Le symbolisme
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Le Symbolisme

Le texte ci-dessous a été lu le 15 décembre 2005

par l'Orateur de la Loge Fidélité et Prudence  

à des profanes qui cherchaient à s'informer

sur la Franc-maçonnerie.

 

 

La Beauté est belle, je la regarde sans la prendre

Elle me sculpte ses secrets de ... l’intérieur.

Ces quelques paroles sont déjà contemplation qui ne s’acquiert qu’au travers d’une autre approche d’un autre regard. Ne soyons plus ce passant qui passe. Soyons ce passant qui s’arrête, ce passant qui regarde, ce passant qui observe, ce passant qui contemple, avec les couleurs de l’émotion, avec les yeux d’une vie recréée. Contempler veut dire étymologiquement être avec le Temple, c'est-à-dire méditer: sur nous-même, sur notre chemin de vie, sur nos énergies et les énergies, après avoir, préalablement, absorber l’essence des messages symboliques et retirer le bandeau qui nous masquait la Lumière.

Le Symbole

La fleur n’est jamais identique à la fleur, un printemps à un autre printemps, un M :. à un autre M :.., et pourtant chacun entend ce que signifient les mots fleurs, printemps ou M :., car chacun sait qu’ils impliquent un rôle et la force de ce rôle.

Symbolique est la conception qui, dépassant toute interprétation concevable, considère la croix comme l’expression de certain fait encore inconnu et incompréhensible, mystique et transcendant, donc psychologique en premier lieu, qu’il est absolument impossible de représenter plus exactement que par la croix. Tant qu’un symbole est vivant, il est la meilleure expression possible d’un fait; il n’est vivant que tant qu’il est gros de signification. Que cette signification se fasse jour, autrement dit: que l’on découvre l’expression qui formulera le mieux la chose cherchée, inattendue ou pressentie, alors le symbole est mort: il n’a plus qu’une valeur historique. Mais pour qu’il soit vivant, le symbole ne doit pas dépasser l’entendement intellectuel et l’intérêt esthétique, il doit susciter une certaine vie: Seul est vivant le symbole qui, pour le spectateur, est l’expression suprême de ce qui est pressenti, mais non encore reconnu. Il incite alors l’inconscient à la participation: il engendre la vie et stimule son développement. Il fait vibrer en chacun la corde commune, il résonne.

Le symbole peut être comparé à un cristal restituant différemment la lumière selon la facette qui la reçoit. Et l’on peut encore dire qu’il est un être vivant, une parcelle de notre être en mouvement et en transformation. De sorte qu’à le contempler, à le saisir comme objet de méditation, on contemple aussi la propre trajectoire qu’on s’apprête à suivre, on saisit la direction du mouvement dans lequel l’être est emporté.

La sociologie et l’analyse distinguent très justement les symboles morts et les symboles vivants. Ceux-là n’ont plus d’écho dans la conscience, ni individuelle, ni collective, Ils n’appartiennent plus qu’à l’histoire, à la littérature ou à la philosophie. Les mêmes images seront mortes ou vivantes, selon les dispositions du spectateur, selon ses attitudes profondes, selon l’évolution sociale. Elles sont vivantes, si elles déclenchent dans tout son être une vibrante résonance; mortes, si elles ne sont qu’un objet extérieur, limité à ses propres significations objectives. La vitalité du symbole dépend de l’attitude de la conscience et des données de l’inconscient. Elle présuppose une certaine participation au mystère, une certaine connaturalité avec l’invisible; elle les réactive, les intensifie et transforme le spectateur en acteur. Sinon, suivant une expression d’Aragon, les symboles ne sont plus que des mots désaffectés, dont l’ancien contenu a disparu comme d’une église où l’on ne prie plus.

À la longueur du jour et de la nuit, dans son langage, ses gestes ou ses rêves, qu'ils s’en aperçoivent ou non, chacun de nous utilise les symboles. Les symboles donnent un visage aux désirs, ils incitent à telle entreprise, ils modèlent un comportement, ils annoncent succès ou échecs. Leur formation, leur agencement, leur interprétation intéressent de nombreuses disciplines: l’histoire des civilisations et des religions, la linguistique, l’anthropologie culturelle, la critique d’art, la psychologie, la médecine, l’architecture, les sociétés philanthropiques humanistes, etc.

Des travaux récents, et de plus en plus nombreux, éclairent les structures de l'imaginaire et la fonction symbolique de l’imagination. On ne peut méconnaître aujourd’hui ces réalités aussi agissantes. Toutes les sciences de l’homme, comme les arts et toutes les techniques qui en procèdent, rencontrent les symboles sur leur chemin. Elles doivent conjuguer leurs efforts pour déchiffrer les énigmes qu’ils posent; elles s’associent pour mobiliser l’énergie qu’ils détiennent condensée. C’est trop peu dire que nous vivons dans un monde de symboles, pour celui qui s’est voir.., un monde de symboles vit en nous.

