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Réflexion d’un franc-maçon sur l'abolition de la peine de mort |
publié dans la revue Alpina 11.2007
Pourquoi devrions-nous encore une fois au début de ce 21ème millénaire porter haut et fort notre réflexion sur l’abolition de la peine de mort. Depuis 1764, Cesare Bonesana[1] dans son traité "Des délits et des peines"(1764), XXVIII) a montré la voie. Pourtant 243 ans plus tard 69 pays pratiquent encore activement la peine capitale. Il existe donc en l’homme un besoin de justice s’affichant par la vengeance qui se traduit encore dans les nations par une justice particulièrement violente qui manifeste le besoin de venger le crime illégal par le meurtre légal. Ces nations, pour des motifs culturels, philosophiques et religieux restent insensibles aux progrès issus des lumières et de l’évolution de l’éthique. Elles conservent des comportements archaïques dominée par la Loi du talion « Tu donneras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure » (Exode, XXI, 24-25). Elles acceptent pour certaines d’entres-elles le concept de vendetta qui est l’apologie d’une vengeance sacrificielle où le sang de la victime se nourrit de la vengeance contre celui qui l’a versé. D’autre part, la mort légale exprimée par la justice dans une société démocratique au 21ème siècle est la porte ouverte à toutes les guerres, génocides et autres pogroms. En effet, si la vie et tout ce qui est attaché à sa réalité culturelle et ethnique n’est pas respectée fondamentalement dans les lois d’une nation, elle peut être banalisée voire supprimée légalement dans l’intérêt d’une classe politique. Toutes les tyrannies se sont construites de cette façon avec son lot de souffrance. Le 20ème siècle restera dans l’histoire comme celui qui a été le plus meurtrier puisque plus de 90 millions de personnes ont été tuées au nom des idéologies. L’abolition de la peine de mort est aussi importante que l’abolition de l’esclavage, puisqu’elle obéit à la même logique qui est celle de retrouver la dignité de l’être humain. Elle nécessite un combat de tous les jours car son résultat sera, comme nous le verrons par la suite, à la hauteur des enjeux du progrès de l’humanité qui doit nous apporter, non pas la mort sociale par la suppression légale de la vie mais au contraire le respect de la vie pour tous construite autour d’une justice respectueuse des valeurs de liberté et de perfectibilité. La suppression légale d’une vie au nom de la société est la négation du progrès puisqu’elle contient en germe l’impossibilité de se perfectionner. En septembre 2006, soixante-neuf pays[2] pratiquent encore activement la peine capitale selon Amnesty International et quatre-vingt neuf Etats[3] ont à ce jour aboli la peine de mort La Chine arrive largement en tête, avec officiellement 1 770 exécutions par an Mais le chiffre réel s’approcherait des 8 000 condamnations. Viennent ensuite l’Iran (94 exécutions), l’Arabie Saoudite (86) et les Etats-Unis (60). A eux quatre, ces pays procèdent à 94% des exécutions dans le monde. Les méthodes les plus répandues sont la pendaison et l’arme à feu. Mais un pays pratique l’électrocution et l’injection létale (Etats-Unis), deux autres la décapitation (Arabie saoudite et Irak), et deux autres la lapidation (Afghanistan et Iran). L’Iran assure avoir mis en place un moratoire sur la lapidation, mais selon des militants iraniens, il y aurait eu 2 lapidations en Iran en 2006, et 11 condamnations. D’autres pays[4] prévoient la possibilité juridique d’exécuter un criminel de droit commun, mais ne l’appliquent plus. Ils sont à l’heure actuelle 29. Il faut y ajouter 11 autres pays[5], qui réservent la peine de mort à des crimes exceptionnels tels que la haute trahison, mais qui, en pratique, l’ont également abandonnée. Les autres pays ont aboli la peine de mort pour tous les crimes. Dernier en date : les Philippines, en juin 2006. Selon Amnesty International, chaque année, 3 pays abolissent la peine capitale. Il est extrêmement rare qu’un pays abolitionniste revienne sur sa décision. Seuls 4 pays ont rétabli la peine de mort : le Népal et les Philippines l’ont ré-abolie depuis ; la Gambie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée n’ont, elles, procédé à aucune exécution. En