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Rituel de Saint-Jeand’hiverde la LogeFidélité et Prudence
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Loge Fidélité et Prudence à l’Orient de Genève
Rituel de Saint-Jean d’hiver
OUVERTURE DES TRAVAUX
Les FF\entrent avec un accompagnement musical. Les Off\sont à l'ordre. Une fois les frères en place. Mes Frères prenez séance! Salutations aux FF:. visiteurs, FF:. excusés, communications éventuelles, Agape après la Tenue. Rappel du "Vivat vivat semper vivat" lors des trois vivats. Musique env 2 à 3 minutes avant l'ouverture des travaux. Le Vén :. Mes Frères, le soleil nous annonce midi, soyons prêts à commencer nos travaux. 1 Coup de maillet répété par les Surveillants. A l'ordre, mes Frères. Tous se lèvent à l'ordre d'apprenti. Le Vén :. F\1er Surveillant, êtes vous Maçon ? Le 1er Surv :. V\M\, mes Frères me reconnaissent comme tel. Le Vén :. F\ Expert, quel est le devoir de l'Expert ? L'Exp :. C'est de s'assurer si le Temple est bien couvert. Le Vén :. Je vous invite à remplir ce devoir. L'Exp :. V\M\ le Temple est bien couvert. Le Vén :. Quel est le second devoir de l'Expert ? L'Exp :. C'est de s'assurer qu'il n'y a parmi nous que de loyaux et fidèle Maçons et que tous dans la Loge annonce l'ordre. Le Vén :. Veuillez parcourir les Col\ pour vous en assurer. L'Expert fait son office et, s'il n'y a rien à relever, il répond: L'Exp :. Je tiens pour Maç :. les FF:. ici présents et tout est en bon ordre. Le Vén :. Mes FF :., puisque nous sommes couverts et que tout est en bon ordre, FF :. 1er et 2 ème Surv :. ,veuillez m'aider à éclairer nos Col:. Le Vén :.attends l'arrivée des Surv :. à l'Orient. Le Vén\ transmet la flamme aux Surv\ et chacun allume le cierge en disant: Le Vén :. Que la sagesse préside à la construction de notre édifice. Le 1er Surv :. Que la force l'achève! Le 2ème Surv :. Que la beauté l'orne! Retour à leurs places respective. Coup d'ordre ( maillet ) non répété par les Surveillants. ·· · Le Vén :. Souvenons-nous que nous sommes des Frères et aimons-nous les uns les autres. Qu'en nos coeurs et nos esprits brille la véritable Lumière, source inépuisable de l'amour et de l'idéal. F :.1er Surv :. , où est la place du Vénérable ? Le 1er Surv :. A l'Orient, V\M\ Le Vén :. Pourquoi ? Le 1er Surv :. De même que le soleil se lève à l'Orient pour répandre sa lumière sur le monde, ainsi le Vénérable se trouve à l'Orient parce que son activité et sa sagesse animent la Loge. Le Vén :. Fr\2ème Surv\, où se trouvent les Surveillants ? Le 2ème Surv :. A l'Occident, V\M\, pour exécuter les ordres du Vénérable et diriger les travaux. Le Vén :. Placé à l'Orient par le libre choix de mes Frères, j'ouvre cette loge d'apprenti en vertu des pouvoirs qui m'ont été conférés, au nom de l'Ordre, sous les auspices de la Grande Loge Suisse Alpina selon les anciennes coutumes de la Franc-Maçonnerie. Coup d'ordre ( maillet ) répété trois fois. ( Vén , 1er Surv\et 2ème Surv\) ·· · Le Vén :. Grand Architecte de l'Univers, Puissance éternelle et infinie, source de l'Amour, de la justice et de la Vérité, fais que notre oeuvre repose sur la sagesse, la Force et la beauté et que cette Loge soit toujours la retraite de coeurs unis par les liens de l'Amour fraternel. Honneur à toi, Ordre antique et sacré de la Franc-Maçonnerie. Honneur à ces millier de Frères que tu as su mettre en oeuvre sur toute la surface de la terre et qui travaillent à la construction du Temple symbolique, où régnerons la Charité et la Paix. A moi, mes Frères, Par le signe et par la triple batterie. Trois fois ·· · Le Vén :. Prenez séance mes Frères *** Rituel de Saint-Jean d’hiver
