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PlancheduFrère Orateur
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Saint Jean d’hiver 2008 LOGE EPHEMERE
Mes B :. A :. F :. Nous voici à nouveau réuni pour célébrer la St Jean d’hiver selon la coutume la plus dépouillée de notre O :. la L :. Éphémère. Nous sommes en train d’installer une tradition et, comme toutes les traditions, nous devons veiller à ce qu’elle ne devienne pas un simple rendez-vous. Encore que, si celui-ci est le pont de convergence de nos interrogations les plus profondes, pourquoi pas ! Ce qui est certain en revanche c’est que l’instant de cette Tenue est à lui seul une source de remise en question intérieure. Habituellement nous nous retrouvons en L :. de M :., cette année grâce à l’initiative de l’un d’entre nous, nous nous retrouvons sur le chantier des A :., celui que bien des M :.M :. Ne quittent qu’en apparence et que d’autres aiment à pratiquer sans cesse car c’est sans doute celui sur lequel le travail est le plus rude. Celui sur lequel le travail est entièrement dédié à la taille de la pierre, sous bien des aspects, le plus difficile car il requiert de l’ouvrier d'accepter d’être guidé, ce que certains M :. M :. Oublient, croyant par je ne sais quelle vanité que le Milieu est le centre. Ainsi donc le G :.A :.D :.L :.U :. a choisi pour nous inviter au travail de façon inattendue et c’est son dessein de nous conduire à l’intérieur de nous-mêmes par la voie du chantier des A :. . Est-ce à dire qu’il l'estimait nécessaire? Peut-être nous a-t-il invité à revenir vers nous-mêmes, là où la vraie Lumière n’est pas celle que l’on voit mais celle, mystérieuse qui nous illumine. Plus précisément encore, celle qui parmi les gravas de la vie nous guide. Non point pour nous épargner de quelque façon que ce soit, mais pour amener à saisir des réalités profondes, celles que notre ego nous masque volontiers en nous faisant croire que nous sommes au-dessus d’elles. Vous le savez bien, il ne s’agit pas de repousser la juste reconnaissance de nos actes les meilleurs. Le chemin que le G :.A :. Souhaite nous faire emprunter ce soir est celui qui conduit au milieu de nous en évitant soigneusement d’en être le centre. Toute la différence subtile qui existe entre le centre et le milieu repose dans le fait qu’au milieu on est parmi d’autres alors qu’au centre on devient l’objet d’attraction, celui où l’égocentrisme est la référence et non pas le partage. Sachant que le chantier où nous sommes ce soit est celui du dégrossissage, prenons garde à ce que la main qui conduit le marteau ne soit pas détournée des son acte salutaire par celle qui tient le ciseau et qui, par peur du résultat, cherche inconsciemment à dévier l’action vers un coup dont le résultat sera nécessairement moins décisif que celui voulu par notre « MOI ». N’oublions pas mes T :. C :.F :. qu’aussi bien taillée que puisse être sa pierre elle ne présente aucun intérêt si elle n’est pas conçue et pensée pour décorer l’édifice qu’ensemble, avec nos forces et nos faiblesses, nous avons décidé d’ériger pour le bien de l’Humanité. Pour accomplir cette construction, nous devons sans cesse nous souvenir que c’est de l’apport de tous qu’il naîtra et rayonnera au-delà de nos espérances. Ensembles nous nous sommes déjà posé la question de savoir pourquoi les ténèbres seraient-elles plus propices à cette mise en perspective que la lumière. Tout simplement car c’est depuis les ténèbres que l’on peut le mieux observer les ombres. Celles de notre vanité et notre ignorance étant celles qui portent le plus loin et qui assombrissent le plus nos actes et, dans certains cas, les bloquent. En nous conduisant sur le chantier de l’A :., le G :.A :. A, selon moi, voulu nous rappeler que tout est impermanent. Hier puissant aujourd’hui modeste tel est l’exercice que le vrai M :. doit pouvoir accomplir, non pas comme une fatalité mais comme la source d’enrichissement la plus noble qui soit, celle qui permet de se remettre en cause. Une fois encore, il n’est pas question une seconde de se dénigrer mais de savoir qu’en réalité, il n’y a qu’une seule vérité, celle qui permet de mourir pour mieux renaître. Nous l’avons tous expérimenté lors de notre Initiation. Ainsi donc le M :. est toujours le novice de son propre chantier, au même titre que le dernier A :. rentré dans notre O :. Puisque