Suisse, Les chambres fédérales votent l’abolition de la peine de mort en 1937 pour les crimes de doit commun mais la maintiennent dans le code pénal militaire. Depuis 1999, son interdiction figure expressément dans la Constitution fédérale. Sur le plan européen, l'étape décisive a été franchie en 1982 avec l'adoption du protocole n° 6 de la CEDH (Convention Européenne des droits de l’homme), qui interdit la peine de mort en temps de paix. De quels droits et par quels moyens se permet-on d’ôter la vie d’un être humain, même mauvais ?La peine de mort légale a accompagné toutes les civilisations. Ce n’est que depuis le 18ème siècle que la conscience de faire autrement a commencé. Le code d’Hammourabi (2285-2242 AVJC) définit les mises à mort par le feu, l’eau et le pal[6]. Les livres du Lévitique et de l’Exode demande la mise à mort dans le cas de meurtre, rapt en vue d’esclavage, idolâtrie, sorcellerie, adultère, inceste, sadisme, bestialité et prostitution. De même, l’inquisition dès le 13ème siècle a mis en place un code de punition pour éradiquer les cathares : La prison au « murus strictus »La prison au « murus strictissimus » Le bûcher à feu ardent, entraînant un trépas rapide Le bûcher à feux doux, prolongeant longtemps le supplice. Rappelons que Philippe le Bel en 1314 a écorché vifs devant des milliers de personnes, châtrés, accrochés à la queue de chevaux puis encore vivant décapités et pendus par les pieds au gibet de Mautfaucon les frères Philippe et Gaultier d’Aulnay, tous deux écuyers du roi suite à leur liaison adultère avec Marguerite de Bourgogne, femme du futur roi Louis X le Hutin et Blanche de Bourgogne. Aujourd’hui, la mise à mort par la justice est semble-t-il plus « humaine » A voir, la mort par injection létale de penthotal, curare, chlorure de sodium. Je te fais asseoir, je te paralyse, je te congèle. Une mort sans douleur. Vraiment sans douleur ? Dans un Point de vue publié par le quotidien Le Monde, Paris, 3 février 2007 (source: aidh.org, dossier du XXI ème siècle) Mario Marazziti, porte-parole de la Communauté de Sant'Egidio et cofondateur de la Coalition mondiale contre la peine de mort informe que "la première exécution par injection létale s'est déroulée au Texas en 1982. Carroll Pickett, un pasteur méthodiste, a accompagné les 95 premiers condamnés à mort. Il a raconté qu'on a fait des essais pendant un mois, qu'ils ont décidé de fixer le brancard au sol, s'étant aperçus que si le condamné se débat, il s'en va dans tous les sens. Et quelquefois l'aiguille sort de la veine : c'est la raison pour laquelle on utilise les deux bras. L'un des deux est en réserve. Puis, tout s'arrête. Il n'y a pas de réaction, parfois un demi-sourire, la respiration cesse. La réalité est tout autre. Une substance à base de curare paralyse les muscles, tandis qu'une autre congèle et détruit. Mais la sensibilité ne disparaît pas, seulement la possibilité de hurler et de se rebeller contre l'horreur. On a la sensation d'exploser de l'intérieur et on ne peut pas même crier. C'est ce qu'a expliqué le British Medical Journal." La guillotine[7] aussi devait "humaniser" la mort. Rapidité, précision. Pas comme le cyanure des chambres à gaz, avec sa mort lente par étouffement. Pas comme la lapidation, si archaïque et barbare, ou le peloton d'exécution, si imprécis. Pas comme la pendaison : la tête peut être arrachée, ou la mort plus lente. Tout cela paraît trop barbare, peu fiable. Pas comme la chaise électrique, qui fait parfois brûler la tête, ce qui n'est pas agréable à regarder. Les exécutions "s'humanisent" aussi pour ceux qui y assistent et pour ceux qui administrent la mort. Après la barbarie, quelques réflexions utopiquesLe trépas d’un assassin, d’un homme ayant tué d’autres hommes peut-il être notre volonté à tous ? Je pense que cette volonté n’est pas un mobile suffisant car la volonté des hommes dépasse parfois la mesure du possible et du permis. Qui n’a jamais voulu d’un monde parfait, où l’on aurait soustrait tous les êtres mauvais, tous les bandits et tous ceux qui font du mal ? Personne. Mais un vœu comme celui- ci ne doit rester qu’abstrait, et ne peut se concrétiser. C’est pourquoi il en est de même pour la peine de mort. Elle doit rester l’expression d’un souhait, comme un souhait