Vén :. L’homme a été créé pour rechercher la Vérité. S’il s’avise de la rechercher en lui-même, elle sera au dehors de lui; si, au contraire, il s’efforce de la trouver au dehors, elle sera en lui. L’Univers n’est que le reflet de ce que l’homme est capable de comprendre par les sens et d’accomplir par la volonté. Ce que les uns considèrent comme sagesse, n’est que folie; inversement, ce qui parait être folie aux autres, est sagesse. La Vérité est semblable à une plante qui pousse sur un terrain rigoureusement plat et se dresse droit vers les cieux, donnant ainsi l’image de l’Equerre. 1er Surv :. Les forces de l’homme se manifestent de manières multiples, celle qui l’élèvent sont des forces altruistes. Les mains ne créent qu’une oeuvre vaine, alors quo le coeur et l’esprit font jaillir des forces libératrices et créatrices, L’homme ne vit totalement et dans la plénitude du bonheur que dans ce qu’il crée et si toutes ses facultés agissent harmonieusement unies. Agissant séparément, ses facultés ne pourront créer que des choses particulières, alors que toute action créatrice est la résultante de la poussée vers l’unité. 2e Surv :. N’est véritablement beau que ce qui rend l’homme heureux, éveille en lui le goût de l’action bienfaisante, le rend apte à exercer la charité. La sociabilité prend ses racines dans l’art, qui ne se manifeste pas dans ce qu’il représente, mais dans les impressions qu’il suscite. Vén. :. L’homme est semblable à un être qui chemine à travers la campagne, tout à tour fertile et stérile. Grâce à ce qu’il a réussi à faire de ses mains, il navigue sur l’océan, se déplace dans l’azur du ciel et progresse dans les entrailles de la terre. Il scrute le monde astral et anime ce qui paraît être immuable. Ainsi, il devient semblable à la divinité, mais son pied est retenu par des chaînes, sa main est paralysée, son esprit est obscurci, son âme est tourmentée. C’est en reconnaissant ses faiblesses que l’homme devient capable de comprendre la voix intérieure qui lui parle, la voix du G :. A :. de l’U :. (musique douce)- Aria de Bach. Le Temple reste sombre) Vén :. oo o Orat :. Mes FF :., l’Art royal nous demande des choses grandes et difficiles. Seuls des hommes vraiment libres, à l’esprit large et au coeur généreux, sont capables de reconnaître où réside leur devoir, puis d’agir avec une confiance inébranlable en l’avenir. Nous vivons une époque difficiles. Bien des va1eurs essentielles à nos yeux, ont été ébranlées. Nous doutons de la pérennité de principes qui semblaient immuables. Notre coeur est agité par la dualité des choses, par l’anxiété du lendemain. Les idées, les paroles, les actes qui découlent de cette situation ne sont pas toujours conformes à l’idéal du Maçon et mettent en danger son oeuvre. Conscients de ce danger, quelques FF :., animés de sentiments hautement maçonniques, vous ont conviés à assister à cette cérémonie d’un caractère inusité. Soucieux de l’avenir de notre vieille Confraternité, animés d’une foi inébranlable en notre destinée, ils nous donnent le courage de nous mettre à l’ouvrage pour que guérissent nos plaies, pour que se calment nos douleurs, pour que s’efface de nos coeurs toute amertume et pour que s’ apaisent nos passions. Nous ne visons pas à étayer des murs branlants, à soutenir des toits prêts à s’effondrer. Nous nous proposons de revenir aux vieilles traditions, de partir de ce qui est la base, la pierre angulaire de l’œuvre de la Franc-maçonnerie. Mes FF.’. ne travaillons pas à l’édification du Temple avec nos seuls outils, équerre, niveau et perpendiculaire, mais aussi avec un esprit jeune, une ardeur toujours renouvelée et un coeur joyeux. Nous ignorons le nom de celui qui a posé la première pierre de notre Temple, nous ignorons où les premières fondations ont été jetées, nous ne savons pas si nos travaux sont conformes au plan du G :. A :. de 1’ U :. Ce que nous savons, c’est que toutes les forces qui ont conçu et développé notre oeuvre émanent de l’homme, qu’elles lui sont innées et qu’elles l’ennoblissent. Par sa folie, l’homme à quelquefois provoqué des drames dont il n’a pu sortir qu’en faisant un retour sur lui- même et en revenant aux principes éternels qui l’élèvent, en extirpant de son coeur toute bassesse. La Franc-maçonnerie cultive l’Amour fraternel, exerce la bienfaisance, agit d’après ce qui est beau, recherche la Vérité, recherche en quoi consiste la Sagesse. Ne nous bornons pas à faire régner l’Amour fraternel, à faire le bien, le beau, le juste. L’Art royal vise à quelque