Réhabiliter la valeur du symbole, ce n’est en rien professer un subjectivisme esthétique ou dogmatique. Il ne s’agit nullement d’éliminer de l’oeuvre d’art ses éléments intellectuels et ses qualités d’expression directe, non plus que de priver les dogmes et la révélation de leurs bases historiques. Le symbole reste dans l'histoire, il ne supprime pas la réalité, il n’abolit pas le signe. Il leur ajoute une dimension, le relief, la verticalité ; il établit à partir d’eux: fait, objet, signe, des rapports extra rationnels, imaginatifs, entre les niveaux d’existence et entre les mondes cosmique, humain, divin. Il éloigne ce qui est proche, il rapproche ce qui est éloigné, de façon que le sentiment puisse saisir l’un et l’autre.

Le symbole comme catégorie transcendante de la hauteur, du supraterrestre, de l’infini, se révèle à l’homme tout entier, à son intelligence comme à son âme. Le symbolisme est une donnée immédiate de la conscience totale, c’est-à-dire de l’homme qui se découvre comme tel, de l’homme qui prend conscience de sa position dans l’univers; ces découvertes primordiales sont liées de façon si organique à son drame que le même symbole détermine aussi bien l’activité de son subconscient que les plus nobles expressions de la vie spirituelle.

La perception du symbole exclut donc l’attitude du simple spectateur, elle exige une participation d’acteur. Le symbole n’existe qu’au plan du sujet, mais sur la base du plan de l’objet. Attitudes et perceptions subjectives font appel à une expérience sensible et non à une conceptualisation. Le propre du symbole est de rester indéfiniment suggestif chacun y voit ce que sa puissance visuelle lui permet de percevoir. Faute de pénétration, rien n’est perçu.

Sous la diversité de ses formes et de ses interprétations, un symbole compte parmi ses propriétés la constance dans la suggestion d’un rapport entre le symbolisant et le symbolisé : la coupe renversée, en effet, symbolisant le ciel, exprime, non seulement l’analogie apparente d’un même dessin, mais tout ce que le ciel évoque pour l’inconscient, à la fois sécurité, protection, demeure d’êtres supérieurs, source de prospérité et de sagesse, etc. Qu’elle emprunte la forme de la coupole, dans une basilique ou une mosquée, la forme d’une tente chez les nomades, d’un abri bétonné dans une ligne défensive, le rapport symbolique demeure constant entre les deux termes, coupe et ciel, quels que soient les degrés de conscience et les utilités immédiates.

Une autre propriété des symboles est leur interprétation. Aucune cloison étanche ne les sépare : il existe toujours une relation possible de l’un à l’autre. Rien n’est plus étranger à la pensée symbolique que l’exclusivisme des positions ou le principe du tiers exclu. Les contenus symboliques possèdent ce que C.G. Jung appelle une affinité essentielle. Cette affinité réside dans une relation, aux formes et aux fondements innombrables, avec le transcendant, c’est-à-dire dans un dynamisme ascensionnel téléonomique. Dès qu’apparaissent un rapport de degré entre deux images ou deux réalités, une relation hiérarchique quelconque, fondée ou non sur une analyse rationnelle, un symbole est virtuellement constitué.

Les symboles sont toujours pluridimensionnels. Ils expriment en effet des relations terre-ciel, espace-temps, immanent-transcendant, comme la coupe tournée vers le ciel ou vers la terre. C’est une première bipolarité. Il en est une autre: synthèse des contraires, le symbole a une face diurne et une face nocturne. De plus, beaucoup de ces couples ont des analogies entre eux, qui s’expriment aussi en symboles. Ces derniers pourraient être du deuxième degré, comme la niche ou la coupole sur son socle par rapport a la coupe seule. Au lieu de se fonder sur le principe du tiers exclu, comme la logique conceptuelle, la symbolique présuppose au contraire un principe du tiers inclus, c’est-à-dire une complémentarité possible entre les êtres, une solidarité universelle, qui sont perçues dans la réalité concrète du rapport entre deux êtres ou deux groupes d'êtres, entre beaucoup plus de deux... Le symbole, pluridimensionnel, est susceptible d’un nombre infini de dimensions. Celui qui perçoit un rapport symbolique se trouve en position de centre de l’univers. Un symbole n’existe que pour quelqu’un, ou pour une collectivité dont les membres s’identifient, sous un certain aspect, pour constituer un seul centre. Tout l’univers s’articule autour de ce noyau. C’est pourquoi les symboles les plus sacrés pour les uns ne sont que des objets profanes pour les autres: ce qui révèle la profonde diversité de leurs conceptions. La perception d’un symbole, l’épiphanie symbolique, nous situe en effet dans un certain univers spirituel. Aussi ne faut-il jamais séparer les symboles de leur accompagnement existentiel ; ne jamais en retrancher l’aura lumineuse au sein de laquelle ils nous ont révélés, par exemple dans le grand silence des nuits, face au firmament immense, majestueux, envoûtant. Le symbole est lié à une expérience totalisante. On ne peut en saisir la valeur, si l’on ne se transporte pas en esprit dans le milieu global où il vit vraiment.