qu’il est interdit de réaliser, comme un vœu que l’on ne pourra jamais exaucé car il en est défendu, comme une utopie, qui se masquera derrière une lourde peine de prison à vie… A-t-on aussi pensé à tous les innocents condamnés ? Certes nous ne pouvons le savoir au moment où la sentence est proclamée, mais il est encore plus cruel de réaliser après que l’on a donné la mort à un pauvre homme… On aura tué un homme qui n’a pas fait ce que nous, nous nous permettons de lui faire. Les rôles sont inversés… Nous sommes les coupables et il est la victime… Alors ne méritons-nous pas également la peine de mort ? Le remord aura beau nous torturer rien ne pourra rendre la vie à cet homme. La vie n’est pas aussi simple ; On ne joue pas à tu me tues je te tue. Le droit de l’état face à la vieLa société a-t-elle le droit de supprimer la vie ? A-t-elle une légitimité justicière naturel par la pratique d’une vengeance légale ? Personne ne doute que l’état a un pouvoir de contrainte qui est interdit aux individus. Toute la question est de savoir si ce pouvoir s’arrête avant la mort ou inclus la mort. Nous ne pourrons résoudre ce problème sans poser la notion de perfectibilité de l'homme. En effet, si l’on croit que l’homme est réformable c'est-à-dire qu’il est capable de s'améliorer et de s’amender de ses actes criminogènes, alors la peine ne peut être la mort puisque le condamné vivra un changement qui permettra à terme une resocialisation par une rééducation qui l’amènera à une vraie repentance. Dans cette disposition le condamné purgera sa peine et finalement retrouvera sa liberté guéri de ses perversions ou de ses désirs criminelles. Il ne fait aucun doute que la privation totale de la liberté ne peut être un absolu puisque dans ce cas de figure la société envisage la réintégration et parie sur le changement. Envisager la perte définitive de liberté suppose que l’homme n’est pas perfectible et qu’il n'est pas capable de provoquer le changement. C’est une prime totale à la vengeance et à l'échec de l’évolution psychologique et sociale. Cette attitude cautionnerait le maintien de la peine de mort dans les cas où la perversité et l’inhumanité du justiciable ne justifient aucune réintégration. Mais c’est aussi un revers inacceptable puisque la responsabilité collective envers tous ses membres est mise en défaut et elle n’est donc pas un argument pour la justifier. Il est donc nécessaire d’inscrire la persévérance dans l’action de changement afin que l’homme puisse, quelle que soit sa perversité criminogène, faire honneur à la Société. Il a donc doit à des soins jusqu’à son dernier souffle. La démocratie est un régime qui par principe ne devrait plus exécuter les condamnés à mort puisque elle doit respecter le droit aux personnes et à leurs droits fondamentaux (droit à la vie, légalité de tous devant la loi, le droit à la défense). Le Franc-maçon face à la peine de mortLes Anciennes Obligations des Maçons Francs et Acceptés du 25 mars 1722 dans son premier chapitre[8] qui traite de Dieu et de la religion exprime l’impératif d’obéir à la loi morale[9]. Il est donc utile de comprendre ce que signifie la loi morale en ce début du 18ème siècle. Jusqu’à la révolution copernicienne qui initie le début des lumières, seuls les religions monothéistes apportaient à travers les prêtres dépositaire du savoir la réponse à cette question fondamentale : « Comment devons-nous vivre ». La réponse était donnée dans les textes sacrés (La bible, la Thora le Coran) mais aussi à travers la jurisprudence des institutions religieuses qui, comme nous l’avons vu plus haut, s’affranchissait facilement du décalogue compte tenu des impératifs politiques (croisade, inquisition, templier). A partir du 17ème siècle, l’homme peut se libérer des dogmes religieux et envisager seul son devenir métaphysique. Il est donc capable d’interpréter la loi morale en ses termes : « Pourquoi puis-je avoir un comportement moral ou immoral et pour quel raison devrais-je choisir un comportement moral » Ce n’est plus Dieu qui oriente ma volonté mais c’est ma conscience retrouvée libérée des carcans religieux qui interprète la loi morale. Je ne suis plus en quelque sorte assujettit à la trilogie, chute, péché et rédemption qui trouve sa résolution dans le respect