chose, de plus grand, de plus noble: à l’abstraction complète de soi-même, au désintéressement total. Vén :. Nous nous sommes proposés d’assister en commun au lever du jour et de saluer en lui l’éveil à la vie. La Lumière qui va resplendir doit nous trouver purifiés et unis par l’Amour fraternel. Ecartons les doutes nuisibles pouvant faire germer des passions malsaines. Chassons l’amertume, génératrice de peines et de douleurs. Qu’une confiance totale nous anime. Mes FF.. parlez ouvertement, même vous FF :. AA :. que je délivre de la loi du silence. App :. Vénérable Maître, Puisque vous délivrez les apprentis de la loi du silence, je prends la liberté d’exprimer, en toute franchise, ce qui fait l’objet de mon inquiétude et de ma perplexité. En ce moment, je ressens une nette opposition entre l’idéal maçonnique et 1a réalité de tous les jours. Pour prendre le langage que j’entends en loge, je dirais que je ressens une incompatibilité entre ma vie d’initié et ma vie de profane. Pour ce que j’ai pu en juger jusqu’ici, la vie maçonnique repose sur une fraternité appliquée; les tenues auxquelles j’ai assisté m’en ont donné un émouvant témoignage. En revanche, la vie profane se déroule dans un climat de concurrence, presque toujours sans merci, c’est comme cela que je la vis quotidiennement. Si je vous parle d’inquiétude et de perplexité, c’est parce que dans mon état d’âme actuel, je vois mal comment les principes que je suis appelé à cultiver en maçonnerie peuvent avoir d’heureux effets dans ma vie profane. A vouloir cultiver la fraternité, la foi ou la bonté de l’homme, est-ce que je ne risque pas de devenir un doux, un pacifique, un gentil, une proie facile pour les cupides, les rusés, les envieux ou tout simplement les ambitieux et les orgueilleux. Dans une civilisation dynamique, comme la nôtre, où l’ambition et l’orgueil ne sont plus des vices mais des facteurs de réussite, que valent les nobles sentiments que l’on me propose en loge ? L’actualité m’enseigne que la force et la puissance appartiennent à des hommes durs et sévères et non à de mélancoliques rêveurs. Autour de moi je vois réussir ceux qui ont de l’imagination, qui savent donner vie aux idées et aux choses et non pas les contemplatifs. L’histoire me démontre à l’envi que ceux qui l’ont faite et qui l’ont défaite sont ceux qui domptent les autres par la force ou par la séduction. Alors voilà, je suis enclin à penser que vouloir le bien des autres, vouloir la paix dans le monde, vouloir le progrès de l’humanité, c’est poursuivre des chimères... De tout temps, la cupidité et la méchanceté habitent le coeur de l’homme, et parce qu’elles y demeurent, de tout temps la cupidité et la méchanceté animent les peuples. Il vaut mieux ne jamais l’oublier plutôt que d’écarter cette réalité par pure générosité. Vén :. Mon très cher F :., vous avez parlé en homme libre, la Franc-maçonnerie respecte toutes les opinions. Vous avez parlé avec le courage résolu, propre à la jeunesse, nous sommes heureux de constater que vous vous êtes efforcé de brider vos passions, ce qui est le propre d’un disciple de l’Art royal. Mon F. :. Etes-vous conscient que vous ne voyez qu’un seul aspect de la question? Que la vérité n’est pas une, mais qu’elle présente plusieurs faces? Vous êtes semblable au voyageur apercevant au loin une montagne. Il éprouve le besoin d’y monter afin de jouir du panorama que l’on peut avoir du sommet. Il se met en route, mais plus il approche, moins il avance. Des gorges infranchissables, des falaises à pic lui barrent le chemin. D’en haut, des blocs de rochers se détachent et dévalent avec fracas la pente abrupte. Du coup, son courage défaille, 1’ envie d’aller de l’avant lui passe, fatigué et las, il finit par se persuader qu’il savait dès le début que la montagne était inviolable, que c’était folie de vouloir vaincre ses obstacles. Le vrai alpiniste n’agira pas ainsi, la volonté de vaincre les difficultés est plus forte chez lui. Il se dit qu’il est certainement possible d’attaquer la montagne en partant d’une’ autre vallée, d’un côté accessible. Ainsi celui qui rapidement déclare forfait, n’a pas la ténacité nécessaire pour éviter les dangers et pour atteindre le but. 1er Surv :. Mon F.’