Les symboles condensent dans le foyer d’une seule image toute une expérience spirituelle ; Ils transcendent les lieux et les temps, les situations individuelles et les circonstances contingentes ;... Ils solidarisent les réalités apparemment les plus hétérogènes, en les rapportant toutes à une même réalité plus profonde qui est leur ultime raison d’être. C’est réalité plus profonde n'est-elle pas le centre spirituel auquel s’identifie, ou dont participe, celui qui perçoit la valeur d’un symbole? C’est par rapport à ce centre, dont la circonférence n’est nulle part, qu’existe le symbole.

L’expression symbolique traduit l’effort de l’homme pour déchiffrer et maîtriser un destin qui lui échappe à travers les obscurités qui l’entourent. C’est le fil d'Ariane qui le guide dans les détours ténébreux du labyrinthe. Puisse-t-il l’inciter à réfléchir et à rêver sur les symboles qui, comme le disait Gaston Bachelard, invitent à rêver sur les rêves, et à découvrir dans ces constellations imaginaires, le désir, la crainte, l’ambition qui donnent à la vie son sens secret.

Qu’en est-il du symbole dans le voyage Franc-maçonnique?

Faut-il considérer le voyage comme étant un concept ou comme étant un symbole? Pour ambiguë qu’elle puisse paraître, la réponse proposée est: si c'est un concept, il peut être exprimé symboliquement. En effet, le Voyage peut être représenté par la spirale, le pavé mosaïque ou encore le labyrinthe. Ces figures ont de plus le mérite de aire découvrir l’aspect géométrique du voyage. Ce qui offre le moyen de pénétrer au cœur du Nombre et de la Forme Créatrice.

Nous sommes tous plus ou moins oblitérés par notre éducation, quelle soie gnostique, athée, religieuse, bigote, ou rationaliste, empêtré d’une philosophie limitée impalpable ou au mesurable, ou au visible concret.

En tout état de cause, il nous est toujours difficile de nous dépouiller mentalement de nos "vases de chair et d’os"  pour y retrouver à l’intérieur, le niveau énergétique essentiel et éternel.

Toutes les traditions archaïques et antiques du monde, l’Ordre F :. M :. en particulier, d écrivent l’homme comme une sorte de Temple vivant. Aussi est-il normal que chacune des « Pierres vivantes » de ce Temple (organes, tissus, cellules, molécules, atomes, particules) soit indubitablement solidaire les unes des autres, comme il en est dans un édifice où chaque élément est solidaire du tout.

La découverte du « Centre Vital » qui est en nous est à la portée de tout humain, fusse-t-il le plus ignare ou le moins instruit. Disons même que parfois, ce sont les « gens simples» qui, non encombrés de théories religieuses fumeuses ou d’idéologies bâtardes, seront à même de saisir tout de cette « Voix intérieure silencieuse ».

Pour toi de nos plus grands mystères

Je dois tirer le voile épais

Qui les cache aux hommes vulgaires

Et nous les conserve parfait;

Ici nous domptons la faiblesse

Qui dégrade l’humanité,

Et le flambeau de la sagesse

Nous conduit à la vérité.

« Ici tout est symbole », nous dit le rituel d’initiation, cette phrase décrit la voie symbolique: « Ici, nous apprenons à regarder la modalité symbolique de tout ce qui existe ». En somme voir dans chaque mot une métaphore.

Le symbolisme ne confond pas la dévotion et le mysticisme, la foi et la confiance, la complaisance et la bienveillance, il apprend à être précis et s’en porte mieux. Le projet lu maçon est défini par ces deux propositions qui, dans tous les rites maçonniques sont souvent répétées: « Chercher et vous trouverez» et « Réunir ce qui est épars ».

Le symbolisme met l’accent sur le savoir subjectif. La voie symbolique est celle de l’introspection conduite par les associations libres, a relié l’Equerre et le Compas indissociablement liés. Ils rappellent les jeux de l’esprit et de la matière. Ils traduisent leur évolution du passage de la matière à l’esprit, avec l’histoire individuelle et collective, et aussi les lois régissant toute chose. Le symbolisme postule que le savoir objectif passe par le savoir subjectif, comme le dit l'aphorisme socratique: «  Connais-toi toi-même et tu connaîtras le monde et les Dieux ».