pour l’un comme pour l’autre, chaque jour le chantier recommence avec ses défis, ses inconnues, ses joies et ses peines. C’est de leur cohabitation que peut fermenter l’élixir de la Connaissance. Tout simplement pour que notre quête dans les ténèbres ne soit pas vaine et qu’en permanence nous nous souvenions qu’elle est conduite dans l’humilité. La partie la plus complexe de notre chantier est celle qui consiste à se rapprocher de notre « ETRE » sans lequel « FAIRE » et « AVOIR » n'ont soit pas de sens soit impossibles à réaliser. Pour atteindre l’ « ETRE » nous devons commencer par mettre notre mental à l’arrêt car celui-ci veut, en permanence catégoriser et comparer et devient l’écran qui bloque l’accès à l’ « ETRE ». Le chemin qui conduit à l’ « ETRE » est celui de la paix profonde et ceux qui ne parviennent pas à quitter les turbulences de leur mental ne sauront le trouver et seront, inévitablement des mendiants, même si, matériellement, ils sont très riches car ils sont condamnés à se tourner vers l’extérieur, seul espace qui leur permet de briller et de grappiller les miettes d’une bonheur nécessairement éphémère. « ETRE » est la parcelle d’éternel qui est en nous et qui existe par delà le cycle de la naissance et la mort. L’ « ETRE » est inaccessible par le mental il n’est accessible que lorsque le mental s’est tu. En réalité, ni Dieu ni Etre ni quelque autre expression que ce soit qui est rattachée à ces mots ne peuvent permettre de définir l’ineffable réalité qui se cache derrière l’expression. Il en découle que l’unique question pertinente qu’il convient de se poser est de savoir si elle permet ou empêche l’expérience qui la désigne. En d’autres termes le mot ou expression employé est-il directement lié à la réalité transcendantale qui existe au-delà de lui-même ou bien son emploi abusif l’a-t-il réduit à une simple idée dont l’exploitation n’est que mentale et donc vide. C’est ainsi que le mot « ETRE » en tant que tel n’est l’explication de rien seul. En revanche, son approche par l’intérieur est, elle, un concept ouvert et donc accessible à celui qui a su faire taire son mental et son compagnon de route le plus résistant, l’égo. « ETRE » étant l’essence même « je suis » il précède « je suis ceci ou cela » et il est nécessaire de franchir le pas le plus difficile celui qui sépare « ETRE » et l’expérience « d’ETRE ». Or ce qui entrave le plus l’accès à l’expérience d’ « ETRE », c’est le mental et l'incapacité de le faire taire est une réelle affliction. L’invitation à l’introspection qui nous est faite en ce moment précis est de savoir écouter le silence en toute tranquillité. Rien n’est possible dans le bruissement continuel de notre mental et le meilleur moyen de parvenir à ce calme nécessaire pour passer de l’autre côté de notre « MOI » est une respiration lente, mesurée qui accapare la totalité de votre pensée. Cet exercice, d’une simplicité déconcertante est, en fait d’une très grande difficulté et demande une très grande concentration. Livrez-vous à l’exercice, dans le calme et vous sentirez, petit à petit, la sérénité venir en vous. La paix intérieure a besoin du calme extérieur pour exister. La concentration extrême sur votre seule souffle, celui sans lequel vous mourrez, vous emporte en douceur mais avec certitude loin du vacarme de votre mental. Il vous entraîne au dépouillement de la plénitude. Installons-nous dans le don, pas le seul don matériel qui est fait de peu, mais le don de nous-mêmes par nos actions. Veillons à ce que le don soit nôtre et pas celui de nos héritiers. Le proverbe ne dit-il pas que la chemise du mort n’a pas de poches ? Le dépouillement, mes B :.A :.F : est l’outil indispensable à notre esprit pour que la Lumière puisse l’atteindre, mais veillez à ne pas confondre dépouillement et pauvreté. Ne devenez pas votre propre mendiant, cela voudrait dire que vous êtes, une fois de plus, abusé par votre mental. Notre don n’a d'intérêt que s’il permet aux deux, donateur et récipiendaire se grandir. Au moment où les ténèbres sont vainqueurs de la lumière, souvenons-nous mes B :. A :. F :. que notre quête comme notre don ne sont utiles que si tous deux visent à faire grandir l’autre comme soi-même. L’ « ETRE » ne s’exprime pleinement dans l’unité avec le Tout est donc dans la Paix. V:.M:., j'ai dit
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