., vous vous faites une piètre idée de l’homme. Vous ne voyez que le côté matériel, vous ne voyez pas qu’au fond de l’être humain il y a une faculté puissante qui n’attache aucune valeur aux petitesses de la vie quotidienne, mais qui vise à tout ce qui est éternel. Est fou celui qui niera qu’en l’homme habite la bête et que les tendances bestiales sont puissantes. Mais est aveugle celui qui ne voit que cet aspect de l’être. Ce sont souvent ceux qui s’imaginent valoir plus que les autres qui sont offusqués par la conduite de leurs semblables, oubliant leurs propres défauts. Se croyant meilleurs, ils oublient que le rire cristallin d’un enfant est capable d’agir comme un baume sur le coeur d’un malfaiteur et qu’une bonne parole peut mieux soulager un malheureux que l’or et l’argent. La destinée de l’homme ne l’incite pas à méconnaître ou à diminuer ses semblables, mais à les aider, à les conseiller afin de leur éviter de faire des sottises, à les enrichir par l’exemple. Quelle que soit la langue qu’ils parlent, tous les hommes comprennent le langage du coeur. Quelle que soit la rudesse de l’écorce, aucun n’est insensible à la bonté et à la générosité. Il en résulte que la tâche la plus noble de l’homme consiste à se montrer humain, ce qui provoque des sentiments de réciprocité chez les partenaires. La Franc-maçonnerie a pour devoir de développer cette qualité, d’en augmenter les manifestations extérieures, de pratiquer ce que nous appelons le travail sur la pierre brute. Le Franc-maçon est un homme de bonne volonté, libéré des préjugés, indépendant des croyances dogmatiques, sévère envers lui-même, juste dans l’appréciation de ses semblables. En s’efforçant de devenir plus humain, il ne sera pas pour autant supérieur aux autres, mais il agira avec cette liberté d’esprit qui lui permet de prendre des engagements sans y être obligé. Ces engagements ne l’appelleront pas seulement à faire l’aumône, à débiter de belles phrases, ils auront pour but de provoquer des sentiments similaires dans son entourage, agissant ainsi comme une flamme qui communique le feu à tout ce qui l’entoure. 2ème Surv :. Celui qui a reconnu que l’âme humaine est pleine de contradictions, que la naissance, la vie, la mort sont aléatoires, celui-ci comprend que la bonne intention est la disposition d’esprit qui nous enseigne ce qu’est la valeur de la vie, Elle nous conduit sur le chemin de la Vérité, à la compréhension de la vraie Liberté et à l’accomplissement du Devoir. L’Amour de celui qui en est animé ne sera pas limité, il dépassera le stade de la famille et de la nation, pour s’étendre à toute l’humanité. Les hommes, animés de bonne intention, ont besoin du secours du G :. A :. de l’U :., qui ne peut admettre l’Amour de la famille et celui do la nation, en excluant l’Amour de l’humanité. Vén :. La bonne intention, disposition de l’esprit, n’est pas une chimère, elle tient compte des contingences terrestres. Les siècles passent, les hommes passent, l’ouvrage accompli demeure. Il restera là, dans la lumière ou dans l’ombre, et les hommes ne sauraient se soustraire à son influence. L’homme est petit et faible, mais il grandit dans la mesure où grandissent ses sentiments. Gloire au G :. A. :. de l’U :. Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté (De loin parvient le son de la musique — Ode à la Joie — A l’Orient, un F :. à cheveux blancs se lève...) Un F :. à cheveux blanc Permettez-moi Vén :. M :. de vous remercier fraternellement, Vous avez montré la voie de notre Confrérie et son but. En tant qu’ancien Maçon, je vous exprime ma satisfaction. J’ai reconnu le souffle de la jeunesse et le désir, de voir dans nos Ateliers un esprit capable de revigorer l’Ordre. Vén :. M :., j’éprouve le besoin de manifester encore ma confiance on vous transmettant un legs qui m’a été remis il y a quelques années déjà et qui contient un secret que je n’ai jamais réussi à percer, malgré ma bonne volonté, Lors de mes premiers pas