Les symboles vraiment fondamentaux de la Franc-maçonnerie, empruntés à l'art de bâtir, servent de support à une réalisation psychique et spirituelle. On remarquera: le maillet et le ciseau, la règle graduée, l’équerre et le compas, le niveau et le perpendiculaire, le levier, la truelle, etc. Au symbolisme architectural s’allie l’héritage biblique : le Temple auquel mènent les marches à gravir, n’est autre qu’une représentation symbolique de celui de Salomon.

Vous comprendrez que je ne puis vous dévoiler la signification des symboles qui décorent notre Temple. Je ne vais donc pas tirer le voile épais qui les cache au monde profane, mais je vais toutefois essayer d’aiguiser votre curiosité en vous parlant symboliquement du seuil du Temple, que vous venez de franchir et de son Orient.

Le Seuil

La signification ésotérique du seuil provient de son rôle de passage entre l'extérieur (le profane) et l’intérieur (le sacré). Il symbolise à la fois la séparation et la possibilité d’une alliance, d’une union, d’une réconciliation.

La porte du Temple est désignée sous le nom de « Porte d’Occident », ce qui doit nous faire souvenir que c’est à son seuil que le soleil se couche, c’est-à-dire que la Lumière s’éteint. Au-delà règnent les ténèbres, par conséquent le monde profane. L’ouverture de la porte révèle le seuil. Il ne s’agit parfois, en architecture contemporaine, que d’une ligne virtuelle, mais il peut être marqué par une dalle scellée au sol.

Pour mieux matérialiser ce passage, on symbolisait les seuils, en Egypte ancienne, par une pierre de nature spécifique. Souvent de granit rouge, ce seuil introduisait alors au coeur de l’alchimie. La porte devenait proposition de l'Oeuvre au rouge. Elle permettait d’entrer dans l’incandescence de la transmutation consciente de l’être. S’il en est ainsi, on ne peut franchir le seuil n'importe comment. Il faut être prêt. Il faut connaître son nom. Et, le disant, naître à ce passage.

Orient vient du latin oriens signifiant: qui se lève. Partant de cette proposition, la notion d’Orient est trop souvent limitée à ce point privilégié de l’horizon où le soleil se lève, c’est-à-dire l’est. Mais, dès l’instant où l’on donne à ce point une dénomination particulière, on est amené à ne plus considérer l’Orient mais les Orients, si l’on ne veut pas perdre de vue, par une fixation conventionnelle du regard, l’ensemble de notre environnement.

Dans son acceptation courante, l’expression « les Orients » désigne en fait les points cardinaux. Chacun d’eux a ses caractéristiques. Certaines étant plus particulièrement marquées par des traditions privilégiant tel ou tel Orient, telle ou telle orientation.

Au-delà des orientations spatiales, mieux vaut peut-être considérer la notion d'Orient spirituel et la qualité de Lumière très particulière qu’il propose.

L’orient d’un être humain est ce point imaginaire — et pourtant très réel — vers lequel out son être se projette et voudrait parvenir. Ce point de référence est de portée essentiellement personnelle, mais aussi de portée universelle, en ce sens que, d’une certaine manière, il rejoint un Orient de nature principielle habitant tout être. Car la lumière est en chacun de nous. En prendre spirituellement conscience, c’est être symboliquement présent dans l’Origine. Nous sommes assez loin du simple lever journalier du soleil, même si ce très beau symbole est très représentatif du concept qui nous occupe.

La Lumière n’est pas cette clarté blanche qui illumine les jours, du moins n'est-elle as que cela. Le concept de la vraie Lumière est dans sa pureté matricielle, celle qui est 3ans tache et que l’on peut vraisemblablement rattacher à l’instant de la Création primordiale, voir même celui d’avant la Création.

Mais, de même que nous ne pouvons regarder le soleil en face sans ciller, notre esprit ne peut découvrir la représentation de cette Lumière unique que dans ses multiples diffractions. Il en est un peu comme l’unité que l’on doit apprendre à partir des nombres, des fractions, des rapports, des propositions.

On peut penser que dans cette Lumière, il n’y aurait pas de Création possible. De même que, selon la mythologie, il a fallu de la terre pour créer l’homme, on peut imaginer qu’il a fallu que les ténèbres remplissent aussi leur fonction — à savoir être pleines de « Lumière de cette Lumière » qu’elles n’ont pu arrêter. Cette rencontre Lumières/Ténèbres est une proposition permanente de vie et de son chemin. Aussi faut-il respecter cette apparente dualité. Toutefois, ce faisant, surgit le risque d’oublier la spécification de la Création en son unicité. De même que l’échelle des nombres donne une musique réglée et éternelle, de même l'Orient est un resourcement nécessaire pour ne pas perdre la cause de la Création.

Jean-Claude v. L.

Frère de la Loge Fidélité et Prudence

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