stricte du décalogue ou de l’ancien testament. L’humanisme peut enfin être construit dans la liberté et je deviens le créateur de moi-même parce que j’ai dominé la bestialité et j’ai donné corps à la raison. Il va s’en dire que cette nouvelle liberté ne substitue pas le mal par le bien ce qui veut dire que c’est par la raison qu’il me faudra appliquer la loi morale. Le devoir de l’appliquer est un impératif constitutionnel pour le franc-maçon et comme le dit Kant c’est la nécessité d'accomplir une action par respect pour la loi[10] ce qui veut dire que l’on peut obéir de deux façons[11], soit par respect pour la loi parce que c’est la loi, soit en vue d’un but déterminé qu’on veut atteindre. Obéir à la loi morale veut donc dire pour le franc-maçon qu’il faut qualifier la raison comme un moyen d’appliquer son sens moral compte tenu des vertus développées dans le procédé initiatique. C’est une démarche originale, novatrice et profondément humaniste. Il est bien entendu que tout le développement des rituels est fait pour orienter le sens moral de l'initié vers l’humanisme. D’autre part la méthode maçonnique propose une élévation du niveau de conscience par l’élimination de tous les phénomènes régressifs vers les stades infantiles de l’existence qui enferment les individus sur eux-mêmes. Au contraire, elle propose une démarche qui consiste à s’avancer vers le Tout, à s’ouvrir à l’humanité aux beautés de la nature, de l’art, de la science par la voie des devoirs quotidiens mais aussi par la voie de l'amour et de la pratique active de la fraternité. On voit que le respect de la loi morale est dans ce cas –ci une volonté de construire le temple de l’humanité en commençant par celui qui est en nous et qu’elle débouche naturellement sur la construction d’une société démocratique. La liberté régie par la loi morale d’une société démocratique s’articule à la fois sur l’altruisme et sur la raison. Pour vivre ensemble et construire harmonieusement dans une loge et dans la société la loi morale ne peut pas s’appuyer sur le mal qui est dans l’Ordre philosophique la négation de la raison, dans l’Ordre social la négation du devoir et dans l’ordre physique la résistances aux lois inviolables de la Nature. Un tel choix principiel présuppose le mensonge comme point de départ ce qui favorise l’injustice, l’iniquité, l’anarchie, le dérèglement des systèmes et finalement la mort de la société ou de la loge. La peine de mort est l’aboutissement logique d’un mensonge d’état, du moins dans nos sociétés démocratiques puisque depuis Rousseau nous avons que l’homme n’a pas de nature humaine, qu’aucun programme naturel ou social peut l’enfermer absolument. Il est libre et indéfiniment perfectible. Le code maçonnique nous rappelle que le maçon est un homme libre et bonne mœurs et que dans sa quête du Vrai et Beau il ne met pas de limite à la recherche de la connaissance. Nos maximes contiennent en essence donc la possibilité d'évoluer indéfiniment, ce qui sous-entend qu’un justiciable puisse s’amender si l’éducation qu’il reçoit est correctement appropriée à sa pathologie. Pratiquer la loi morale de notre époqueCondorcet[12] a prononcé les paroles suivantes dans son discours de réception à l'académie française le 21 février 1782: « Dans tous les hommes, l’ignorance est la source la plus féconde de leurs vices : mais c’est surtout pour les hommes revêtus d’un pouvoir suprême, que cette vérité est incontestable…. » Voulons-nous être ces hommes qui puisent leur force et affermissent leur volonté dans l’ignorance, qui acceptent les dogmes comme un guide de vie au mépris de sa propre liberté de conscience, qui autorisent la mort légale pour satisfaire son instinct de vengeance. Je ne le crois pas, car en tant que Franc-maçon nous sommes les dépositaires d’un pouvoir suprême qui est celui de pratiquer la loi morale de notre époque qui est du reste la même depuis les lumières, je veux dire faire le bien pour l’amour du bien et croire en l’homme et en sa perfectibilité. C’est dans cette attitude que la Franc-maçonnerie par ses adeptes sera le phare qui illuminera le respect de la vie et qui donnera à tous les justiciables quelles que soient leurs actes des chances véritables de réhabilitation et de réintégration. Sans ces possibilités, le respect de la vie demeure une hypocrisie. André M. [1] Criminologue, économiste et juriste italien (1738-1794) influencé par les Encyclopédistes, surtout le baron de Montesquieu. [2]