en Franc-maçonnerie, un F.. âgé, vénérable et sage, à qui je vouais une respectueuse amitié, me confia ce parchemin jauni et le bijou qui l’accompagne, en me disant: “Mon F :., la vie, telle qu’elle se présente, vous apportera, par l’Art royal, beaucoup de satisfaction, mais elle vous posera aussi des énigmes. Vous appendrez à connaître la faiblesse de l’homme, sa grandeur aussi, Ne confondez pas ces deux aspects, malgré l’opinion du vulgaire. La vraie grandeur réside toujours dans ce qui ne paraît pas l’être et dans ce qui est sans nom, elle est un don qui enrichit celui qui, librement et de plein gré, en fait une obligation.” Le F :. poursuivit “.Maintenant que je suis arrivé au terme de la vie terrestre, je peux dire, en jetant un rapide regard sur l’existence écoulée, que j’ai méconnu ce qui est grand, à moins que je ne l’ai tout simplement ignoré. Ce n’est qu’en reconnaissant ce manque de discernement que je suis arrivé à avoir la paix du coeur.” Il conclut en me disant: “Parmi les énigmes ‘que je n’ai pas réussi à percer, il y a ce rouleau jauni que je veux vous confier. Gardez-le avec soin et soyez persuadé du caractère précieux de l’objet. Quand le rouleau m’a été remis, le vieux donateur m’a engagé à l’ouvrir et à l’étudier, mais à ne briser, l’enveloppe du pendentif que lorsque j’aurai’ bien compris le sens de l’écrit. Comme je n’y suis pas parvenu, je suis obligé de la transmettre, avant ma mort à un F :. jeune et respectable. Il en sera ainsi jusqu’à l’accomplissement de l’heure où le secret sera percé.” Je me suis attelé à l’ouvrage, jamais je n’ai percé le mystère. Il me semble, que sont arrivés le jour et l’heure où se ra trouvée la solution. V :. ‘M :., j’ai hâte de vous remettre fraternellement le legs qui m’a été transmis. (remise du rouleau) Vén :. La grande confiance que vous m’accordez et qui me confond, m’oblige. Je ne sais comment vous remercier. Que ferai-je pour ne pas vous décevoir? Comment arriverai-je à accomplir la tâche à laquelle vous vous êtes consacré pendant des années? Où prendrai-je le courage de réussir, alors qu’il faudrait une grâce toute particulière pour arriver au but? Pourtant, je serais bien ingrat et indigne de votre confiance si je ne m’efforçais sérieusement de répondre à la question posée. Mes FF :., accordez-moi quelque temps pour me consacrer à la réflexion et à la méditation. F :.Orat :. , faites votre devoir. Expliquez aux FF :. le but essentiel de la Franc-maçonnerie, énumérez les forces qui ont donné à nos prédécesseurs la vigueur nécessaire pour travailler à ce qui est bon, vrai et beau, quoiqu’ils aient vécu, tout comme nous, dans une réalité dure et décevante, plutôt qu’en un monde idéal, Veuillez dire aux FF :. qu’il faut rompre les barrières étroites et leur faire comprendre de quelle manière on pourrait rendre à notre vieille et vénérable Institution la jeunesse, par un renouvellement incessant. (Pendant la planche de l’Orat :., augmenter lentement la lumière, SANS TOUTEFOIS LUI DONNER TOUTE L’INTENSITE. — Pendant ce temps, le Vén :., assis derrière son plateau, médite sur le parchemin.) Vén, :. Mes FF.’., dans l’intention de faire revivre le passé, le F :. Orat :. a parlé de la manière de résoudre les questions qui se posent actuellement à la Franc-maçonnerie et de reconnaître le devoir, tel que nous le concevons. Mieux que des applaudissements nourris, nous pouvons exprimer notre gratitude à notre très cher F :. Orat :. en promettant de travailler dans le sens des vieilles Obligations. Les problèmes que se sont à nos pères, sont les mêmes que ceux que nous avons à résoudre aujourd’hui. Pendant la planche du F :. O :. , la nuit profonde a disparu, les lueurs blafardes de l’aube ont fait leur apparition, il fera bientôt jour, Mes FF :. , préparez-vous à recevoir toute la lumière. Auparavant, permettez-moi de vous rendre compte de ce que m’a enseigné le legs transmis par notre sage F.’. Je ne puis vous assurer que l’énigme n’en est plus une. Mon âme tressaille comme si elle avait reçu du G :. A :. de l’U :. un. présent et je crois, mes FF :., être bien près de la vérité. Une sensation puissante et heureuse me somme de ne pas garder pour moi seul ce que je ressens. Le rouleau que vous m’avez remis en toute confiance renferme un poème se rapportant certainement au contenu du pendentif. En voici le texte: Je suis une pierre précieuse Un Joyau ébène et feu A la foi ténèbres et lumière Principe de mort et de vie.’ Je suis une oeuvre, parfaite Si .je puis remplir mon
