins d'une certaine pérennité. Etre maître c'est avoir accepté de mourir, c'est avoir vécu cette dénudation, c'est accepter de renaître une fois de plus mais cette fois parmi des maîtres. " C'est une chose misérable que de penser être maîtres ans avoir jamais été élève" (F de Rojas Espagne 16ème siècle). Etre un maître, c'est accepter d'être une source, de tout faire pour qu'elle ne tarisse pas, c'est avoir des convictions, une détermination, une action, dans la cohérence. C'est aussi accepter d'être à l'écoute, mais d'être ferme parfois caricatural, voire excessif, c'est frapper les esprits plutôt que de les anesthésier. C'est devenir sciemment parfois l'homme à abattre. Hiram était un maître. Il est devenu l'homme à abattre. Nous sommes tous susceptibles d'être tenté d'abattre le maître. L'exemple des trois compagnons félons n'est pas là pour nous montrer ce qu'il ne faut pas faire. Peut être même au contraire nous ont ils permis de vivre l'expérience de l'illusion de la mort et la certitude d'une résurrection par nos frères, en nos frères. Peut être Hiram n'avait-il pas de secret si ce n'est celui de la pérennité des idées, de la pensée, du débat, de la remise en question. C'est en tuant Hiram que le secret a été dévoilé, une certaine immortalité de la beauté, de la sagesse et de la force des cinq points parfaits de la maîtrise. N'ayons désormais pas peur d'être maître. Nous n'avons rien à craindre car nous n'avons rien à perdre et ceci parce que l'amour de nos frères nous est acquis, que le nôtre leur est acquis, à jamais, ici et ailleurs Léon B. |