Ces Etats prévoient la peine capitale dans leur
législation et l'appliquent dans les faits : [3]
Ces Etats ont aboli la peine de mort en droit
pour tous les crimes : [4] Algérie Bénin Brunei Darussalam Burkina Faso Centrafrique Congo Gabon Gambie Grenade Kenya Madagascar Maldives Mali Maroc Mauritanie Myanmar (Birmanie) Nauru Niger Papouasie Nouvelle Guinée Russie Sri Lanka Suriname Togo Tonga Tunisie [5] Albanie Argentine Bolivie Brésil Chili Fidji Iles Cook Israël Lettonie Pérou Salvador [6] Le pal est une forme d'exécution se rapprochant de l'empalement. L'empalement permet d'exécuter un nombre important de personnes en un espace restreint et sans nécessiter un matériel complexe. Selon une méthode illustrée sur des reliefs assyriens, la victime était empalée juste en dessous du sternum sur un pieu planté à la verticale, puis laissée telle quelle jusqu'à ce que mort s'ensuive. Source : Wikipédia [7] Le 6 octobre 1791, l'Assemblée législative promulgue une loi déclarant que « tout condamné à mort aura la tête tranchée ». L'appareil fut testé à l'Hospice de Bicêtre. Mais, en l'absence de plans précis pour la construction de la machine, la suggestion de Guillotin, bien qu'initialement soutenue par Mirabeau, mettra plus de deux ans à entrer en application. Le premier projet de guillotine avait une lame horizontale. C'est le docteur Louis, célèbre chirurgien de l'époque, qui préconise, dans un rapport remis le 7 mars 1792, la mise au point d'une machine à lame oblique, seul moyen de donner la mort à tous les condamnés avec rapidité et sûreté, ce qui n'était pas possible avec une lame horizontale .Le constructeur de la première guillotine fut un facteur de clavecins prussien, établit à Paris, nommé Tobias Schmidt, ami personnel du bourreau de la capitale Charles-Henri Sanson. Schmidt fabriqua la machine pour la somme de 812 livres. Il faut noter que jamais le docteur Guillotin n'assistera à la moindre exécution capitale, et que, jusqu'à sa mort survenue en 1814, il déplorera en petit comité que son nom soit associé à la machine dont il n'avait fait que préconiser l'étude et l'usage. Au final, et contrairement à ce qui a été maintes fois dit et écrit, le docteur Guillotin n'a pas été victime de "sa" machine, mais d'un anthrax à l'épaule gauche. Source : Wikipédia [8] « Un maçon est obligé, de par sa tenure, d'obéir à la loi morale. S'il entend bien l'Art, il ne sera jamais un athée stupide ni un libertin irréligieux. Si, dans les temps anciens, les maçons étaient obligés, en tous les pays, de suivre la religion de ce pays ou de cette nation, on juge plus commode de nos jours de ne les obliger qu'envers la religion sur laquelle tous les hommes se mettent d'accord, laissant à chacun la liberté de ses opinions personnelles. Cette religion consiste à être hommes de bien et sincères, hommes d'honneur et de probité, quelles que soient les dénominations ou les croyances qui puissent les distinguer. Ce en quoi la maçonnerie devient le Centre de l'Union et le moyen de réunir, par une vraie amitié, des gens qui sans elle seraient à jamais restés étrangers » [9] Loi morale : Au singulier, il s’agit de l’impératif qui interdit à l’homme certains comportements, non pas pour le seul motif que ces comportements seraient sanctionnés par le droit, mais parce qu’ils sont indignes de l’homme. Située bien en amont des lois civiles, la loi morale définit le bien et le mal, en commandant de faire le premier et de rejeter le second. Elle est universelle, immuable et transcende toutes les expressions écrites qui peuvent chercher à l’exprimer (règles déontologiques, avis des divers comités d’éthique, etc.). C’est, pour les juifs et les chrétiens, le registre du Décalogue et, pour beaucoup de nos contemporains, celui des Droits de l’Homme. Source : http://www.portstnicolas.org/spip.php?article981 [10] Fondements de
la Métaphysique des mœurs, Première
section. [11] J. Costilhes [12] Condorcet, philosophe, mathématicien Né à Ribemont (Picardie), le 17 septembre 1743. Mort en prison le 28 mars 1794
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