destin Mais ne serai rien pour celui qui me gardera comme je suis. Je ferai la prospérité du Sage qui me donnera la bonne terre pour demeure et l’eau claire pour
breuvage. Car celui—là aura compris qu’à l’aide de ces éléments Je mourrai dans le tréfonds Pour, revivre sur les
hauteurs. (Pendant la récitation du
poème, le temple devient de plus en plus clair.) Voilà le poème. Il contient
des paroles sages qui de mandent réflexion. Maintenant qu’il fait jour, nous
nous éveillons à Une vie nouvelle, Mes FF :., voici l’heure bénie de la nouvelle
journée. Formons la chaîne d’union, donnons-nous la main pour affirmer notre
volonté de former un tout solide. (Chaîne d’union) Orat,. Tout puissant Architecte de
l’Univers, Tu es la Lumière, la Chaleur,
la Pureté. Tu écartes les ténèbres et tu
présides à la Sagesse. Tu es le Maître de toutes les
forces, de celles qui enchaînent, de celles qui
libèrent. EnToi sont la Justice et ”la
Loi Tu es la Sainte Colère et
l’Amour charitable, De toi émane une beauté resplendissante.
Tu nous as donné la Liberté
et c’est par ta volonté que nous portons des chaînes,
Tu es 1’Eternité et, tu nous
retiens dans les limites du temps et de l’espace. Que ta Volonté soit faite Nous nous présentons à Toi,
G :. A :.de l’U :., en Frères unis et prêts à commencer, selon
les vieilles Traditions maçonniques, l’ouvrage pour lequel nous implorons ta
bénédiction. Que ta Lumière nous éclaire. (En sourdine musique de Bach
ou de Mozart — Le Vén :. ouvre le pendentif et en retire un haricot noir
et rouge qu’il contemple longuement. Quand les derniers accents de la musique
se sont tus...) Vén :. Je
suis une pierre précieuse Un Joyau ébène et feu A la foi ténèbres et lumière Principe de mort et de vie. Ceci est semblable à une
pierre .précieuse, à une perle scintillante jetant des éclats noirs et rouges.
Si, déjà, l’écorce est tellement belle, combien plus précieux doit être ce qu’elle
renferme. C’est un fruit que je no connais pas. Le sublime est toujours sans
nom, il n’y a pas de mots pour l’exprimer, (Prendre le fruit dans le creux
de la main, en le contemplant ) Je suis une oeuvre parfaite Si je puis remplir mon destin
Mais ne serai rien pour
‘celui qui me gardera comme je suis.
j Je ferai la prospérité du Sage qui me donnera la bonne terre pour demeure et l’eau claire pour
breuvage. (Faire tomber le fruit dans une coupe de
cristal remplie d’eau claire,..) Mes FF :., j’ai fait ce
qu’il fallait. J’ai mis le grain anonyme là où il demande à être. Dans l’onde
pure, il gonflera et renaîtra. L’écorce éclatante mourra, le germe se
développera et la vie renaîtra. Mais, ce qu’il adviendra, nul ne le sait, si ce
n’est le G :. A :. de l’U :. Quittons la chaîne d’Union
Mes FF :. Prenez place. (Fin de la musique) Vén :. Enfermé,
posé en énigme pendant des lustres, le germe est libéré, l’obscurité s’est
évanouie. Ainsi vont les hommes, enveloppés d’écorce, engourdis jusqu’à la fin
des temps. Nous autres hommes, nous
sommes a la fois jeunes et vieux. Nous sommes riches de notre
Pauvreté et pauvres en notre richesse. Nous considérons l’écorce
brillante comme une fin, Alors que nous devenons grands par la mort, nous
sommes petits dans la vie. Nous prenons ce qui est
éternel en donnant, nous donnons en prenant, affirmant ainsi la vie. Nous grandissons, poussés par
des forces limpides et pures, Alors que ce qui vient de la
terre n’est qu’accessoire. Nous nous élevons en
oeuvrant, ‘nous dépérissons dans la terre. Souvent nos lèvres ne
s’ouvrent que pour laisser passer de vaines paroles. Nous portons en nous-mêmes la
loi qu’il nous faut achever. . Nous nous élevons en devenant
maîtres de nous-même Voici l’heure d’achever nos travaux.
Le calme de la nuit est derrère nous. Le jour va apparaître et appeler chacun
de nous au travail, Que le jour soit béni si nous nous ‘sommes mis au travail
avec un coeur purifié. Le grain que nous avons
déposé germera, les fleurs et les fruits qu’il produira montreront ce que vaut
la semonce, ce que vaut le jardinier. L’unité engendrera la diversité et la
diversité se retrouvera dans l’unité. Partout où, dans la vie
profane, vous rencontrerez la clarté et la pureté, vous les saluerez comme de
bons et vieux amis. Si vos yeux restent ouverts, vous les découvrirez plus
souvent cachés sous des vêtements de travail que sous des habits somptueux. Là,
òu vous vous trouverez en présence d’un éclat trompeur et d’une apparence
hypocrite, vous vous détournerez, mais jamais vous ne vous inclinerez. Gardez-vous
de jeter des pierres à ce qui ‘est faux et trompeur, une bonne partie serait
renvoyée par la dureté des forces sombres et retomberait sur l’imprudent qui
les aurait lancées. Rappelez-vous que les feuilles sèches de 1’arbre se
détachent d’elles-mêmes, au moment où les bourgeons jeunes et sains
s’emplissent de sève. En vérité, je vous le dis,
notre Confrérie ne vit que par ce qui est vrai, par ce qui est pur. Restons
simples, écartons les apparences, accomplissons notre devoir honnêtement. Tâchons
d’augmenter nos forces vives sur terre et soyons sans crainte devant la
puissance des ténèbres. Que meurt ce qui ne peut
vivre, Que la recherche de la
Vérité, l’exercice de la charité,
l’Amour du G :. A :.de 1’U :. et du prochain Soient notre devise. CLOTURE DES TRAVAUX Quand les travaux sont terminés, le Vèn\ frappe un coup d' ordre répété par les deux Surv\ ( ·· · ) Le Vén
:. F\1er Surv\,
veuillez vous informer si notre travail de ce jour est terminé, demandez si
quelque proposition est faite pour l'avantage de la F\Maç\ en
général ou de cette Loge en particulier. Le 1er Surv
:. Mes FF\
de l'une et de l'autre Col\,
chacun de vous a t'il terminé sa journée et n'avez-vous rien à proposer pour le
bien de la F\Maç\ en
général ou de notre Loge en particulier. Si un F\ demande la parole, on la lui
accorde, sinon le 1er Surv\ annonce: Le 1er Surv
:. V\M\ !
Les FF\des
deux Col\
ont terminé leur journée. Le Vén\ se tourne vers les FF\ situés à l' Orient et fait la
même demande. Le Vén
:. Mes FF\placés
à l'Or\,
chacun de vous a t'il terminé sa journée et n'avez-vous rien à proposer pour le
bien de la F\Maç\ou de
notre Loge en particulier ? Musique éventuellement Si un F\ demande la parole, le Vén\la lui accorde, sinon le Vén\ continu: Le Vén
:. Notre oeuvre n'est cependant pas
encore accomplie; que de misères et de souffrances par delà ce sanctuaire, et
cependant tous ces hommes qui souffrent sont aussi nos FF\! Rendons
témoignage de notre amour du prochain, mes FF:.;
souvenons-nous des pauvres et des affligés. Le Vén :. F:. Aumô:.,
remplissez les devoir de votre charge. Harmonie
- quête Le Vén\ frappe trois
coups répétés par les deux Surv\ ( ·· ·
) Le Vén :. F\2ème
Surv\,
quel est le lien qui nous unit ? Le 2ème
Surv\ V\M\, la
Franc-Maçonnerie. Le Vén\ F\1er
Surv\,
comment s' appelle la Loge ? Le 1er
Surv\ V\M\,
Loge de St.-Jean. Le Vén\ Pourquoi ? Le 2ème Surv\ Parce que St.-Jean-Baptiste et St.-Jean l'
Evangéliste ont été les patrons des anciens Maçons. Le Vén\ Allez-vous plus loin ? Le 2ème Surv\ Saint Jean-Baptiste est le précurseur de la
Lumière; Saint Jean l'Evangéliste, disciple du Maître, est celui qui a rendu
témoignage de la Vérité et qui a été choisi pour transmettre aux hommes
l'Evangile de l'Amour, et il est enfin considéré comme un initié parfait. Le Vén\ F\1er
Surv\, d'
où venez-vous ? Le 1er
Surv\ V\M\, d'
une Loge de St.-Jean. Le Vén\ F\1er
Surv\,
quelle est la signification mystique de ma demande et de votre réponse ? Le 1er Surv\ La première nous incite à méditer l'origine
et le mystère des Choses, la seconde nous fait souvenir que la Maçonnerie bien
entendue nous propose des symboles qui conduisent notre esprit vers le Juste et
le Vrai. Le Vén\ F\2ème
Surv\, d'
où venez-vous ? Le 2ème Surv\ V\M\, je
viens des Ténèbres mais j'ai enfin trouvé la Lumière. Le Vén\ Quelle lumière, mon Frère ? Le 2ème Surv\ Celle qui doit illuminer le coeur de tout
homme venant en ce monde, mais que le monde ne veut point recevoir: c' est la
pur lumière de l'Esprit, de l' Amour
fraternel et de la Charité. Je
l'ai trouvée grâce à mon initiation, et je la garderai dans mon coeur jusqu'à
ma mort. Le Vén\ F\1er
Surv\, où
avez-vous été reçu ? Le 1er
Surv\ V\M\,
dans une Loge juste et parfaite. Le Vén\ Que faut-il pour qu'une Loge soit juste
et parfaite ? Le 1er Surv\ Trois la dirigent, cinq la composent, sept
la rendent juste et parfaite. Le Vén\ F\2ème
Surv\, qui
vous présenté en loge ? Le 2ème
Surv\ Un ami que j'ai reconnu ensuite pour frère. Le Vén\ F 1er Surv\,
comment avez-vous été introduit ? Le 1er Surv\ Par trois grands coups signifiant: Demandez
et vous recevrez. Cherchez et vous trouverez. Frappez et l' on vous ouvrira. Le Vén\ Que représente la Loge ? Le 2ème Surv\ Le Ciel étoilé sous lequel s'élève un Temple
mystérieux réédifié par les Francs-Maçons. Le Vén\ Sur quoi travaillent les apprentis ? Le 1er
Surv\ Sur la pierre brute. Le Vén\ Par quoi un Franc-Maçon doit-il se
distinguer des profanes ? Le 2ème Surv\ Par une façon de penser noble et dépouillée de
préjugés, par une bienfaisance active et éclairée et par une conduite
irréprochable. Le Vén\ Notre
travail est terminé ! Formons la chaîne d'union. Harmonie et invocation INVOCATION Grand Architecte de
l'Univers, source unique du Bien et de la Perfection, de qui nous viennent
toute lumière et toute félicité, que notre esprit s' élève vers toi à la fin de
ces travaux. Que notre âme se libère
de ses passions et au delà des apparences, sache apercevoir la vérité. Que notre Loge prospère
et soit une véritable union de frères. Aimons-nous les uns les
autres et la main dans la main et les coeurs unis, parcourons les chemins de la
vie. Mes FF\, allez donc
en paix. Par ce dernier coup de maillet, je déclare la
fermeture des travaux. A moi, mes FF\, par
le signe et la batterie. Mais
n'exposons pas aux regards des profanes la lumière qui a éclairé nos travaux. Le Vén\ FF 1er et 2ème
Surv\,
veuillez m'assister. Le
Vén\ attends sur les deux Surv\ et vont éteindre les trois
petites Lumières. Le Vén\ Les
Lumières d' ici bas ne sont qu'un pâle reflet de l'éternelle lumière. Le 1er Surv\ Conservons en nos coeurs la clarté de l'
éternelle sagesse. Le 2ème Surv\ Les êtres passent et disparaissent, la vérité
demeure et l'Ordre traverse les temps et les générations. Le Vén\et les deux Surv\ retournent à leurs places. Le Vén\ Mes
FF\ quittez le signe. FF\Exp\et
M\des Cér\,
accomplissez votre devoir.
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